AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 (jaïs) la nature humaine pousse à la repentance.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
✤ en ville depuis le : 29/03/2015
✤ post-envoyés : 145
✤ pseudo/prénom : caius, mais mon prénom c'est nico.
✤ célébrité : samuel "sam" claflin.
✤ objets : un fusil de précision chargé avec un silencieux, une boite de balles pour son fusil à moitié pleine, un arc dont il a appris à se servir sur le tas accroché à son dos avec son carquois contenant six flèches, une photo de nate développée avec un polaroid, un couteau de boucher caché dans l'une de ses rangers, une montre cassée ayant appartenu à son père, son chapelet autour du cou, un paquet de marlboro presque plein et un briquet.

sac à dos:
 

✤ crédits : primbird (avatar) caius (signature)

✤ âge : quelle importance ? avant l'épidémie il avait vingt-sept ans, désormais il en a vingt-huit.
✤ statut : un peu trop paumé pour que ce soit compréhensible.
✤ humeur : indescriptible, soulagé, mais apeuré.


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: trois, et tu ne regrettes absolument pas.
✤ nombre de rôdeurs tués: tu ne t'amuses pas à compter.
✤ relations:

MessageSujet: (jaïs) la nature humaine pousse à la repentance.   Lun 6 Avr - 20:36





Je regrette infiniment certaines choses, certains actes que j'ai pu commettre, mais d'autres restent ancrés en moi. Comme des évidences, ce ne sont rien de plus que des pierres jetées dans l'eau, elles resteront tout en bas, incapables de bouger par elles-mêmes.


Parfois tu hurles ton désespoir, enfin pas à proprement parler, tu ne peux pas le faire, sinon, tu serais déjà mort depuis longtemps. Mais disons que tes phalanges sont bleuies à force de frapper dans les murs des maisons que tu fréquentes le temps d'une soirée, jamais la même pour ne pas rester sur place. Tu désespères, tu ne sais plus quoi faire, il faut que tu le retrouves, tu ne sais même pas s'il est là, dans cette ville après tout, il n'a peut-être pas suivis le mouvement. Il est peut-être toujours à Girwood, ou même perdu en Alaska loin de toi. Il te manque, tu n'arrives pas à expliquer pourquoi, mais sa présence rassurante te manque terriblement. En réalité t'as peur qu'il ne s'en soit pas sorti, c'est tellement idiot de penser de la sorte, tu le connais, il est résistant et il n'a peur de rien, mais ce monde est étrange, même en étant très alerte, tout le monde risque de crever d'une minute à l'autre. On ne peut jamais se reposer réellement, toujours la peur, toujours l'angoisse de ne pas voir un nouveau jour se lever. Tu détestes cette sensation, tu l'as en toi pourtant et elle ne veut pas s'en aller. C'est désormais ça la vie, c'est se réveiller tous les matins en te disant que tu as intérêt à profiter un maximum de petits plaisirs parce que tu vas claquer aujourd'hui. Faudrait que tu puisses trouver un intérêt à cette vie de merde, mais c'est vain, partout on l'on regarde, tout n'est que désolation, destruction, mort et sang. Parfois tu te demandes pourquoi tu continues, à quoi ça peut bien servir de se battre dans un monde qui n'en vaut plus la peine. Mais lorsque tu cherches un peu plus loin, tu te rends compte qu'en réalité c'est justement pour cela que tu luttes toujours plus, parce qu'il n'y a plus aucun espoir et que cette petite lueur d'absence manque pour que tout s'illumine. La vérité c'est qu'il n'y a plus de raison pour que tu sois toujours là, la vérité c'est que t'aimerais qu'il y en ait une. Peut-être que si tu le retrouves, tout pourra aller mieux, c'est pour cela qu'en attendant, tu es entrain de te demander si tout vaux la peine. Tout n'est qu'un foutu et éternel recommencement, la vie que les derniers êtres humains vivent ou plutôt tentent de vivre n'est que cela, faire attention, toujours et encore, ne jamais laisser les autres te faire mourir.
Un léger frisson parcours tout ton dos, vient périr à la racine du cuir chevelu. Tu fermes les yeux et tentes de renifler pour les repérer. Les morts avancent, tu le comprends à l'odeur caractéristique de putréfaction de chair anciennement humaine. Tu te dépêches d'accrocher ton carquois dans ton dos et mets ton sac à dos par dessus, tu attrapes ton arc que tu glisses dans la fermeture du sac et prend ton fusil en main afin de t'enfuir le plus vite possible. Tu commences à courir, tes rangers foulent le sol et tes grandes enjambées te permettent de mettre le plus d'espace entre eux et toi, il faut que tu t'éloignes, ce n'est pas encore l'heure d'aller la voir. Même si tu l'as à nouveau abandonnée, tu ne peux pas la laisser totalement, tu sais qu'elle se rend dans les plantations du Bunker tous les jours à quatorze heures. Ta montre ne marche plus, elle est pétée mais tu la gardes symboliquement, c'était un cadeau de ton père avant tout ce merdier, alors tu te repères grâce au soleil dans le ciel. Mais alors que tu t'échappes de la maison, ton pied glisse au sol et tu te ravages la tête sur le marbre. Sonné, tu commences à y voir tout flou, mais le boucan en amène encore un peu plus dehors. La tête dans les vapes, tentant tant bien que mal de te remettre debout, tu constates qu'au moins tu ne t'es pas blessé. Courant à moitié vers le jardin, tu commences à escalader les barrières qui les séparent les uns des autres pour les esquiver. C'est le meilleur moyen.
Enfin hors de danger, tu retires ta chaussure et regarde l'état de ta cheville, elle a légèrement gonflé, mais tu en as vu de pire. Tu la remets avant de changer le couteau de botte pour qu'il puisse soutenir ta cheville quelque peu blessée. Tu n'as pas d’atèle sur toi et aucun moyen d'en fabriquer une. Tu ressers un peu plus tes rangers en mettant le lacet jusqu'en haut, au moins ça fera un maintient en plus. Tu as encore la poignée du couteau qui dépasse, c'est mieux que rien. Alors que tu regardes dans la rue, tu recommences à avoir des idées morbides, assis tout en haut d'un immeuble, tu comprends qu'en réalité tout ça n'est qu'un vaste merdier et que personne n'en sortira vivant de toute manière. Quelle que soit la façon dont on meure, on finira tous par revenir, sauf si l'on se plante un couteau dans la tête ou une balle. Tu ne veux pas finir comme ça, voilà peut-être aussi pourquoi tu continues à survivre. Mais la principale raison c'est lui, tu n'es sorti du Bunker que depuis une semaine, c'est normal de ne pas l'avoir retrouvé, mais si au bout de deux mois, il n'est pas revenu dans ta vie, tu ne sais comment tu réagiras, mais une chose est certaine, pas de la bonne façon. Tu as trouvé un sachet de raisins secs dans la maison tout à l'heure, tu en profite donc pour le manger. Même si tu n'aimes pas ça, c'est toujours mieux que rien, tu les mastiques lentement malgré le goût qui te dégoûte mais au moins ton estomac reçoit l'information que de la nourriture va bientôt arriver et tu seras rassasié même s'il y en a peu. Mais après en avoir mangé la trentaine qui restait, tu commences à avoir des hauts-le-cœur. Mais tu bois un peu d'eau de ta gourde, au moins tu gardes tout à l'intérieur. Tu ranges tes affaires, il va être l'heure d'y aller. Une appréhension te tord l'estomac. C'est la première fois que tu y vas, tu espères ne pas te faire remarquer, et surtout ne pas te faire trouer la peau.
Parce que oui, tu sais que les déserteurs sont mal perçus, d'autant plus que tu possèdes des informations plutôt louches sur le Bunker, pas des choses qui mettraient en danger la sécurité ou autre, mais sur la façon dont c'est géré. Dès qu'un des gardiens te verra, il va te faire la peau, tu le sais, mais malgré tout, tu y vas tout de même. Tu dois avoir des tendances suicidaires Jake. Tu secoues la tête avant de sortir de l'immeuble, tu commences à te mouvoir discrètement dans les jardins, il te faut une bonne heure pour arriver aux alentours du Bunker. Il faut que tu trouves un endroit proche des plantations pour te planquer. Tu te rappelles finalement qu'il y a un buisson assez large pour pouvoir t'abriter. Tu finis par t'y diriger, armé de ton fusil munis d'un silencieux. Tu sais que les munitions manquent, mais tu as bien trop peu confiance en tes talents d'archer, alors vaut mieux se savoir un peu plus en sécurité, même si ça conduit à faire des erreurs. Arrivé sur place, tu te places dans le buisson et attend de voir sa chevelure rousse, il doit être à peu près quatorze heures, il ne te reste plus qu'à patienter désormais. L'un des points positif c'est que cet endroit est à l'extérieur du Bunker, ce qui l'est moins c'est la présence des gardes pour éviter tout évasion ou intrusion. Il te faudra être discret et qu'elle le soit aussi, car si elle te parle, ça pourrait être interprété comme de la trahison. Tu finis par la remarquer, elle arrive. Un petit sourire apparaît sur tes lèvres, un caillou vient trouver la paume de ta main et tu le lances d'un geste ample sur les pieds de Naïs, pour qu'elle voit d'où ça vient. « Naïs, c'est Jake. » Tu le dis d'une voix ni trop forte ni trop basse, juste assez pour que la belle rousse entende d'où tu es et vienne te voir. Il faut que tu lui parles, que tu demandes comment elle va, tu as eu tord de l'abandonner, mais tu sais très bien que tu ne reviendras pas sur ta décision.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thedevilwithin.forumactif.org/t1066-jake-it-s-not-paradis
avatar
✤ en ville depuis le : 20/12/2014
✤ post-envoyés : 167
✤ pseudo/prénom : Vieux frères/Cass(andre).
✤ célébrité : Holland Roden.
✤ objets :
L'ancienne veste de son frère, une vieille photo de famille, une boite de biscuits mouillés, quelques barrettes et vêtements de rechange, un rouge à lèvres humide.

✤ crédits : timeless. (avatar)

✤ âge : Vingt-quatre ans.


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: aucune. naïs, elle n'a pas assez de courage pour se tuer elle-même.
✤ nombre de rôdeurs tués: zéro. même les gens déjà morts, elle est incapable de leur trancher la tête, de leur foutre une balle dans le cerveau. peut-être parce qu'elle se sent déjà un peu morte, elle aussi.
✤ relations:

MessageSujet: Re: (jaïs) la nature humaine pousse à la repentance.   Lun 13 Avr - 12:18

Naïs n’était plus qu’un automate qui, chaque jour, répétait les mêmes gestes et reprenait une routine ennuyante et désespéramment triste. Une éternelle logique s’était installée, comme si elle voulait se persuader que tout ce qu’elle faisait avait un sens. Comme si elle voulait montrer au monde entier –ou du moins ce qu’il en restait- qu’elle n’était pas totalement folle, qu’elle méritait un peu d’attention, un peu de confiance. Un peu de tendresse et d’amour. Ces deux mots lui semblaient terriblement lointains, désormais, et alors qu’elle semblait petit à petit reprendre le dessus sur le chagrin qui la contrôlait, elle se surprenait à regretter le passé, et tous ces moments, bons comme mauvais, qu’elle avait passé dans la peau de cette ancienne rouquine, qui ne semblait plus qu’être un vieux souvenir froissé. Son passait la rattrapait donc. Quelle triste destiné. Condamnée à pleurer la mort de tous ses proches à cause d’une avalanche de morts-vivants, puis à repenser sans arrêt à cette diablesse qu’elle était, avant de radicalement changer pour devenir une faiblarde, une voleuse, une menteuse, qui pourrait avoir quinze ou seize ans peut-être. Et les larmes roulaient sur ses joues rosies, sur son teint blafard, ne prenant jamais quelques minutes de repos. Elle ne semblait pas se rendre compte de toute la faiblesse qu’elle affichait devant le monde entier, et elle ne trouvait même pas la force de s’en vouloir d’agir ainsi. Pour l’instant. C’était comme si tout le monde autour d’elle disparaissait. Comme si elle mourrait, lentement, à moitié. Comme si elle rejoignait son frère, ses parents, le temps d’un instant, tant elle le voulait ardemment. Ce manque cognait contre sa poitrine et elle était constamment sur le point d’exploser, hurlant sa douleur. Et puis, à chaque fois, quelqu’un était là pour elle. Quelqu’un était là pour l’aider, pour la secouer, pour l’engueuler, pour la traiter comme la pauvre fille qu’elle était sans réellement le vouloir. Quelqu’un était là pour la ramener à la réalité, lui remettre les pieds sur terre. L’ombre d’une fausse chaleur qui réchauffait un peu son âme meurtrie, détruite. Mais ça lui faisait tellement de bien. Apaiser cette culpabilité qui la consumait. Remettre un peu d’ordre dans son flux de pensées qui divaguait, constamment, vers les visages qui lui faisaient mal, qui se plantaient dans son cœur comme des poignards. Elle avait tant besoin de ces quelques personnes qui la maintenaient debout, celles pour qui elle devait survivre, parce qu’elle le leur devait bien. Pour qui elle devait rester vivante parce que d’une manière inexplicable, elle sentait que sa présence, aussi pitoyable qu’elle était, semblait apporter encore un peu de courage. Pour Kit, pour River, pour Hunter, pour Jamie. Pour tous ceux qu’elle aimait un peu trop fort, un peu trop dur, pour tous ceux qui représentaient son dernier espoir.
Alors, comme tous les jours, aux alentours de quatorze heures, elle quittait l’infirmerie et elle marchait, longtemps, trop peut-être. Elle marchait jusqu’à en avoir mal au pied et puis elle s’asseyait quelque part, toujours au même endroit, sans jamais se rappeler où elle s’était arrêtée la veille. Sans même faire attention où elle s’installait. Parfois, elle s’endormait et elle restait là quelques heures. D’autres fois, elle ne s’arrêtait que quelques minutes, trop pressée, mais comme une obligation, comme un devoir, elle venait. Parce qu’elle était folle et que sa folie la poussait à d’étranges choses. Naïs était un drôle de paradoxe, une étrangeté à elle toute seule. Comme quoi, sa personne pouvait bel et bien être décrite, après tout, par autre chose que damnée ou perdue ; incompréhensible, bancale. Puis ce n’était pas sa faute, se disait-elle, si elle avait perdu toute sa famille. N’avait-elle pas le droit ‘être malheureuse pour l’éternité si cela lui chantait ? N’avait-elle pas le droit de sombrer, de faillir, de laisser le chagrin la submerger, et choisir ainsi la facilité ? Beaucoup l’avaient fait, et c’était son côté capricieuse d’antan qui semblait refaire surface. Elle était une cause perdue, et au fond, elle avait terriblement envie d’être sauvée, puisqu’elle-même n’arrivait pas à sortir de ce gouffre qu’elle seule avait creusé pour s’y précipiter.
Elle sursauta lorsque quelqu’un lança un caillou à ses pieds. Alarmée, elle releva la tête et regarda autour d’elle, à la recherche de quelqu’un. Elle repéra alors une tête blonde, perdue entre les buissons de l’autre côté des barbelés, et l’ombre d’un sourire se dessina sur ses lèvres asséchées. Elle aurait pu le reconnaitre entre mille, depuis le temps. Jake. Elle n’arrivait pas à lui en vouloir de l’avoir laissée, à nouveau, quelques jours plus tôt, désertant le Bunker pour se lancer dans une éternelle fuite qui le mènerait peut-être à sa perte. Elle savait que quelque chose ne tournait pas rond, ici, et d’ailleurs, elle aussi pensait à se tirer. Mais il lui manquait peut-être le courage, le soutien, la volonté, elle ne savait pas vraiment. Quelque chose semblait s’éveiller en elle, et ça lui faisait tellement peur, devenir quelqu’un d’autre, encore une fois. Comme si elle redoutait de finir encore plus bas, d’être encore pire. Alors elle préférait laisser aller. Se laisser aller. Elle balaya les plantations du regard. Au loin, on apercevait deux gardes qui ne s’intéressaient même pas à elle. Ils n’avaient pas beaucoup de temps, mais c’était toujours mieux que rien. Du bout des doigts, Naïs effleura la main de Jake agrippée au grillage. Elle aurait voulu toucher sa joue, comme pour s’assurer qu’il était bien réel, que ce n’était pas simplement le fruit de son imagination, si elle avait pu, s’il n’était pas si loin. Il semblait avoir changé, un peu. Ses vêtements étaient sales. Mais il était toujours aussi beau qu’avant, il y a une semaine, dix mois, deux ans. Elle se souvenait de tous les moments qu’elle avait passé avec lui, étrangement, comme si sa mémoire cherchait à lui passer un message. Elle l’aimait beaucoup, Jake, et ça lui faisait mal de ne plus l’avoir avec elle. Mais c’était son choix, sa décision. Elle ne lui en voulait pas de ne plus être là. « Tu es blessé… » Murmura-t-elle en baissant le regard sur sa cheville, maintenue par une attelle improvisée. « Je peux t’aider Jake, comme je l’ai déjà fait. Tu n’as qu’à m’attendre ici et je reviendrai avec un bandage ? » C’était une question parce qu’elle ne savait jamais quoi faire. Parce qu’elle avait toujours besoin qu’on lui réponde si oui ou non, elle pouvait. Si elle en avait la force. Puis qu’elle n’était pas capable de savoir. Nouveau sourire. « Pourquoi t’es parti ? » Une voix innocente dénuée de toute méchanceté. Une simple question, banale, qui avait son effet sans réellement le vouloir. Une question qui partait d’une bonne intention.

_________________

me laisse pas devenir un fusil sans cartouches, un cheval sans cavalier, un cavalier à pied, me laisse pas devenir un sprinter sans ligne d'arrivée, un train sans passagers, une dispute qui a mal tourné.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
✤ en ville depuis le : 29/03/2015
✤ post-envoyés : 145
✤ pseudo/prénom : caius, mais mon prénom c'est nico.
✤ célébrité : samuel "sam" claflin.
✤ objets : un fusil de précision chargé avec un silencieux, une boite de balles pour son fusil à moitié pleine, un arc dont il a appris à se servir sur le tas accroché à son dos avec son carquois contenant six flèches, une photo de nate développée avec un polaroid, un couteau de boucher caché dans l'une de ses rangers, une montre cassée ayant appartenu à son père, son chapelet autour du cou, un paquet de marlboro presque plein et un briquet.

sac à dos:
 

✤ crédits : primbird (avatar) caius (signature)

✤ âge : quelle importance ? avant l'épidémie il avait vingt-sept ans, désormais il en a vingt-huit.
✤ statut : un peu trop paumé pour que ce soit compréhensible.
✤ humeur : indescriptible, soulagé, mais apeuré.


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: trois, et tu ne regrettes absolument pas.
✤ nombre de rôdeurs tués: tu ne t'amuses pas à compter.
✤ relations:

MessageSujet: Re: (jaïs) la nature humaine pousse à la repentance.   Lun 20 Avr - 18:46





Je regrette infiniment certaines choses, certains actes que j'ai pu commettre, mais d'autres restent ancrés en moi. Comme des évidences, ce ne sont rien de plus que des pierres jetées dans l'eau, elles resteront tout en bas, incapables de bouger par elles-mêmes.


Pourquoi tu luttes ? Il existe tout un tas de réponses qui peuvent exprimer ton besoin de vivre, ton besoin de tenter de faire quelque chose pour ne périr, ne pas finir comme ces abominations là dehors. Tu le cherches toujours, c'est indéniable, au plus profond de toi, tu ne veux pas qu'il soit parti, tu ne veux pas qu'il soit loin de toi, tu as besoin de sa présence à ses côtés, tous les jours et pour cela, tu hésites même à retourner à Girwood au cas où il n'ait pas suivis le mouvement. Mais tu continues inlassablement tes recherches, cherchant dans toutes les maisons, fouillant tous les lieux importants, les endroits probables où il aurait pu se planquer. Mais tu pourrais continuer longtemps comme ça, parce que si lui aussi il bouge en même temps. Ce serait impossible de le retrouver, malgré tous les efforts que je pourrais fournir, ce serait totalement inutile. La seconde raison de ta lutte perpétuelle, c'est parce qu'ils sont là, autour de vous, et que tu espères un jour trouver un lien, totalement immunisé, un endroit où ils ne sont pas là, et où l'espèce humaine est en paix. Pas comme au Bunker, mais parce que c'est loin d'être le paradis là-bas, t'as bien vu la réalité, c'est la merde, c'est trop... affreux, pas de liberté, pas le droit de faire ce que l'on désire – même dans les limites du raisonnable. Non, voilà pourquoi tu es parti, pour trouver un endroit dans un monde meilleur. Peut-être même que des médecins quelque part dans le monde travaillent à un remède probable ou même à un vaccin. Tu n'es pas scientifique, mais tu sais qu'un remède permet de soigner une maladie alors qu'un vaccin n'est rien d'autre qu'une façon de se protéger.
Mais alors que tu es parti du Bunker pour ne pas vivre dans ce monde si privatif de tant de choses, tu reviens, tu ne retournes pas vivre à l'intérieur, ça non tu ne pourrais pas, tu serais exécuté immédiatement. Tu préférerais te tirer une balle dans la tête tout seul, ce serait pareil de toute manière. Non, si tu es là, c'est pour elle, parce qu'elle te manque et que tu veux prendre de ses nouvelles, parce que tu l'as abandonné une nouvelle fois, tu as fais pareil avec Perle, mais ce n'est pas pareil, tu les as abandonnées toutes les deux, mais Naïs a une place dans ton être que tu n'expliques pas. Puis Perle, tu reviendras la chercher plus tard, tu l'emmèneras avec toi, tu t'enfuiras avec elle, mais pas avant d'avoir retrouvé ton ancien compagnon de route. Tu te planques, faut pas qu'ils te voient, même s'il y a le grillage, ils te tireraient dessus sans aucun ménagement. Tu ne comprends pas vraiment pourquoi ils agissent comme ça, parce qu'après tout, tu ne menaces aucunement cet endroit. Tu te fiches que les autres y aillent ou non, ils se feront leur propre expérience, puis s'ils sont décidés à y aller, ils le feront, malgré tout ce que tu pourrais dire. Tout le monde recherche la sécurité, mais la sécurité n'est pas ce qu'il y parait parfois. Toi tu as compris cela rapidement, c'était évident à voir, pas le droit de sortir quand on le désire, pas le droit de dire ce que l'on veut. Il faut que tu sois là, parce que Naïs n'est pas consciente de tes raisons, elle ne sait pas pourquoi tu es parti, il faut que tu lui dises, que tu la rassures, que tu prennes des nouvelles. Le caillou jeté, son prénom prononcé vers elle. Tu attends qu'elle te remarque, mais rapidement elle se retourne et remarque tu es là.
Elle semble savoir que ce n'est pas sûr pour toi d'être ici, comment le sait-elle ? Les autorités lui ont-ils ordonné de te tuer si jamais tu venais ? Si jamais c'est le cas, tu sais qu'elle ne le fera pas, elle n'en a pas la force et votre relation ne lui permet pas. Vous êtes trop proches pour que cela arrive, mais tu restes sur tes gardes au cas où, de façon à ce que jamais rien ne te surprenne. Tu es toujours sur tes gardes, prêt à dégainer ton couteau au moindre danger ou attraper ton fusil qui est accroché à ton épaule. Elle vérifie que les gardes ne la surveillent pas et se dépêche de me rejoindre. La première chose qu'elle fait c'est de te toucher, d'attraper tes doigts qui sont accrochés au grillage. Vérifier que tu es bien là, que ce n'est pas une hallucination. C'est la réalité, tu es là, tu es venu pour elle, pour lui dire que tout va bien, pour lui expliquer tes raisons. « Tu es blessé… » Ce doit-être son côté infirmière qui ressort, mais tu lui souris rapidement pour lui signifier que ce n'est rien, que tu ne souffres pas tant que cela, tu souffres bien moins à cause de ta cheville que de ton cœur en tout cas. « Je peux t’aider Jake, comme je l’ai déjà fait. Tu n’as qu’à m’attendre ici et je reviendrai avec un bandage ? » Cette fois-ci, tu grimaces, hors de question qu'elle s'en aille, tu te débrouilleras pour arranger les choses, c'est bien plus facile. Elle risque de se faire attraper et si le matériel médical disparaît comme ça, elle sera immédiatement incriminé. Tu secoues la tête négativement en la regardant droit dans les yeux, tu ne veux pas qu'elle risque sa peau pour t'aider alors que tu l'as laissé ici. « Pourquoi t’es parti ? » Et là tu sens qu'elle ne t'en veut pas, elle veut juste comprendre, savoir pourquoi, savoir exactement ce qui t'as trotté dans la tête à ce moment là. Et tu ne te sens pas d'humeur à lui cacher les choses, ça non, tu lui diras tout, tu lui expliqueras clairement les choses, mais avant tout, tu as tes doigts qui caressent les siens, toujours, parce que malgré tout, sa présence te manque.
Tu lui souris doucement en lui donnant l'impression que malgré ton état de fatigue, tes phalanges bleuies, ta cheville amochée et ton cœur en pièce, que tout va bien. C'est vrai non, autant ne pas l'inquiéter pour rien, parce que tu ne veux pas qu'elle s'en fasse pour toi, elle a déjà tellement à gérer, que tu ne sais comment elle fait pour s'en sortir. « Non, ne t'en fais pas, ma cheville va bien, je me la suis juste tordue, et je t'interdis d'aller chercher quoi que ce soit pour moi, ça va. » Tu souris tendrement en la regardant droit dans les yeux. Avant que tout cela ne commence, elle t'a dragué, elle voulait que vous couchiez ensemble, c'était à l'époque où elle était en transition du mode garce au mode infirmière modèle au soin avec les autres. Mais tu as refusé, tu étais déjà en couple avec une femme et tu ne peux pas l'expliquer, mais quelque chose t'en as empêché de lui dire oui. Une force que tu n'expliques toujours pas et que tu es loin d'imaginer en réalité. « Si je suis parti, c'est pour deux raisons, elles sont valables et je suis désolé si ça t'as fais du mal. Pour faire court, je ne me sentais pas en sécurité à l'intérieur du Bunker, trop de règles, pas le droit de sortir quand on le veut, c'est une prison là-dedans... Puis l’événement des rôdeurs et la mort de ces gens... Je me suis rendu compte que ça n'en valait pas la peine. » Tu fermes les paupières rapidement et inspires longuement, tu lui as expliqué ce qui concerne cet endroit de malheur, mais pour le reste, tu ne sais pas comment aborder la chose puisque tu ne la comprends pas. Tu ne sais pas exactement ce qui te pousse à le chercher comme ça, peut-être qu'au final, il est devenu bien plus important pour toi que tu ne le crois, peut-être que tu t'inquiètes juste à son sujet, mais après tout, tu t'en fou non ? Il est là, en toi, et tu veux juste le retrouver, être à nouveau en sa compagnie. Il te manque et tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour combler ce trou que tu as en ta poitrine. Peu importe s'il est mort ou non, tu veux savoir, c'est tout. Tu soupires délicatement avant de continuer ton explication. « La seconde raison, c'est quelqu'un. Après t'avoir laissé avec l'autre groupe non loin de Girwood, j'ai rencontré un homme dans la ville, je l'ai sauvé des rôdeurs et on est devenu compagnons de route, puis j'ai été... enlevé par un groupe d'hommes. Ils me menaçaient de me tuer mais c'est moi qui l'ait fait, sans aucun regret. Puis j'ai été emmené ici par les militaires comme tu le sais, sauf qu'il faut que je le retrouve, je veux retrouver ce garçon... Il me manque et je l'explique pas... » Tu baisses les yeux, honteux d'avoir avoué cela à quelqu'un, parce que c'est dérangeant, toi qui était catholique jusqu'au bout des ongles, tu viens de dire à quelqu'un qu'un garçon te manque. Tu ne sais pas si cela est un signe ou non, après tout tu t'en fou, mais il faut que tu le retrouves, c'est tout ce que tu sais et tout ce que tu as besoin de savoir.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thedevilwithin.forumactif.org/t1066-jake-it-s-not-paradis
avatar
✤ en ville depuis le : 20/12/2014
✤ post-envoyés : 167
✤ pseudo/prénom : Vieux frères/Cass(andre).
✤ célébrité : Holland Roden.
✤ objets :
L'ancienne veste de son frère, une vieille photo de famille, une boite de biscuits mouillés, quelques barrettes et vêtements de rechange, un rouge à lèvres humide.

✤ crédits : timeless. (avatar)

✤ âge : Vingt-quatre ans.


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: aucune. naïs, elle n'a pas assez de courage pour se tuer elle-même.
✤ nombre de rôdeurs tués: zéro. même les gens déjà morts, elle est incapable de leur trancher la tête, de leur foutre une balle dans le cerveau. peut-être parce qu'elle se sent déjà un peu morte, elle aussi.
✤ relations:

MessageSujet: Re: (jaïs) la nature humaine pousse à la repentance.   Jeu 23 Avr - 20:30

Voir Jake en face d’elle, en chair et en os, lui donnait envie de pleurer. Encore. Comme si elle n’avait pas versé assez de larmes depuis le début de cette invasion de morts-vivants. Elle-même ne savait pas vraiment de quel côté du mot se placer. Morte, à sa manière. Hantée par les fantômes de Nick, son frère jumeau, de ses parents, et de tous ces autres qu’elle avait perdu depuis dix mois. De tout ce qu’elle avait perdu sans même se rendre compte de la chance qu’elle avait d’être encore en vie, sans même prendre conscience qu’il lui restait quelques personnes, qui étaient là pour la soutenir, qui étaient là pour elle. Et égoïstement, ce n’était que maintenant qu’elle commençait à le voir. Qu’elle commençait à remuer son cerveau pour remettre ses idées en place, et comprendre que pendant ces dix longs mois, elle s’était reposée sur l’aide qu’on lui apportait généreusement, sans rien donner en retour. Sans montrer le moindre signe de gratitude. Rongée par le poids de son chagrin, consumée par les regrets et les remords. Désormais, c’était une toute nouvelle sorte de culpabilité qui la tourmentait ; la honte, la peur, le déni. Tout ce temps, elle s’était comportée comme une ordure et elle détestait ça. Elle détestait émerger de cette sorte de folie dans laquelle elle s’était enfermée et qui lui avait permis de faire taire certains de ces valeurs humaines que, malgré qu’elle n’ait jamais été l’exemple parfait de vertus dans son ancienne vie, avait adopté, lui étaient apparues comme des évidences. Quelle erreur, quelle imposture.
Alors, elle ne pouvait s’empêcher de se montrer profondément gentille. Concernée. Généreuse. Comme si une partie d’elle cherchait à se racheter de sa propre misère, redorer cette drôle d’image assez pathétique. Les mots lui venaient naturellement. Comme si elle avait toujours été cette fille attentionnée. Comme si elle enterrait véritablement l’ancienne Naïs, l’ancienne pétasse, l’ancienne lycéenne capricieuse qui s’était vue affronter un tournant de sa vie qu’on appelait l’arrivée de l’âge adulte, mais qui avait été (mal)heureusement coupée dans son élan par une arrivée massive de zombies moisis, qui avaient détruit sa misérable vie. Et Jake était là, en face d’elle. Caressant ses petits doigts aussi pâles que tout le reste de son corps. La regardant dans les yeux. C’était à peine si elle pouvait se souvenir qu’à peine quelques années auparavant, elle rêvait de coucher avec ce grand blond charmant, tentant de le séduire par tous les moyens, tandis qu’elle s’était pris le râteau le plus gracieux de toute l’humanité en pleine figure. C’était à peine si elle pouvait se souvenir à quelle point elle était taquine, joueuse, sexy, sensuelle, entreprenante. C’était une image et une facette de sa personnalité tellement lointaines de celles qui avaient pris le dessus, désormais. Jake expliqua qu’il n’avait besoin de rien. Lui ordonna de ne rien faire pour l’aider, sûrement culpabiliser de l’avoir laissée seule, à nouveau. Seule, ou presque. Il lui restait Kit, River. Il lui restait encore quelques personnes, ici, au Bunker. Elle s’en sortirait, comme elle le faisait depuis bientôt un an, sans réellement savoir comment. Elle s’en sortirait, comme toujours. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Elle ne lui en voulait pas, et pourtant, il lui manquait déjà terriblement. Comme si une partie d’elle s’était enfuie. Elle comprenait ses raisons, autant que ses excuses. Définitivement, Naïs ne pouvait absolument pas lui en vouloir, étant donné qu’au fond d’elle, elle partageait son avis, notamment par rapport au Bunker. Un trou à rats, pensait-elle secrètement. Un pauvre trou à rats où nous sommes prisonniers, enfermés, surveillés, comme des bêtes en cage, jusqu’à ce qu’ils sortent les chats qui viendront nous dévorer.
Elle s’assit en tailleur sur le sol lorsque Jake évoqua ce mystérieux garçon dont il n’avait jamais parlé auparavant. Naïs n’était même pas au courant que son ami avait un plus léger penchant pour les hommes, lui qui, à l’époque où elle l’avait repéré pour sa carrure athlétique, ses cheveux d’or et ses yeux marins, était casé avec une autre fille, une autre femme. Et pourtant, elle trouvait presque cela d’autant plus romantique. D’autant plus tragique. A nouveau, elle avait envie de pleurer, pour Jake cette fois-ci. Parce qu’il était malheureux, et qu’elle ne lui souhaitait que le bonheur, la chance, l’amitié, l’amour aussi. Qu’elle lui souhaitait de retrouver son âme-sœur. Celui qui alimentait son chagrin tout comme son espoir. Parce que c’était beau, son histoire, ses sentiments purs, comme un diamant qu’il ne restait plus qu’à polir. Ou pas, justement. Pour garder la fougue, la passion. Pour qu’il ne cesse jamais d’espérer, pour qu’il fasse de cette idylle une éternité de joie, ou une éternité de tristesse. L’amour à double-tranchants, lançant des poignards qui meurtrissaient son cœur et son âme. Mais qui, une fois retirés, l’empliraient d’une béatitude suprême. D’une divine satisfaction. Elle le regardait avec ses yeux de petite fille qui croyait encore au prince charmant. Peut-être qu’elle l’attendait, elle aussi. « Tu aimes un garçon ? » Demanda-t-elle en souriant, comme si on venait de lui annoncer la naissance d’un bébé ou un mariage. Il n’avait pas vraiment précisé qu’il était amoureux de cet homme, et pourtant, cela sonnait comme une évidence. « Tu le retrouveras, j’en suis certaine. Je t’aiderai si tu veux ! Je le rencontrerai et on se trouvera un endroit sûr où on sera sain et sauf. On sera comme une famille, et on se promènera au coucher du soleil. Au bord de la plage, ça serait bien, non ? Avec Kit, naturellement ! Et… » Jamie. Hunter. Sawyer. Tous ces autres qui lui manquaient terriblement, à l’extérieur. Tous ces autres qui représentaient tout ce qui lui restait, et dont elle n’était même pas sûre que l’attachement était réciproque. Tous ces autres qui n’en avaient certainement rien à faire d’elle. Elle avait envie de sortir de ce merdier, s’échapper de cette bulle où elle manquait d’oxygène. Elle voulait retrouver une certaine liberté même si cela constituait une vie constamment en danger et semée d’embuches. N’était-elle pas un peu morte, à sa manière, depuis dix mois déjà ? « Faut que je sorte de là Jake, je sais pas comment faire… Avec Kit on te rejoindra c’est promis, il nous faut juste un peu de temps et d’organisation et… Et s’ils nous voient, s’ils nous attrapent ? On est foutues ici ! » Elle lui attrapa la main à travers le grillage, la serra beaucoup trop fort et murmura très doucement. « J’ai peur » Constamment.

_________________

me laisse pas devenir un fusil sans cartouches, un cheval sans cavalier, un cavalier à pied, me laisse pas devenir un sprinter sans ligne d'arrivée, un train sans passagers, une dispute qui a mal tourné.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
✤ en ville depuis le : 29/03/2015
✤ post-envoyés : 145
✤ pseudo/prénom : caius, mais mon prénom c'est nico.
✤ célébrité : samuel "sam" claflin.
✤ objets : un fusil de précision chargé avec un silencieux, une boite de balles pour son fusil à moitié pleine, un arc dont il a appris à se servir sur le tas accroché à son dos avec son carquois contenant six flèches, une photo de nate développée avec un polaroid, un couteau de boucher caché dans l'une de ses rangers, une montre cassée ayant appartenu à son père, son chapelet autour du cou, un paquet de marlboro presque plein et un briquet.

sac à dos:
 

✤ crédits : primbird (avatar) caius (signature)

✤ âge : quelle importance ? avant l'épidémie il avait vingt-sept ans, désormais il en a vingt-huit.
✤ statut : un peu trop paumé pour que ce soit compréhensible.
✤ humeur : indescriptible, soulagé, mais apeuré.


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: trois, et tu ne regrettes absolument pas.
✤ nombre de rôdeurs tués: tu ne t'amuses pas à compter.
✤ relations:

MessageSujet: Re: (jaïs) la nature humaine pousse à la repentance.   Sam 25 Avr - 15:17





Je regrette infiniment certaines choses, certains actes que j'ai pu commettre, mais d'autres restent ancrés en moi. Comme des évidences, ce ne sont rien de plus que des pierres jetées dans l'eau, elles resteront tout en bas, incapables de bouger par elles-mêmes.


Tu n'es pas habitué à raconter ce que tu penses. Tu es réservé, tu as peur, toujours, peur que les autres sachent ce que tu es et aient un impact sur toi. On peut te manipuler comme ça, on peut te faire faire ce qu'ils désirent. Non, tu ne veux pas de cela, mais tu sais néanmoins que tu peux faire confiance à certaines personnes, parce que tu les connais d'avant tout cela, même si tout cette merde ambulante change les gens. Toi tu as changé, tu n'es plus le même, tu es devenu quelqu'un d'autre. Parce que tout ce qui t'es arrivé, a fait que c'était bien plus compliqué de vivre maintenant. Tu ne fais plus que survivre, toujours et encore. Et cette douleur est réellement atroce, elle est là, toujours dans ton cœur et elle te torture tous les jours. Tu as peur, c'est ça la réalité. Il faut que tu t'en sortes, il le faut, tu ne veux pas finir comme eux, dehors, à marcher avec aucun autre but que de trouver de la nourriture. Un être humain à te mettre dans l'estomac. Non tu ne peux pas, c'est impossible. Il ne le faut pas, il y a encore des choses pour lesquels on doit se battre. Tu veux te battre, parce qu'il y a des gens encore qui méritent que l'on leur porte attention. Il n'y a rien de plus important maintenant, si tu étais réellement seul, jamais tu n'agirais comme ça, tu serais là, avec un flingue posé sur l'une de tes tempes pour te faire sauter la cervelle.
Mais tu lui as dit, que tu as tué des gens, parce qu'ils t'avaient enlevé, parce qu'ils voulaient te descendre pour ce que tu avais dans tes affaires. Tu lui as aussi dit que tu détestais le Bunker pour cette fausse sécurité qu'il apportait, pour ces rôdeurs qui ont été lâché dans son enceinte et le mot détestable qu'ils avaient sur leurs dos et qui formaient une phrase que tu aurais préféré ne jamais voir. Tu lui as expliqué aussi que si tu étais parti à nouveau c'était avant tout pour ce garçon que tu veux absolument retrouver, parce qu'il te manque et que tu ne comprends pas ce que tu ressens pour lui. Tu as peur, c'est tout. Et la peur pousse les gens à faire des choses atroces. Tu en fais partis, c'était bien trop compliqué à gérer à force. Tu ne peux plus et tu as laissé tes amis ici, tu les as abandonné une fois de plus, tout ça pour quoi ? Pour crever la dalle dehors ? Pour tenter de retrouver quelqu'un alors que tu ne sais même pas s'il t'a suivis ou s'il est bien trop loin de toi ? Mais tu es idiot Jake, tu n'arrêtes pas de te le dire. C'est trop compliqué d'essayer d'être quelqu'un. Mais nique sa mère bordel, tu n'y arrives plus. Tu ne veux plus vivre comme ça, il faut que tu le retrouves, il faut que tu fasses demi-tour, tu veux être à ses côtés, ou tu veux voir réellement s'il est mort ou pas, histoire de tenter d'oublier les choses, d'avancer à nouveau ou alors alors en en finissant une bonne fois pour toute. Plus de souffrance, plus de peine, plus jamais à se soucier si demain tu vas finir par crever.
Et les révélations que tu lui as faites ont l'air de l'intriguer, de lui redonner de l'espoir et en même temps de l'abattre un peu plus. Tu ne sais plus quoi faire, c'est la réalité, tu as peur, c'est tout, rien de plus ne compte désormais, à part cette peur omniprésente. Tu la regardes plongée dans ses pensées, admirant son doux visage ravagé par la fatigue et les horreurs qu'elle a vécu. Tu ne veux pas la priver de ce moment, tu veux qu'elle réfléchisse qu'elle sache quoi penser de tout cela. « Tu aimes un garçon ? » C'est donc cela sa seule réaction ? Tu ne sais même pas si tu l'aimes, tu ne veux pas savoir. Tu ne veux pas et tu ne voudras jamais, parce que c'est trop compliqué. Tu ne sais pas quoi en penser. Parce que c'est mal, parce que ton dieu ne voudra pas que cela existe. Puis Dieu, à quoi sert-il dans ce monde ? Tu ne veux plus y croire. « Tu le retrouveras, j’en suis certaine. Je t’aiderai si tu veux ! Je le rencontrerai et on se trouvera un endroit sûr où on sera sain et sauf. On sera comme une famille, et on se promènera au coucher du soleil. Au bord de la plage, ça serait bien, non ? Avec Kit, naturellement ! Et… » Et quoi ? Il y a trop de personnes qui ont besoin de cela, qui veulent survivre, parce que c'est ça désormais, la survie, et rien de plus, l'amour n'a plus sa place dans ce monde, parce que c'est trop compliqué à gérer. Tout le temps être sur ses gardes à faire attention à la personne qui compte le plus à nos yeux. Mais qui compte le plus à tes yeux bon sang ? La seule réponse envisageable, c'est lui, personne d'autre. Et savoir cela te plonge un peu plus dans la peur de l'avoir perdu pour toujours. Tout ça à cause de la cupidité d'hommes. Qui ont finit par périr sous tes coups. Puis c'est la terreur qui tire les traits de ton amie, elle a l'air d'avoir vu un fantôme, tu crains qu'il n'y en ai un derrière toi. « Faut que je sorte de là Jake, je sais pas comment faire… Avec Kit on te rejoindra c’est promis, il nous faut juste un peu de temps et d’organisation et… Et s’ils nous voient, s’ils nous attrapent ? On est foutues ici ! » Tu as vécu la même chose, c'était atroce, ne pas savoir quoi faire. Puis tu as pris une décision, tu ne savais pas si c'était la bonne ou pas, mais tu as fais ce qui te semblait le plus cohérent, tu as mis les voiles, profitant d'un moment de calme pour te barrer. Peut-être même que tu pourrais les aider, faire sortir Perle de ce trou à rats. Tu sens ses doigts venir se serrer fort autour des siens. « J’ai peur.. » Toi aussi, et faire croire que ce n'est pas le cas, se serait mentir. Tu en serais incapable de toute manière, tu ne pourrais pas, parce que le mensonge est un des pêchés que tu rejettes le plus au monde, tu ne veux pas mentir jamais, ça ne fait qu'apporter des ennuis de plus.
Tu finis par ouvrir la bouche pour tenter de la rassurer, mais ce serait inutile, on ne peut pas la rassurer, personne ne le peut, pas même toi qui a toujours été là pour elle. Parce que toi même tu as la trouille, toi même c'est trop le bordel dans ta tête, dans ton cœur. Tu attrapes rapidement ses doigts qui tu serres à nouveau pour lui dire que tu as peur aussi, sans le lui dire à vive voix. « Je serais là, si tu veux fuir, je serais là, je ferais en sorte de vous aider à partir, je ferais tout ce qu'il faudra pour cela, mais il faut que tu en sois sûre avant, ne prend pas cette décision à la légère... Ils sont... » Ils sont abominables à l'intérieur, depuis que tu as fuis, tu sais pertinemment qu'ils te pourchassent, qu'ils veulent te tuer. Ils essayent depuis plus d'une semaine et tu arrives à chaque fois à t'échapper, c'est ça désormais. Fuir les rôdeurs et les humains, mais à quoi ça rime ? Tu ne veux pas de tout cela. « Ils me pourchassent, parce que je sais ce qu'il y a là-dedans. Ils veulent ma peau et ils finiront par l'avoir, j'ai peur aussi... » Tu lui as dis. Et désormais une larme unique roule sur ta joue et creuse un sillon sur la crasse qui macule ton visage. Tu finis par l'essuyer avec tes doigts qui sont encore plus sales que ton visage, plein de sang, de terre et de reste de rôdeurs que tu as tué avec ta lame. Tu n'as pas eu le temps de te laver, parce que tu est toujours en cavale. Tu fermes les yeux et inspire longuement avant de les rouvrir pour la regarder. « Mon père, Henri Grimes, dirait quoi s'il me voyait comme ça ? Son fils qui ne sait même pas s'il aime un garçon ou pas et qui abandonne ses amis ? » Tu ne sais pas, tu secoues le visage et lâches sa main avant de te passer les siennes sur la face. Parce que c'est trop compliqué, tu n'y arrives plus et là, tu es entrain de craquer, parce qu'après tout, malgré tout ce que tu as pu faire, tu es humain, et tu le restes alors que tu as fait des choses dont tu n'es pas fier et qui sont condamnables aux yeux de la chrétienté.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thedevilwithin.forumactif.org/t1066-jake-it-s-not-paradis
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: (jaïs) la nature humaine pousse à la repentance.   

Revenir en haut Aller en bas
 

(jaïs) la nature humaine pousse à la repentance.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» HOPKINS, ABEL ▬ Il ne faut jamais sous estimer le caractère prévisible de la bêtise humaine.
» Crise haitienne : Trouver le coupable ? Le pdt, PM, leaders ou Minustah!
» [FB]La nature humaine est menacée !
» Geoffrey — Au plus bas des tréfonds de la nature humaine
» SUJET TERMINE - Bombe Humaine - Caractère explosif? [Eris]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: juneau :: the plantations-