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 the trick is to keep breathing (evan)

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✤ âge : trente ans
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✤ humeur : détruite, elle vient de perdre sa confidente


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MessageSujet: the trick is to keep breathing (evan)   Sam 28 Mar - 21:10

the trick is to keep breathing
© by anaëlle

Le moment le plus dur de la journée ? Oh, ce n’était pas la pitié qu’elle captait dans le regard des autres, lorsqu’ils croisaient le sien. Ce n’était pas non plus l’absence de son petit signe de la main, chaque fois qu’elle passait devant sa maison en faisant son running. Ni son absence tout court, d’ailleurs. Non. Le moment le plus dur de la journée, c’était juste après le réveil, après cette microseconde de plénitude totale pendant laquelle les souvenirs se remettent en place, pour vous frapper de plein fouet. Et à cet instant précis, c’est comme si des centaines de lames vous transperçaient la peau. Cassidy est morte. Les larmes montèrent aux yeux de Maxine alors qu’elle coupait le réveil d’un geste lourd. Durant plusieurs minutes, elle resta là, sans bouger, consciente qu’elle devait impérativement évacuer sa peine avant de sortir. Elle n’avait pas d’autre choix. On comptait sur elle, en cuisine et dans les serres. Max avait une mission, au Bunker, et la perte de sa confidente n’y changeait rien. Elle n’avait pas le droit de baisser les bras, d’abandonner ses compagnons d’infortune. Allez, lève-toi maintenant.

Elle s’essuya les joues et se dirigea dans la salle de bains. Le miroir lui renvoya une image presque plus effrayante que les rôdeurs. Une image qui ne lui ressemblait pas. Ses yeux étaient rougis, marqués par les cernes. Elle était blanche comme une aspirine. On dirait un cadavre. Si elle avait été d’humeur, elle aurait échappé un rire empli de sarcasme. Max ferma les paupières et la voix de Cas s’imposa à son esprit. « Tu sais ce que je fais quand j’ai peur ? » lui avait-elle dit alors qu’elles affrontaient leur premier mort-vivant, à l’aéroport de New York. « Je compte jusqu’à cinq, et pendant ce temps, j’autorise la peur à me submerger, à me dévorer. Puis, dès lors que j’ai fini de compter, je la repousse de toutes mes forces. Et je reprends courage. » Sur le moment, Maxine n’y croyait pas franchement, mais à cours d’idées, elle avait suivi les conseils de sa nouvelle connaissance. Contre toute attente, ça avait fonctionné. Appuyée contre le lavabo, la brunette se dit que si c’était une bonne solution pour combattre la peur, ça devrait l’être aussi pour la douleur. « Un. » Son rire me manque tellement. « Deux. » Je ne serais pas là aujourd’hui si je ne l’avais pas rencontrée. « Trois. » Elle m’a sauvée. « Quatre. » Je voudrais pouvoir la serrer dans mes bras, une dernière fois. « Cinq. » Max ouvrit de nouveau les yeux et observa son reflet. Elle était prête.

La routine reprit ses droits, ou presque. Car depuis la tragédie qui avait touché le Bunker, Max avait cessé de courir le matin. D’ordinaire, Evan l’accompagnait, et toutes deux profitaient de cette heure de sport pour discuter, se changer les idées. La brunette riait beaucoup en sa compagnie. C’était rafraîchissant de côtoyer une personne qui, comme elle, se rendait compte de sa chance et ne s’évertuait pas à se plaindre la moitié de la journée. Seulement, la mort de Cassidy avait changé le comportement de Maxine. Sans vraiment s’en rendre compte, elle s’était renfermée. Car même son frère, avec qui elle partageait un lien très fort, n’arrivait pas à la faire sortir de sa coquille. « Je veux pas de ton aide ni de ta pitié ! Fiche-moi la paix ! » furent ses derniers mots à l’attention de Samuel, alors qu’elle lui claquait la porte de sa chambre au nez, la veille au soir. En ce qui concernait Evan, Maxine lui avait annoncé ne plus vouloir courir : elle se sentait fatiguée et préférait faire l’impasse. Chose que la blondinette avait compris étant donné les circonstances. Sans doute avait-elle aussi compris qu’en réalité, sa compagne de running n’avait simplement plus le cœur à ça. Et si tel était le cas, Evan avait eu la décence de garder sa remarque pour elle, ce que Max avait apprécié. Quoi qu’il en soit désormais, la jeune cuisinière prenait directement sa douche, s’habillait et rejoignait les quelques serres du Bunker en espérant croiser le moins de monde possible.

Justement ce matin, il était presque dix heures lorsqu’un visage familier passa la porte de son espace de travail, où elle était seule. Occupée à ramasser les quelques tomates qui avaient réussi à pousser dernièrement, Max fut surprise et sursauta presque lorsque la voix d’Evan s’éleva dans son dos. Cela faisait six longs jours qu’elles ne s’étaient pas adressé la parole. En fait, depuis que la brunette lui avait dit qu’elle ne courrait plus avec elle, le lendemain de l’attaque. Elle s’était montrée particulièrement douée pour esquiver les autres jusque-là, coupant court au peu de conversations qu’on lui imposait en prétextant un truc à faire, un endroit où on l’attendait… Mais en cet instant précis, Max était coincée, elle le pressentait. L’expression d’Evangeline en disait long sur sa détermination à lui parler. Du coup, l’intéressée s’empressa d’enfiler le plus convaincant de ses masques. « Evan ! Je suis désolée, tu tombes mal, il faut que je retourne immédiatement en cuisine sinon je vais être en retard pour la préparation du déjeuner. » Elle appuya ses mots d’un sourire qui, l’espérait-elle, dissimulerait le mensonge, puis souleva la cagette de tomates dans l’intention de quitter la serre. « On se voit plus tard ? » Elle fit un pas en direction de la sortie, mais une main posée sur son bras l’empêcha de bouger davantage. Cette fois, tu ne t’en tireras pas aussi facilement…

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