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 appearances are surely deceiving ✕ [Bobby Elliot]

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MessageSujet: appearances are surely deceiving ✕ [Bobby Elliot]    Ven 10 Avr - 18:32




APPEARANCES ARE SURELY DECEIVING [feat. Bobby Elliot]
11.23 PM - BUNKER, ALASKA




Gribouillages. Des dessins. Des calculs. De nouveau, ma main qui esquisse des plans. Ma tête qui s’écrase contre le mur en béton. Il fait sombre – un mal de tête m’assiège mieux que quiconque, victime de ma paranoïa. Producteur de mes propres démons. Prisonnier, ici, mais libre pourtant.

Mes lèvres s’ouvrent et une parcelle d’humanité en sort : un soupir, discret, et pourtant révélateur d’une peur grandissante, d’un essoufflement à ce manège. Surtout chez moi. Un « éclaireur ». On m’avait fait ça. On m’avait emmené ici. Une frontière infranchissable. J’y sortais pourtant souvent. J’y arrivais. Je recrutais très peu. Je n’utilisais pas d’armes. J’utilisais quelque chose de plus dangereux.

Je me rapprochais d’Anderson. Elle m’avait parlé des cellules, de la population générale. Elle me prenait pour un type antipathique. Apathique. Abject. Je l’étais sûrement. Ou je le paraissais.

C’était peut-être ça, l’important. That I looked the part. That I was the bastard I was.


[…]


Citation :
“A lie that is half-truth is the darkest of all lies.”
― Alfred Tennyson




Appuyé contre une installation extérieure, je prenais les mesures des clôtures extérieures alors que la garde était en train de changer. Que les armes s’échangeaient. Que les minutes s’écoulaient, sur ma montre. Que, après trois minutes et quarante-trois secondes, la ronde était de nouveau reprise, avec moins d’effectifs.  The part I was playing? Officiel officieux. Éclaireur suffisamment doué, presque collaborateur. Pas assez doué avec les armes, pas assez opiniâtre. Inoffensif. Pratique. Presque. Un reflet pâle d’un homme, sans courage – sans passé, sans attaches. Un homme sans rien. Une silhouette qui s’insinue, le soir. Salace rôdeur. You only need to lie better when you're being lied to.

On faisait confiance plus rapidement à quelqu’un qui était sur ces gardes que quelqu’un qui voulait le bien. C’était ça, la réalité, sans doute. Le processus cognitif d’Anderson était décevant, mais concevable, contenus des circonstances et de ses plans prévus, que je ne connaissais qu’au tiers. L’humain était pire que la moitié d’humain, la carcasse humaine, la moitié sans conscience, the unthinking,  the walker, the unmoral, the inhuman.

Who needed something when they lost everything? Un bruit. Des pas de trop. J'entends un son presque métallique, un cognement. Ou le bruit d'une arme. Pas celui d'un rôdeur, ça j'y suis habitué. Je me pose, me repositionne. Je reste à l'extérieur, ferme mon carnet. Quelqu'un est ici, un peu trop tard. En premier, je crois que c'est un soldat, je ne vois pas bien. Je pense que je vais m'esquiver, inventer quelque chose, un objet d'oublié, une discussion avec un officier. Puis j'aperçois ce regard dans le noir, animé, curieux. Une jubilation intérieure? Un empressement dans ses pas qui s'approchent. Elle n'a pas le droit d'être ici. Moi non plus. Mais entre elle et moi, à qui fait-on le plus confiance? Si j'ai oublié de mieux me cacher, elle aussi a oublié que les secrets se gardaient dans le noir. Pas autrement. Pas en venant ici.

La mâchoire serrée. Elle me parle, me salue, me menace. Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'elle cherche. Je sais qu'elle redoute le bunker. Peut-être autant qe moi. Avant de continuer, je lui lance brièvement, le ton sec: "Follow me." (Avant qu'un soldat nous voit, ce qui n'était pas à notre avantage mutuel.)    


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MessageSujet: Re: appearances are surely deceiving ✕ [Bobby Elliot]    Ven 10 Avr - 23:11

Look around you, we're all liars here
james & bobby
She's just wandering. Like a lost soul.

C’est une errance interminable. Il y a le travail, et le sommeil brouillé par des cauchemars. Le reste n’est qu’un grand vide, un long monologue intérieur criblé de silence. Mais un jour, un élément du décor pique son intérêt, chose qui n’est pas arrivé depuis des semaines. Il prend la forme d’un homme, un éclaireur. Il gribouille, arrache, écrit, tellement absorbé par son ouvrage que tout autour ne parait être que néant. Bobby détourne vite le regard, et retourne à son désert stérile, avec la très nette impression que cet éclaireur n’est pas seulement en train d’écrire des poèmes.


(…)

La foule. Devant le réfectoire, c’est un attroupement incohérent qui prend place, dans les rires et la bonne humeur. Ils ont oublié. Oublié qu’il y a de cela quelques semaines, douze d’entre eux sont tombés. Bobby n’oublie pas. Elle n’oubliera certainement jamais. Son seul désir est de quitter cet endroit. Mourir dehors en vaut la peine, plutôt que d’étouffer ici dans l’hypocrisie ambiante.

Alors au moment de rejoindre les autres et de se mêler à l’amas de survivants, elle tourne les talons et se mêle à la nuit. C’est l’instant rêvé pour réfléchir, ou pour s’abandonner, mettant de côté un instant le personnage qu’elle doit jouer chaque jour pour ne pas passer pour une folle furieuse. C’est peut-être ce qu’elle est, au fond. Elle s’éloigne de plus en plus de ce qu’elle était au début de l’apocalypse. Au rythme des changements de décor, elle a perdu morceau par morceau le peu d’elle-même qu’elle était parvenue à conserver d’avant son amnésie. Son caractère resté relativement inchangé après le choc qu’elle a reçu à la tête se métamorphose à mesure que le temps passe. Colder and colder.

Un instant, elle va se poster devant les fortifications du Bunker, contemplant cette muraille infranchissable qu’elle rêve de surmonter. Deux gardes se tiennent devant l’entrée principale, comme des loups protégeant leur tanière. Lorsque l’un d’eux lève les yeux vers elle, elle le défie un instant du regard, puis de nouveau, elle se retourne et s’en va. C’est comme si elle était à la recherche d’un endroit sans parvenir à le trouver. De nouveau en mouvement, elle passe une main sur son ventre s’arrondissant au fil des jours. Son corps et son esprit réalise enfin qu’elle est enceinte. Elle a une chose à l’intérieur d’elle, une chose peut-être là depuis des mois. A pregnancy denial in the freaking zombie apocalypse. Brilliant.

Puis soudain, c’est comme la dernière fois. Elle reconnait la silhouette de l’éclaireur dans la pénombre. Et elle est attirée, comme un insecte par la lumière, et ne peut s’empêcher de le suivre. Le cœur battant, elle s’acharne dans sa quête de vérité. Cette dernière la mènera certainement au plus bas, mais peu importe. What else can she possibly lose? Everything’s gone. Elle avance alors silencieusement, et sa filature l'emmène dans les cellules, un endroit teinté de mauvais souvenirs. Caleb. Elle chasse cette pensée aussi rapidement qu'elle est arrivée. Elle ne devrait pas être là, et d'après les règles, lui non plus. Well, fuck the rules. “ What the hell are you doing here? ” se décide t-elle enfin à dire, lorsque l'air miteux de l'endroit finit par trop lui monter à la tête.

Elle tente au mieux de garder son calme, mais elle est profondément effrayée. La situation et la nuit qui imprègne chaque parcelle de l'endroit la perturbe. Il lui dit de le suivre, et pour quelques pas, c'est ce qu'elle fait, avant de s'arrêter net. Où l’emmène-t-il? “I saw you the other day.” dit-elle, pour annoncer la couleur. “You’re up to something. And now I know it.” Elle ne sait pas à quoi tout cela sert. Elle ne sait même pas ce qu’elle essaie de prouver. De quoi peut-il avoir peur, lui ? Certainement pas d’elle. Bobby le défie. Ils ont tout les deux beaucoup à jouer. La seule question qui demeure est s'il va rentrer dans son jeu ou non.

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MessageSujet: Re: appearances are surely deceiving ✕ [Bobby Elliot]    Sam 11 Avr - 2:30

Citation :
“In time we hate that which we often fear.”
― William Shakespeare, Antony and Cleopatra


S’il semblait imprudent d’être ici, je me demandais si elle avait moindrement pensé aux conséquences de sa venue ici. Une pensée, un éclair. Elle savait. Je me ravise, alors qu’elle s’approche. Non. Elle me prend pour un con égocentrique, un mauvais. Je ne déniais pas me comporter de la sorte. Au contraire.

Les gens ne font pas attention, ici. Ils ont la mémoire courte. Elle note mentalement. Elle se perd mentalement. Je le fais sur papier à présent. J’aligne les pièces d’un puzzle tranquillement. Jouer au jeu devient nécessaire : les soldats en ligne, la dame en danger. Puis, l’échec et mat. Oui, c’est nécessaire.

Nous nous connaissons seulement parce que nous nous méfions. De l’autre, du bunker – ça revient peut-être au même, pour elle.  Je l’amène plus loin – empathique à la bombe qu’elle tient dans le creux de ses reins. Her child. Son regard. Elle a vu le carnet. Il est dans la poche de mon manteau. J’ai mon crayon dans ma main gauche. Je me redresse quand elle me voit. Problème à sa solution ou solution à son problème? Elle ne sait pas qui je suis. Je me demande ce qui la pousse plus loin (ou plus près) réellement. Un désir curieux ou sinon, une envie d’un rêve, d’une sortie, d’un changement. D’une vérité.

Elle avait oublié que pour livrer des secrets, cela devait rester confidentiel. On ne devait pas poser de questions. On devait écouter, plutôt. C’était ça, se confier. Les murs de béton, sa voix qui résonne. “What the hell are you doing here? ” Sans trop lui laisser de temps de réagir plus qu’il ne le faut, je lui ordonne de me suivre. Elle obtempère. Puis s’arrête. Elle me menace, presque. Mes lèvres s’étirent, doucement. Je lui lance un bref regard. Ma voix est douce, amère. "They have enough munitions to kill both of us. I suggest you stop talking." Je pointe vers l’extérieur à un des deux gardes armés. Perhaps easier said when being part of the militia. Oh, well, fuck.

Never underestimate anyone. A man with a gun, a woman with a child, or worse, someone with nothing to lose. “I wonder what you know. We can talk. Play – I don’t like to be gambled on." .Diplomate, suffisament menaçant sans être totalement rebutant, je lui fais signe de me suivre. Elle pourrait m’attaquer, évidemment. Mais elle ne le fera pas. Enfin, pas ici. L’écho du couloir principal dans la prison intérieure du bunker était en partie ouverte, le son s’en échappait facilement. Il fallait un endroit plus discret pour qu’elle parvienne à s’en tirer.  Jouer au jeu devient nécessaire : les soldats en ligne, la dame en danger. Puis, l’échec et mat. Oui, c’était nécessaire. Elle aurait pu. Elle pourrait. Ici. J’ouvre la porte d’une ancienne cellule. Il n’y pas de fenêtre. Je ferme la porte derrière nous, scellant cette menace qu’elle m’avait proféré plus tôt. Le silence est assourdissant. Elle réfléchi à ce qu’elle va dire. Je me demande si elle est armé.

"Elliot, is it not?" Une sorte d’introduction. Je ne sais pas ce qu’elle fait, exactement. Elle me menace. Mais un peu trop maladroitement. Elle ne sait pas. Ou pas entièrement. Je me retourne vers elle. Souris brièvement. "We haven’t been introduced properly. Smith." Ironique, cinglant, peut-être. Mais nécessaire. Puisqu’elle me menace, puisqu’elle veut connaître une histoire, je lui en raconterai une. On jouera à un jeu. On verra qui s’en sortira plus indemne. Mais elle m’agace, déjà, m’observant un peu trop, tentant de décoder ce qu’elle avait face à elle.  

Elle cherche la conspiration. Quelqu'un à blâmer, à extorquer. Je me demandais si elle était armée. Si cette intention de partir n'était qu'un fantasme. Si elle me détestait, me connaissait réellement.

"Tell me something I don't know about myself." À quelques mètres d'elle, je m'assois sur ce qui faisait office de table dans la cellule. Le plancher est trempe. Le contrôle s'exerçait dans ces quelques misérables minutes. Le contrôle, c'était de contourner ces menaces et faire tomber les cartes. Faire échec et mat.


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MessageSujet: Re: appearances are surely deceiving ✕ [Bobby Elliot]    Lun 20 Avr - 17:22




Fear has a strange taste. Bittersweet. Elle l'a cherchée, cette situation, c'est elle la propre responsable. Elle aurait pu tourner les talons, abandonner cette quête de l'impossible, mais elle ne l'a pas fait. C'est sa décision. Lorsqu'il lui suggère de se taire, elle obéit. Elle n'est venue ici qu'une fois, et elle n'a pas oublié les échos, s'échappant directement vers l'extérieur de la "prison". S'ils sont attrapés ici, Bobby ne donne pas cher de leur peau.

Elle a l'impression que c'est perdu d'avance. Elle voit dans ses yeux la lueur d'un joueur invétéré, qui se délecte face à sa proie. Mais cette dernière ne s'en ira pas sans s'être battue. “I wonder what you know. We can talk. Play – I don’t like to be gambled on.So he wants to play. Fine, she'll play along. But one of them is going to lose. Which one will it be? Le jeu dangereux s'installe, et à chaque instant, ils risquent de se brûler. Mais tant pis, c'est trop tard. Elle le suit dans le couloir sombre, qui dégage une terrible odeur de rouille. Sur la droite, elle reconnait une cellule. Celle de Caleb. For weeks and weeks, he was stuck in there. Alone. Elle n'avait eu le droit de lui rendre visite qu'une seule fois. Et tout ce qu'elle avait vu, c'était une ombre. Une ombre derrière des barreaux, mourant de faim. Une ombre qui l'aurait battue comme avant si cela signifiait qu'il pourrait enfin sortir. A ghost.

Mais ils dépassent la cellule, et le poids se desserre dans sa poitrine. Elle tente d'oublier. Il lui tourne le dos, se laissant presque à découvert. C'est une erreur qu'il aurait pu payer cher. Mais pas cette fois. Il ouvre une porte. Elle pénètre dans la pièce, le cœur battant. Sans arme, elle ne peut compter sur rien, à part elle-même. Il les enferme dans la pièce, dénuée de fenêtre, faiblement éclairée par une ampoule au plafond qui saute de temps à autre, les laissant quelques fractions de secondes dans le noir complet, avant de fonctionner de nouveau. Les voilà seul à seul, sans risque d'être entendu.

Il se présente, même si elle connait déjà son nom, et qu'il connait le sien. Les apparences. Smith est une énigme, qu'elle ne parvient pas bien à déchiffrer. Elle se concentre du mieux qu'elle peut, à scruter chacun de ses gestes, chacune de ses expressions, mais tout ce qu'il laisse paraître n'est que le fruit d'un imparable self-control.  Il s'assoit sur le bureau présent dans la pièce, tandis que Bobby pose son dos contre un mur frais, face à lui, les bras croisés sur sa poitrine. Elle tente d'être la plus naturelle possible. Et c'est là qu'il commence, qu'il envoie sa première carte. “Tell me something I don't know about myself.” Bobby laisse échapper un sourire. Elle a beau être affaiblie par ce petit être qui grandit en elle, elle ne se laissera pas faire.

Elle est venue ici, sans certitudes. Elle ne puise ses accusations que sur des observations. Le sait-il? Ou la soupçonne-t-il d'avoir percé ses secrets? C'est une question à laquelle elle n'a pas encore de réponse. Mais ça ne saurait tarder. Elle se décolle de son mur, et avance d'un pas, se rapprochant de son adversaire, qu'elle ne quitte pas du regard. “You think you're strong. Strong enough for what you're planning to do here. But let me tell you something: you're not.Le bluff. Elle expose ton point de vue. Elle reste calme, stratégique. “Anderson- she'll crush you.” continue t-elle. Il ne comprend pas. Cette femme est un cauchemar. S'il essaie quoi que ce soit contre elle, il sera bien surpris. “We're all her puppets. If you think otherwise, then you're a fool.” conclut-elle, persuadée de la vérité de ses paroles. Elle serait curieuse de voir ce qu'il mijote, et surtout comment il compte surpasser l'autorité de la Générale Blondasse.

Puis elle revient à la réalité et réalise qu'il est capable de l'écraser en un claquement de doigts. Elle ne sait rien de lui, ni de ses plans, ni de quoi il est capable pour couvrir ses secrets. Elle est coincée dans cette pièce, avec lui, sans la moindre idée de ce qui va advenir. And he's standing right between the door and Bobby. How convenient...

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MessageSujet: Re: appearances are surely deceiving ✕ [Bobby Elliot]    Mer 22 Avr - 21:19

Citation :
My ears hear what others cannot hear; small faraway things people cannot normally see are visible to me. These senses are the fruits of a lifetime of longing, longing to be rescued, to be completed. Just as the skirt needs the wind to billow, I'm not formed by things that are of myself alone. […]This is me. Just as a flower does not choose its color, we are not responsible for what we have come. – India Stoker, in Stoker (2013)

L’adrénaline des temps perdus. La paranoïa des jours morts. La peur, remplacée par l’envie. Ou l’envie, remplacée par la peur. J’étais dans la position faible. À découvert. Mais pas ici. Pas dans les couloirs gris, pas dans ses souvenirs, pas dans les abus qu’elle avait vécu. Je connaissais peu son histoire, je ne m’y intéressais pas. Pas qu’elle n’était pas intéressante à première vue. Elle attirait l’attention. Elle n’était pas un bon complice. Pourtant, maintenant, elle se complaisait à me suivre, prise dans un piège qu’elle aurait voulu tendre. Elle avait oublié que si quelqu’un cherchait un complice, on n’allait pas vers elle : on allait vers moi. Je parle au conditionnel dans le présent : un problème constant chez moi.

Elle me prenait pour un rebelle : mais elle oubliait que ceux qu’on oubliait, ceux qui connaissaient ces cachettes, ceux qui connaissaient les contours de son passé, ceux qui surveillaient les gardes et ceux qui ordonnaient de suivre, de se taire, de répondre à des questions, on ne les prenait pour des criminels : they were the contrary of criminals. They were saviors. They knew more and people respected them. Feared them. Obeyed them. Peut-être étaient-ils mauvais, mais ils étaient bons. Dans leurs rôles. Ils esquivaient les faux pas, les confrontations (à moins de savoir qu’ils allaient gagner. À moins d’être préparés. À moins de ne faire confiance à personne.)

Elle oubliait qu’elle paraissait plus rebelle, plus sauvage, ici, de la sorte. Je l’avais escorté dans une zone grise. Son rôle, c’était elle qui se le donnait. J’attendais qu’elle réalise, parce qu’elle allait le faire, elle était brillante. Seulement moins entraîné que moi pour tirer avantage. Pour ne pas être la criminelle.

Le béton comme rempart. Ma voix qui résonne. La lumière, on and off, and on and off again. Les habitudes des hommes ne changeaient donc pas, ni leur quête de pouvoir ou leur soif de curiosité. Peut-être que pour Elliott et moi, c’était ça. Ou peut-être que l’on cherchait seulement l’apaisement. Les cicatrices pouvaient s’ouvrir à tout moment – mais on continuait le jeu, entre la civilité et l’hostilité, dans nos rôles respectifs. Je m’assis, calme – une force tranquille. Elle reste debout, les bras croisées. En position de domination. La femme sourit, m’accuse d’être quelque chose que je ne suis pas. Je réponds avec cette brutalité honnête, déconcertante. Elle me connaissait peu mais j’étais un homme seul, plus triste qu’il n’en paraissait.

“I never said I was strong. I got here only because of the way I think – otherwise I would be dead. You could kill me.” Mes sourcils se froncent à la mention d’Anderson. Elle assume. Puis, elle dit proclamer la vérité. Elle parle du tyran du bunker. “I never said I wasn’t a puppet.” Je clarifie, sans donner de précisions. C’est un exercice frustant, je la croyais plus préparais. Ne cherchions pas tous les deux à survivre?

Je l’observai un moment. Une figure d’ange, une ombre terrifiée derrière ses cheveux or, ses yeux brillants, qui un instant me fixaient puis s’éloignaient. Elle réalisait quelque chose. J’osais espérer qu’elle ne prenait pas pour un barbare. Mais il était sûr qu’Elliott ne me croyait pas. Elle oubliait peut-être la subtilité des demis-vérités. Elle devait ne pas entendre, mais écouter. Serrant mes mains ensemble, j’esquivai mes yeux ailleurs, ne sachant que faire de sa présence ici. Je devais peut-être la convaincre que j’étais un homme comme un autre.

Plus doucement, mes paroles, dans l’air.

“What’s my proper qualifications, do you think? You do realize having a role here is another chance for survival? You, there. Me, here. The refectory, the scouting. Just because you saw me several times in odd places doesn’t mean I’ll do bad things. Just because I brought you here doesn’t mean I’ll do bad things.“


Bad things. Bad things. Words, echoing, poetic. The strangeness of survival, combined with the sadness of everyday living. Strategic communications, a melody to me. Something comforting, reminding me of the past. Far from here, from the in-between. Acting bad, to do good. Doing good, being bad. Perspectives. Maybe it was just a matter of perspectives. Maybe she was good and I was bad. Or the other way around. Or perhaps, by her coming here, asking questions, we were absolved of those trivial roles. Maybe, here, she could allow herself not to play her role. And I could let go of mine.

Her, in front of me, like a ghost of myself, asking the obvious. Looking, judging me. Not knowing. And me, only wanting to tell her Just because you think I’m up to something doesn’t mean I’ll tell you. Just because you are trying to do good won’t mean you’ll succeed.


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