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 (nake) trying not to love you only goes so far.

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✤ en ville depuis le : 29/03/2015
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✤ objets : un fusil de précision chargé avec un silencieux, une boite de balles pour son fusil à moitié pleine, un arc dont il a appris à se servir sur le tas accroché à son dos avec son carquois contenant six flèches, une photo de nate développée avec un polaroid, un couteau de boucher caché dans l'une de ses rangers, une montre cassée ayant appartenu à son père, son chapelet autour du cou, un paquet de marlboro presque plein et un briquet.

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✤ crédits : primbird (avatar) caius (signature)

✤ âge : quelle importance ? avant l'épidémie il avait vingt-sept ans, désormais il en a vingt-huit.
✤ statut : un peu trop paumé pour que ce soit compréhensible.
✤ humeur : indescriptible, soulagé, mais apeuré.


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MessageSujet: (nake) trying not to love you only goes so far.   Mer 29 Avr - 1:42





Tu sais, je me rends pas forcément compte des choses, la vérité c'est que j'ai peur, mais que j'ose pas le dire. J'ai cru crever quand t'étais pas là, et ça je le comprends pas, tu vois. Je sais pas ce que ça veut dire mais tu fais chier, t'aurais dû être là, j'avais peur sans toi putain, et je ne veux plus jamais vivre ça. Je vais prendre soin de toi maintenant, et tu ne peux pas refuser, je ne t'autorise pas à refuser.


Il n'y a pas de moyen plus efficace de supporter la douleur que la mortification et l'autotorture. La douleur te ronge, te sape et t'engloutit ? Frappe-toi, gifle-toi, fouette-toi jusqu'à ce que tu éprouves des douleurs plus épouvantables. Certes tu ne triompheras pas de cette façon, mais tu la supporteras bien plus qu'en l'acceptant médiocrement. Offre ton corps à la mortification, embrase-le que le feu en sorte, bande tes nerfs et serre les poings comme pour tout casser, comme pour embrasser le soleil et repousser les étoiles. Quand tu te dis qu'en réalité t'es entrain de te laisser aller, tu n'éprouves aucuns remords. A quoi bon s'acharner de toute manière ? Il n'y a plus d'espoir, plus de raison de vouloir avancer. Tu ne dis pas que tu as envie que ta vie prenne fin brutalement. Bien au contraire, mais il est temps que tu te fasses une raison, c'est terminé, c'est terminé. Il est inutile de tenter le diable pour le retrouver, ça ne sert strictement plus à rien. Toi qui ne voulait pas entamer ton paquet de cigarettes rapidement, voilà que tes doigts tremblant viennent se poser dessus, tu en sors une avant de l'amener à tes lèvres de façon hésitante. Tu ne sais pas si c'est une bonne idée, fumer en ayant rien dans l'estomac c'est généralement mauvais, mais de toute manière, c'est foutu. Tu actionnes ton briquet et tire une première bouffée sur la cigarette, la nicotine t'envahis immédiatement les poumons et tu te mets à tousser, ça fait trop longtemps que tu n'as pas fumé, mais dieu que ça te soulage. Tu fermes les paupières et souris, comme si tu étais en extase. Posé, comme à ton habitude sur le toit d'une maison, tu regardes le ciel, envahis par cet air qui sent mauvais, tu n'aimais déjà pas l'odeur de la pollution, mais alors la puanteur des rôdeurs te dégoûte encore plus. Sauf qu'il n'y a plus le choix, personne ne peut rien faire contre ça. Toi tu ne peux changer les choses, c'est impossible, malgré toute ta bonne volonté, tu n'étais qu'un pauvre flic, pas médecin ou chercheur en une quelconque sciences. Si jamais une solution adviendra, elle ne sera pas de toi, tu n'as pas les connaissances nécessaire.
Tu finis ta cigarette en vissant à nouveau le silencieux sur ton fusil de précision, tu vérifies toujours qu'il n'est pas mal mis, parce que sinon, trop de bruit, ça pourrait signifier ta mort. Tu n'es pas très doué au corps à corps avec ces choses, tu sais faire, mais tu te sens bien plus à l'aise avec ton arme à feu, c'est comme ça. Tu jettes ton mégot au sol et saute à terre, ce n'est pas très haut, donc aucun risque de te blesser. Ton sac à dos bien accroché et ton arc à l'épaule, tu avances, tu ne sais pas exactement où, mais tu le fais. Désormais rien de plus ne compte, avancer, toujours et encore, peut-être même que dans les semaines qui suivent, tu vas partir, tu vas quitter Juneau afin de tirer un trait sur cette partie de ta survie. Les rôdeurs sont là. Tu grimaces, le problème c'est qu'il y en a trop, dans tous les sens. Tu tires le couteau de ta chaussure et met ton fusil en bandoulière autour de ton corps. Tu commences à courir pour te diriger vers une maison dans laquelle tu pourrais te barricader. Il le faut, tu adoptes une respiration adéquate à la course avant de t'enfermer dans une maison. Tu attrapes le canapé qui se trouve non loin de la porte pour la bloquer avant de sortir par le jardin, ravis de voir une alternative, une cabane dans un arbre. Tu grimpes le plus vite possible avant de respirer un bon coup. Pris d'un point de côté, tu tentes de te calmer, foutue cigarette. Mais au moins tu es à l'abri, le pire c'est qu'il se mette à pleuvoir, mais il ne faut pas penser aux malheurs parce que sinon, ils adviennent. Tu fermes les yeux et souris avant de t'adosser au tronc. Il ne te reste plus qu'à attendre que les rôdeurs s'en aillent pour pouvoir descendre, et ça peut prendre énormément de temps, sauf si tu trouves une idée, mais rien ne te vient. Fatigué comme tu es en plus. Tu finis par t'assoupir, parce que de toute façon il y a des murs à la cabane et tu ne peux pas tomber.
Lorsque tu te réveilles, le soleil commence à se coucher, tu soupires et t'étire rapidement, tu jettes un coup d’œil en bas, mais ils sont toujours là. Beaucoup moins, mais assez pour ne te laisser aucune chance. Tu regardes dans les jardins alentours si rien ne pourrait t'aider, et tes yeux se posent sur une bouteille de gaz pour un barbecue. Un sourire illumine ton visage, voilà une bonne nouvelle. Tu attrapes ton fusil et te positionne pour tirer sur la bouteille. En priant tous les dieux qui existent qu'elle soit encore remplie. Mais tu finis par te rappeler, que c'est inutile, ça ne ferait pas assez de bruit puisque le coup de feu ne la ferait pas exploser. Tu grimaces, il ne te reste qu'une solution. Pas la meilleure connaissant ton agilité hors norme. Tu remets tout ton équipement avant de passer par la fenêtre de la cabane pour te hisser sur une branche qui va jusqu'au toit de la maison. Tu finis par sauter dessus en ayant calculé la puissance qu'il fallait donner. Moralité, tu te ramasses et est à deux doigts de te vautrer au sol. Tu donnes tout ce que tu as pour grimper sur le toit et saute du côté de la rue avant de t'enfuir vers une autre maison non loin sans te faire voir. Tu attrapes ton fusil pour être sûr, tu en vois qui approche trop vite, tu vises rapidement pour lui en coller une dans la tête. Tu te remets à courir avant de vouloir entrer dans une maison. Malheureusement la porte est fermée. Tu soupires, il va falloir que tu fasses autrement. Tu te diriges vers la fenêtre, non ça fera trop de bruit. Il est impératif que tu entres, tu n'as plus le temps là. Tu attrapes ton couteau et tu le glisse dans l’entrebâillement de la porte et la force en allant d'avant en arrière. Une fois que le verrou a sauté, tu te précipites à l'intérieur et recommence en mettant le canapé derrière. Seulement tu entends un bruit dans la maison. Hors de question que tu tentes d'aller ailleurs.
Le fusil bien en main, tu avances, l’œil dans le viseur et tous les sens en alerte. Le couteau dans la main droite, celle qui tient l'avant de l'arme, tu restes prêt à tout. Alors que tu avances vers les autres pièces, tu constates qu'elles sont vides, il reste l'étage. Peut-être que tu auras plus de chance par là-bas. Tu montes les marches le plus discrètement possible, par chance, l'escalier n'est pas en bois. Tu regardes les pièces diligemment et lorsque tu pousses une porte, tu vois une silhouette, ton arme se trouve immédiatement vers elle. Tu le regardes, prêt à tirer, il te vise également de toute façon. Enfin avec un couteau. Immédiatement, quelque chose tilte dans ta tête. Tu regardes le visage de l'homme... « Putain de merde... » Ton arme tombe au sol et tu te précipites vers lui. Tu ne réagis pas plus, tu t'agenouilles devant lui et commence à pleurer. Bon sang, il est toujours en vie. Tu n'en reviens pas. Tu pleures littéralement, tu l'as cherché et alors que tu as abandonné les fouilles. Il n'en faut pas plus, tu t'avances vers lui et le prends dans tes bras. « T'es encore en vie... J'y crois pas... » Puis tu te recules, tu le regardes, avec qu'une seule idée en tête, putain, l'engueuler. Tu veux lui hurler que tu lui en veux, mais il t'as manqué, et tu ne sais pas comment réagir.
Une fois reculé, tu sens la colère monter en toi, ravagé entre l'envie de sauter sur lui pour le câliner et l'envie de lui arracher la tête parce qu'il n'était pas là, il n'était pas là alors que t'as dû tuer des hommes qui t'ont tabassé à mort, alors que t'étais seul, dans un endroit qui ne te convenait pas. « Putain, mais t'étais où ? J't'ai cherché partout à Girwood ! Tu fais chier, j'ai eu la peur de ma vie ces derniers mois, je me levais tous les jours en me demandant si t'étais encore en vie ! » Ta voix est montée d'un octave, devenant bien plus aiguë et plus forte. Puis d'ailleurs, comment il a su ? Pourquoi il est venu ici alors qu'il aurait pu aller partout ailleurs ? Tu te poses des questions à la pelle, tu ne trouves aucune réponse plausible. Il faut que tu te calmes, ton cœur bat beaucoup trop vite, et en prime, si tu gueules encore comme ça, les rôdeurs vont s'ameuter et hors de question que ça arrive. Il y a pourtant au fond de toi, la peur, elle s'évanouit, libérant des sensations que tu ne pensais pas pouvoir ressentir à nouveau. C'est peut-être ça au fond la seule chose que les gens cherchent en ce monde, c'est peut-être cela la douleur en réalité, enfin, la douleur, ou plutôt l'amour. N'est-ce pas la peur de perdre l'être aimé ? Il y a des questions qui resteront irrésolues pour le moment, des interdits que tu n'oses pas braver.

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MessageSujet: Re: (nake) trying not to love you only goes so far.   Lun 4 Mai - 3:41

Trying not to love you only goes so far
Nake
« There are ways out. There is a light somewhere. It may not be much light but it beats the darkness. »

C’était le troisième soleil qui se levait depuis que Nathan était entré dans cette maison pour s’y enfermer. Presque trois jours qu’il n’avait pas mis le nez dehors, incapable de se lever sans vaciller, incapable de respirer normalement pendant plus de trente secondes. Il avait des vivres, encore un petit peu, il ne s’en était pas servi de toute façon. Il n’avait pas réussi à avaler la moindre nourriture. Pour l’eau par contre, c’était une toute autre histoire. Avec la fièvre, il avait bu beaucoup plus que d’habitude, beaucoup trop. Il allait bientôt être à court et il allait devoir sortir pour en chercher. Mais d’abord, réussir à se lever. Lentement, il roula sur le dos. C’était déjà ça de pris. Et puis en s’appuyant sur ses coudes, il finit par s’asseoir dans son lit. La fièvre avait l’air d’être tombée au moins un peu car sa tête ne tournait plus. Ou peut-être s’était-il habitué à voir les murs de la maison tanguer à chaque fois qu’il esquissait un mouvement. Les volets de la chambre dans laquelle était Nathan étaient restés fermés, seul un petit rayon de lumière filtrait au travers. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas vu le soleil qu’il se demanda un instant si tout dehors n’avait pas changé. Alors quand il réussit à poser les pieds au sol et à se tenir debout, il tituba jusqu’à la fenêtre qu’il ouvrit prudemment avant de pousser les volets du bout des doigts. La lumière l’aveugla un instant mais quand ses yeux s’y habituèrent, il put constater que rien n’avait l’air d’avoir changé. Il y avait toujours des zombies, et il lui semblait entendre au loin, parfois, des cris ou des coups de feu. Pensif, il s’appuya sur le rebord de la fenêtre pour observer les alentours. Est-ce que ces bruits venaient de son imagination ? Est-ce qu’il inventait des sons pour se persuader que l’humanité était toujours vivante, là quelque part ?

Nathan n’eut pas le temps de penser plus longtemps. Sa gorge se mit à le démanger violemment et il referma la fenêtre pour ne pas se faire repérer. Adossé contre le mur, il se mit à tousser, tousser encore, jusqu’à en pleurer. Et la quinte de toux s’arrêta aussi brutalement qu’elle était venue, laissant le jeune homme pantelant et en sueur. Un frisson parcourut sa nuque, mais il n’avait pas le temps pour ça. Il fallait qu’il se relève. Survivre. Il fallait survivre. Lui-même ne savait même plus pourquoi il survivait, pourquoi il se débattait comme ça pour quelques minutes d’agonie en plus. C’était stupide. Pourtant, Nathan se releva. Il se hissa à nouveau sur ses pieds et revint près du lit pour prendre son couteau. Quand il était arrivé dans la maison, il y avait trois marcheurs. Probablement des parents et leur enfant. Il les avait tués tous les trois, il n’avait pas eu le choix. Le plus dur avait été de tuer ce qui avait été une petite fille autrefois. Il avait pleuré après, pendant un petit moment. Mais ce n’était pas le moment de ressasser cela. Si les rôdeurs étaient encore vivants quand il était arrivé, c’était forcément que personne n’était passé par là. Alors peut-être qu’avec un peu, beaucoup de chance, il restait des trucs dans leurs placards. Lentement, son couteau serré dans la main gauche, il descendit les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée. Il se força à ne pas regarder les corps au sol, en les ignorant il se disait qu’il serait moins triste. Mais ce n’était pas le cas. Depuis qu’il avait perdu Jake, il était triste de toute manière. C’était lui qui lui donnait la force de survivre quand ils le faisaient ensemble, mais tout seul, c’était tellement plus difficile. Il n’y avait plus personne qui comptait pour lui, plus personne qu’il avait envie de voir. La seule chose qui le faisait tenir, c’était ce stupide bracelet qu’il portait au poignet droit. Ce bracelet, il avait tanné Jake pour qu’il le lui donne. Il l’aimait bien, c’était un truc tout simple mais il le trouvait joli et il voulait absolument avoir quelque chose qui appartenait à son acolyte. Sur le moment, ça paraissait idiot, mais maintenant, maintenant qu’il n’avait plus que ça, tout semblait avoir un sens. Ce bracelet, il lui avait donné la force de courir, d’arriver presque jusqu’à Juneau, en s’accrochant à l’espoir que celui qu’il aimait était encore en vie. Mais enfermé dans sa pauvre maison, il ne pouvait plus chercher Jake et son humeur n’en devenait que plus maussade.

Nathan fouilla pendant un long moment le rez-de-chaussée. Il était obligé parfois de s’arrêter pour tousser encore et encore, pour finalement se rendre compte qu’il n’y avait rien. Rien, à part une porte qui semblait mener à une cave. Et puisqu’il ne donnait plus aucune valeur à sa vie, puisque la prudence ne faisait plus partie de son vocabulaire, il descendit encore, dans la cave mal éclairée, son couteau toujours serré entre ses doigts. L’odeur de renfermé se mélangeait à celle des corps en décomposition autant qu’à celle de l’humidité et Nathan en eut l’estomac retourné. Pourtant il ne s’arrêta pas. Si dans son esprit, il n’avait plus aucune raison de survivre, son instinct le poussait à le faire quand même. Au fond, dans les étagères, entre des pots de confiture et des caisses de choses qu’il n’arrivait pas à identifier, il finit par trouver le saint Graal. Un pack de bouteilles d’eau l’attendait là, bien sagement, et il ne put s’empêcher d’échapper un rire soulagé. Il arracha une des bouteilles hors du pack et se dépêcha de remonter. En passant, il vérifia que la porte d’entrée était toujours bien fermée, ainsi que les volets. Ce n’était vraiment pas le moment de se faire envahir par des rôdeurs, il n’était pas complètement con, il savait qu’il n’était pas en état de se battre. Rapidement, il remonta à l’étage pour se laisser tomber sur le lit. Il lui fallait une pause. La tête enfoncée dans l’oreiller, il se remit à tousser, se forçant finalement à arrêter pour ne pas vomir. Bordel. Il dut essayer plusieurs fois d’ouvrir la bouteille avant de réussir, et il porta le goulot à ses lèvres comme s’il n’avait pas bu depuis des années. L’eau dans sa gorge apaisait un peu la sensation de brûlure et il soupira de soulagement avant de reposer la bouteille sur la table de nuit. Pour des raisons pratiques, il avait laissé son sac à portée de main, il attrapa donc le paquet de gâteaux déjà entamé qui trainait dedans. Adossé contre le mur, il se mit à en grignoter un, parce que sa mère lui disait toujours quand il était enfant qu’il fallait manger pour réussir à guérir. Une fois terminé, il rejeta le paquet dans son sac et s’allongea sur le lit, en essayant de réfléchir à ce qu’il allait faire dans quelques jours, une fois qu’il serait de nouveau sur pieds.

Il avait du s’endormir, parce qu’un bruit le réveilla en sursaut. Le cœur battant, les doigts tremblant légèrement, Nathan se redressa dans son lit. Il attrapa son couteau par réflexe, sans même penser à prendre le revolver que Jake l’avait forcé à garder avec lui. De toute manière, il savait à peine le charger. Il n’avait pas voulu apprendre à s'en servir quand ils avaient le temps, alors il n’avait que son couteau pour se défendre. Assis sur le lit, il attendait, tendant l’oreille. Il aurait pu se cacher, il aurait pu essayer de faire quelque chose, mais il ne bougea pas. Peut-être que la personne qui venait d’entrer allait repartir ? Parce que oui, il était sûr que c’était une personne vivante, elle était trop discrète, trop silencieuse pour un marcheur. Et puis encore une fois, Nathan ne put s’empêcher de tousser. Il plaqua sa main sur sa bouche pour atténuer le bruit mais il se doutait que c’était peine perdue. En essayant de respirer normalement, il se mit debout, le bras tendu, prêt à frapper. Sa vie contre celle d’un autre… Il n’était pas sûr d’avoir envie de se battre avec quelqu’un, mais il ne pouvait pas attendre assis dans son lit. Et enfin, la personne entra dans la chambre. Nathan ne respirait plus, il fixait simplement le fusil braqué sur lui. Fusil de précision qui finit par tomber sur le sol. Le jeune survivant haussa un sourcil mais il entendit l’homme parler, et ce fut son couteau qui tomba par terre. Il était incapable de réagir, incapable de bouger. Jake… Il pleurait, Jake, mais il était là. Et le cœur de Nathan ne battait que plus fort. Il n’arrivait même pas à se rendre compte de ce qui était en train de se passer, il se laissa aller dans les bras de son compagnon de route, les yeux toujours écarquillés par la surprise. Et enfin, il se mit à rire, rire d’un bonheur pur qui venait de le prendre aux tripes. Putain, combien de fois il avait rêvé de le retrouver et de le serrer contre lui ? Avec douceur, il passa ses bras autour de lui pour lui rendre son étreinte, mais déjà Jake reculait.

S’il s’était attendu à ça… Nathan restait sur le cul, en écoutant son ami lui gueuler dessus. S’il n’avait pas pleuré en le retrouvant, il sentit cette fois son ventre se nouer. Des larmes perlèrent dans ses yeux et il s’assit sur le lit, se mettant à sangloter comme un enfant, incapable de parler. Comment pouvait-il pensé qu’il était parti comme ça sans le chercher ? Comment pouvait-il lui crier dessus comme ça alors que c’était lui qui avait disparu sans la moindre explication ? Qu’est-ce qu’il avait fait de mal ? Et pourquoi, putain, pourquoi est-ce qu’il était si dur avec lui ? Les larmes de Nathan déclenchèrent chez lui une nouvelle quinte de toux, mais elle était le dernier de ses soucis. Il attrapa le poignet de cet homme qu’il aimait tant, il le serra comme si sa vie en dépendait et c’était peut-être le cas, pour finalement l’attirer vers lui. Même après que Jake ce soit assis, il ne lâcha pas son poignet, non, il avait trop peur qu’il disparaisse encore. Et ça jamais il ne l’aurait supporté. Il fallait qu’il reste.

« Je t’ai cherché Jake, je t’ai cherché partout ! T’étais… Là, t’étais là avec moi et t’as disparu, qu’est-ce que tu crois que j’ai fait ? J’ai pas arrêté de te chercher partout ! T’étais où, toi ? Pourquoi tu m’as laissé ? » De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues, alors qu’il peinait à respirer, mais il ne pouvait pas s’arrêter de parler. Il criait à présent, parce que c’était injuste et parce qu’il ressentait beaucoup trop d’émotions pour garder son calme. « J’ai entendu qu’il y avait un camp de survivants à Juneau alors je me suis dit que c’était ma seule chance de te retrouver, y avait… » La fin de sa phrase se perdit dans sa toux. Crier n’avait rien arrangé à sa situation et lui avait seulement apporté un bon mal de tête. Un enfant perdu, voilà à quoi il ressemblait maintenant, avec ses yeux rougis et brillants, ses cheveux emmêlés et son menton tremblant. Son regard s’attarda un instant sur l’homme en face de lui. Il n’avait pas vraiment l’air en meilleur état, à part peut-être qu’il ne toussait pas à s’en décoller les poumons. Putain ce qu’il avait pu lui manquer… Toujours sans lâcher Jake, Nathan se pencha pour attraper la bouteille d’eau qu’il avait laissée ouverte sur la table de chevet. Il se mit à boire frénétiquement, jusqu’à ce que le feu dans sa gorge se calme un peu. Et, à bout de nerfs, il posa la bouteille par terre avant de se laisser tomber contre l’épaule de son amour. Vraiment, il fallait qu’il reste.
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MessageSujet: Re: (nake) trying not to love you only goes so far.   Lun 4 Mai - 22:00





Tu sais, je me rends pas forcément compte des choses, la vérité c'est que j'ai peur, mais que j'ose pas le dire. J'ai cru crever quand t'étais pas là, et ça je le comprends pas, tu vois. Je sais pas ce que ça veut dire mais tu fais chier, t'aurais dû être là, j'avais peur sans toi putain, et je ne veux plus jamais vivre ça. Je vais prendre soin de toi maintenant, et tu ne peux pas refuser, je ne t'autorise pas à refuser.


Tu n'y crois pas, les sensations sont bien là, tout te semble réel, mais tu n'y crois pas. Comment est-ce possible ? Qu'après au moins cinq à six mois il soit là, dans cette maison. Tu te demandes comment il a pu faire pour pouvoir te suivre ici. Pour ne serait-ce savoir que t'étais là. A moins que ça ne soit qu'une pure coïncidence. Ces derniers temps tu as senti l'abattement poindre le bout de son nez, parce que tu étais épuisé, tu avais peur, il était pas là, il n'était plus là, et tu ne voulais pas y penser. Pourtant tu n'as pas abandonné, tu étais même prêt à retourner à Girwood pour le retrouver, sachant pertinemment que c'était inutile, parce qu'il n'y serait plus, pas après autant de temps. Pour pouvoir survivre il faut bouger, il faut avancer et c'est l'unique solution, il le sait aussi bien que toi. Mais là, tu as l'impression d'halluciner, que tu nages en plein rêve. Il faut que tu te réveilles, parce que si ce n'est pas la réalité, c'est sacrément un enfoiré ton subconscient de jouer ainsi avec tes sentiments, avec tes peurs et avec cette relation que tu entretenais avec lui. Parait-il que pour savoir si l'on est dans un rêve ou non, qu'il faut compter ses doigts, dans un rêve, il nous en manque toujours un, mais quand tes yeux se posent sur tes mains, ils sont bien au nombre de dix. Mais c'est probablement de la connerie. Ça l'est c'est sûr. Parce que tu es bien incapable de discerner la réalité du songe, et là, tu n'es plus en mesure de pouvoir le faire. Mais il était bien réel, quand tu l'as pris dans tes bras, tu as senti son corps, tu as vu qu'il était surpris de te voir, mais bon sang, comment est-ce possible ? Il devrait être mort, il ne devrait pas être là, mais pourtant. Tu veux pouvoir y croire, tu veux savoir que c'est possible, que l'homme que tu as connu et que tu as perdu est vraiment là. Il le faut, parce que si tu n'y crois pas, il va s'envoler à nouveau. Et ce rêve, tu veux le garder, le saisir à pleines mains pour être persuadé que ce n'est pas un mirage, que tout est bien réel. Tu veux pouvoir être sûr. Et lorsque tu le vois, quand tu regardes son visage qui t'as tellement manqué, tu comprends instantanément que tout ça n'est pas une illusion, tout cela arrive indubitablement. Et pour clôturer le tout, tu ressens ton cœur battre la chamade, tu as les mains moites, du mal à respirer, autant de signes qui ne trompent pas sur la réalité de la scène onirique qui se déroule sous tes yeux. Tu l'as retrouvé, il est tout bonnement là, et plus jamais tu ne permettras d'être séparé de lui, plus jamais. La douleur te consumait quand il n'était plus présent, elle te tuait à petit feu, et c'est une sensation tellement désagréable que tu ne veux plus jamais la ressentir. Puis merde quoi, non mais c'est trop incroyable. Il y a tellement de choses que tu aimerais lui demander, à lui. A Nathan que tu croyais mort, ou plutôt Nathan dont tu imaginais qu'il était mort pour éviter de tomber des nues si jamais tu voyais son cadavre déambuler quelque part.
Tellement absorbé par ces retrouvailles que tu n'aurais jamais cru possible, tu lui hurles dessus, parce que tu as peur, parce que tu as eu peur. Désormais, tu ne seras plus effrayé, tu es à ses côtés, tout ira bien, tout va bien se passer, vous êtes de nouveau l'un avec l'autre. Tu es pourtant en colère, et tu lui en veux, tu lui en veux parce qu'il n'a pas réagit de la bonne manière. Il sait pourtant que jamais tu n'aurais pu l'abandonner de façon réfléchie et que si tu l'as fais c'était parce que tu y étais contraint. Il aurait dû t'attendre, là où vous aviez été séparés, c'était la seule chose à faire, parce que tu y es retourné, mais il n'était plus là, et tu étais tellement mal en point que quand les militaires sont arrivés, tu t'es évanouis. Tu t'es effondré dans la rue et ils t'ont amené au Bunker. Là, tu as compris l'énormité de la situation, et tu as faillis tous les tuer avant de te calmer. Et alors que tu lui cries dessus, tu sens les larmes rouler sur tes joues, quel tableau pitoyable, mais tu ne fais rien pour les retenir et de toute manière, tu n'es pas le seul à pleurer. Alors que tu as terminé de hurler, tu te dis qu'il faudrait éviter de le faire, des rôdeurs ne vont pas tarder à arriver, et vous allez vous retrouver bloqué dans cette maison, encerclés, mais il est trop tard pour y faire quoi que ce soit. Il commence à tousser, pris dans une quinte qui doit probablement lui arracher les poumons. Tu as l'impression qu'il est malade, tout l'indique chez lui, mais alors que tu te poses des questions, tu es stoppé par sa main qui attrape ton poignet, et le serre tellement fort pour que tu ne recules pas à nouveau. Tu ne réagis pas tandis qu'il t'attire vers lui et te fais t'asseoir sur le lit. Tu ne fais que le regarder, effrayé, apeuré, par tout ce qui est entrain d'arriver. Tu ne maîtrises plus rien, déjà que d'ordinaire tu as très peu de contrôle sur tout ce qui arrive, là c'est terminé. Et il se met à parler, calmement. « Je t’ai cherché Jake, je t’ai cherché partout ! T’étais… Là, t’étais là avec moi et t’as disparu, qu’est-ce que tu crois que j’ai fait ? J’ai pas arrêté de te chercher partout ! T’étais où, toi ? Pourquoi tu m’as laissé ? » Tu le vois pleurer à nouveau alors que sa voix commence à partir dans les aigus, il crie autant que toi tu as écrié, parce qu'il a peur lui aussi. De toute façon, tout le monde a peur, et ceux qui disent ne pas être terrorisé, c'est parce que ce sont eux les pires, mais ils ne veulent le montrer par peur de ressentir encore plus ce qui les effraie. Nathan semble mal en point maintenant que tu le regardes et que ton rythme cardiaque s'est ralentis, tu vois son visage blême, son regard fatigué, ses cheveux humides, son front luisant. Quelque chose ne va pas. « J’ai entendu qu’il y avait un camp de survivants à Juneau alors je me suis dit que c’était ma seule chance de te retrouver, y avait… » Ainsi donc il a fait tout le chemin de Girwood à ici simplement pour te retrouver. La colère se dissipe immédiatement mais Nathan n'a pas le temps de finir sa phrase, car il est pris d'une nouvelle quinte de toux tellement puissante que tu termines par te dire qu'effectivement, il doit être malade. Mais ce n'est pas le moment de l'être, surtout avec les moyens de se soigner qui sont plus que déplorables. Et puis tu n'es pas médecin, tu ne sais pas ce qu'il peut avoir. Alors qu'il te tient toujours, tu le vois s'arracher les poumons, puis prendre une bouteille d'eau qu'il vide à moitié. Il y a effectivement quelque chose et tu dois l'aider, il le faut, tu l'as toujours fait et tu ne peux pas l'abandonner, pas alors que vous venez de vous retrouver à l'instant.
Tu termines par dégager ton poignet doucement pour le porter sur le front du beau brun. Prenant sa température, tu remarques qu'il est bouillant. Bon sang ça ne va pas aussi bien que ça en a l'air. Tu ne sais pas comment réagir, que faire ? Tu n'as jamais été doué pour tout cela, toi tu étais de la police, pas médecin. Tu regardes autour de toi. Il doit y avoir une salle de bain, peut-être qu'il y a des boites d'antibiotiques. Le voir tousser ainsi, sentir la fièvre et le voir ayant du mal à se mouvoir. Il n'y a qu'une chose, tu penses à la bronchite, mais comment en être sûr ? Tu ne peux pas. « Calme toi. Je vais tout t'expliquer mais une chose à la fois, tu es brûlant. » Tu te lèves du lit et tu jettes ton sac à dos au sol, tu retires ton arc ainsi que ton carquois et les poses à terre afin de ne pas être dérangé dans tes mouvements avant de fouillant à l'intérieur de ton sac à la recherche de cette boite d'analgésiques. Ils sont périmés, mais efficaces quand même, il lui en faudra deux pour l'effet d'un seul, mais peu importe. Il en a besoin. Tu lui mets dans la bouche et l'aide à boire pour qu'il les avale, ça fera tomber la douleur et aidera son système immunitaire à se défendre face au virus. « Ne bouge pas, je vais aller barricader l'escalier au cas où. » Tu files en dehors de la pièce en lui faisant un petit sourire. Il faut bien que tu prennes la situation en main, ça peut trop vite dégénérer. Tu commences par déplacer un meuble de la chambre et le mène sur la palier et le met devant l'escalier afin que les rôdeurs ne puissent pas passer, puis tu fais exprès de mettre le côté avec les objets vers les marches, comme ça s'ils butent dessus, ça fera du bruit quand ils tomberont et tu pourras réagir immédiatement. Tu files dans la salle de bain et fouille dans les placards afin de dénicher des médicaments, mais tu ne trouves qu'une boite de tampons, c'est sûr que ça va aider. Tu la claques au sol avant de regarder dans le dernier tiroir et déniche un médicament qui se termine ciline, comme la plupart des antibiotiques. Tu l'attrapes alors que tu ignores ce que c'est mais peu importe, de toute façon ça ne lui fera pas de mal. Tu prends un cachet dans ta main et lui donne. « Avale ça. C'est un antibio. » Tu finis par t'installer à nouveau à côté de lui, il va falloir que tu lui expliques tout, mais pas tout de suite, tu attendras qu'il ait avalé son médicament, il le faut, il n'a pas le droit de le refuser, il faut qu'il vive, il n'a pas le droit de t'abandonner maintenant que tu l'as retrouvé.
Tu attrapes ses doigts et tu les serres entre les tiens, tu ne sais même pas pourquoi tu fais ça, mais peu importe, tu es trop heureux qu'il soit là, et tu veux te convaincre définitivement que ce n'est pas un rêve, alors tu le fais, c'est tout. « Je n'ai pas eu le choix à Girwood. Un groupe de trois hommes m'a... enlevé. Ils m'ont tabassé à mort dans une cave et ils prévoyaient de me tuer... et j'ai... » Tu ne finis pas ta phrase, il sait très bien ce que tu as dû faire, c'est toi qui les a buté, et le visage fermé que tu emplois indique très bien que tu ne regrettes pas du tout, tu ne regretteras jamais ce que tu as fais ce jour là. Parce que c'était toi ou eux, et tu n'as pas hésité une seule seconde à sauver ta peau au détriment de la vie des autres. Tu es un monstre maintenant, mais c'est ce qu'il faut faire pour survivre, plus personne n'a le choix désormais. « Quand je suis revenu là où on s'était quitté par la force des choses, tu n'étais plus là et je me suis évanouis, à mon réveil, j'étais au Bunker, dont je me suis échappé pour te chercher encore en espérant que tu ais suivis le mouvement. Et maintenant les soldats du Bunker veulent me faire la peau parce que je sais trop de choses sur le système de cet endroit... » Et maintenant, il est là, maintenant vous êtes de nouveau réunis, et tu es heureux comme tu ne l'a plus été depuis fort longtemps. Mais il va falloir faire en sorte que cela reste le cas pendant le plus de temps possible, et pour commencer, il faut que tu prennes soin de lui, il faut que tu l'aides à s'en sortir. Et surtout qu'il ne meure pas à cause de cette maladie qu'il a contracté.

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MessageSujet: Re: (nake) trying not to love you only goes so far.   Ven 8 Mai - 2:41

Trying not to love you only goes so far
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« There are ways out. There is a light somewhere. It may not be much light but it beats the darkness. »

Doucement, le poignet de Jake chercha à reprendre sa liberté. Dans un premier temps, Nathan ne serra que plus sa prise sur lui, trop effrayé à l’idée qu’il puisse réellement s’en aller, et puis finalement, il lâcha prise. Il ferma les yeux en sentant ce même poignet contre son front et le contact disparut presque aussitôt. La migraine lui vrillait le crâne, alors il le brun se laissa retomber sur le matelas dès que son acolyte se leva pour se débarrasser de ses affaires. Il n’avait qu’une envie, l’attraper dans ses bras et s’endormir blotti contre lui, mais on ne faisait pas ces choses là entre amis, ce n’était pas possible…  Jake revint près de lui et il avala sans réfléchir les cachets qu’il lui donna. S’il ne croyait plus en personne, Nathan accordait une confiance aveugle à son compagnon de route, et elle n’avait pas perdu de sa force pendant les longs mois où ils avaient été séparés. Et à peine les cachets avalés, Jake repartait pour faire autre chose. Nathan n’arrivait plus à suivre, il avait l’impression que son acolyte courait à une vitesse folle, que chacun de ses gestes étaient accélérés alors que lui, lui il fonctionnait au ralenti, enveloppé dans un nuage fiévreux. Ses yeux suivirent un moment celui qu’il aimait et puis ils finirent par se fermer. Il n’avait plus de raison de s’inquiéter maintenant qu’ils étaient ensemble. Le bruit que faisait Jake en fouillant le maintenait éveillé, si bien qu’il écoutait en essayant de devenir ce qu’il faisait, attendant patiemment qu’il revienne.

Après quelques minutes qui lui avaient semblé une éternité, Jake réapparut et Nathan ne put s’empêcher de sourire. Un simple "merci" franchit ses lèvres tandis qu’il prenait un nouveau cachet, d’antibiotiques s’il avait bien compris. Comme Jake était revenu s’asseoir à côté de lui, il fit un effort pour se redresser et reposa la bouteille d’eau. Il se figea en sentant les doigts de son amour autour des siens. Il ne pouvait pas beaucoup réfléchir dans son état, mais il lui semblait que c’était bien la première fois qu’il prenait sa main sans que ce soit pour une raison vitale et il ne put retenir le léger sourire qui fit frémir ses lèvres. Quand enfin Jake se mit à parler, Nathan eut l’impression à nouveau que la fièvre était retombée. Accroché à ses doigts, il le fixait obstinément en l’écoutant raconter son histoire. Et la tristesse d’avoir été abandonné, la peur, la colère, tous ces sentiments qui ne l’avaient pas lâché quittèrent son cœur en un instant. Il n’avait pas eu le choix… Quelque chose de nouveau naquit pourtant au creux de son ventre. Soudainement, il se sentit coupable. Coupable de ne pas avoir assez bien cherché Jake pour lui venir en aide, coupable de ne pas l’avoir sauvé, coupable de ne pas l’avoir attendu assez longtemps… Coupable de l’avoir obligé à tuer des hommes. De nouvelles larmes vinrent perler au coin de ses yeux. Il n’avait pas été à la hauteur. « Je suis désolé Jake, tellement désolé… » Il caressa machinalement les doigts qu’il serrait entre les siens, comme pour le réconforter et même si encore une fois, ce n’était en rien un geste normal entre deux amis. Après tout, il n’en avait plus rien à faire, de la normalité. Il voulait simplement que Jake sourit, qu’il soit heureux. Il voulait être celui qui l’aurait sorti de là, pas celui qu’il avait détesté pendant des mois car il pensait qu’il l’avait abandonné.

« Et maintenant les soldats du Bunker veulent me faire la peau parce que je sais trop de choses sur le système de cet endroit... »

Là encore, le visage de Nathan se décomposa. Lui, il ne savait rien de ce qui se passait à l’intérieur du Bunker, il n’avait jamais réussi à l’atteindre, mais il était sûr d’une chose, c’était qu’il n’allait laisser personne toucher à son compagnon. Personne, jamais. Et peu importe combien cela devait lui couter. Relâchant la main de Jake, il attrapa son visage entre ses mains pour fixer son regard dans le sien. C’était idiot car il avait envie de l’embrasser à présent. De poser délicatement ses lèvres sur les siennes pour lui montrer à quel point il l’aimait, mais ce n’était pas le moment. Pas du tout. En évitant de trop s’approcher pour ne pas risquer de le contaminer, il murmura pour lui et pour lui seul.

« Je ne les laisserai pas te toucher, peu importe leur nombre ou leurs armes, je ne laisserai personne te faire de mal. »

Il se rendit compte par la suite qu’il avait peut-être l’air ridicule, à moitié crevé par cette foutue grippe en train de promettre à un homme dix fois plus adroit que lui qu’il allait le protéger, mais pourtant il pensait ce qu’il disait. Il était incapable d’imaginer pouvoir supporter une nouvelle séparation, incapable de vivre à nouveau sans lui. Personne ne le lui prendrait plus jamais. Et comme pour appuyer ses propos, il sourit. Un sourire franc, qu’il ne se sentait plus capable de donner qu’à lui. Parce qu’il l’aimait, et parce que tout allait bien se passer, c’était certain, il allait tout faire pour que ce soit le cas.

La toux reprit Nathan encore une fois alors il lâcha son compagnon et se mit dos à lui pour tousser. Il ne fallait pas que lui aussi tombe malade, sinon leur situation allait finir par devenir catastrophique. Il avait chaud. La fièvre et la toux faisait perler de la sueur sur son visage et dans son dos, alors il enleva son t-shirt. Il s’en servit pour essuyer son front avant de s’allonger sur le lit. Cette fois ce fut le froid qui vint faire naître un frisson dans sa nuque. Il se glissa donc sous la couette en lâchant un soupir las. Cette maladie n’avait que trop duré et commençait à le rendre fou, même si l’arrivée de Jake avait grandement amélioré son humeur. « Au fait, les rôdeurs ne viennent pas trop ici. Quand je suis arrivé j’ai… Etalé des… Enfin ça sent plus la mort que l’humain quoi… » C’était particulièrement immonde, mais c’était la seule solution qu’il avait trouvé pour pouvoir être en paix dans la maison. Depuis qu’il était là, un seul marcheur était venu s’écraser contre la fenêtre et il n’avait pas été assez fort pour faire craquer la moindre planche. Nathan l’avait éliminé sans trop de difficultés. Même si le système n’allait pas marcher indéfiniment, il lui avait permis de tenir ces quelques jours seul en ayant la possibilité de dormir.

En confiance auprès de Jake, Nathan avait fini par s’endormir. Son sommeil, agité par la toux et les frissons dus à la fièvre, restait néanmoins bien plus tranquille que lors des ses nuits précédentes. Il y eut cependant un geste qu’il n’aurait pas du faire. Inconsciemment, il tendit la main pour chercher le corps de son compagnon. Ses doigts n’entrèrent pourtant en contact qu’avec le drap, envoyant un signal d’alerte à son cerveau endormi. Pris de panique, Nathan se redressa vivement, le cœur battant. Il n’avait pas pu rêver, ce n’était pas possible. Il appela Jake d’une voix un peu plus désespérée qu’il ne l’aurait voulu, terrifié à l’idée d’avoir imaginé une telle scène. Mais ses yeux se posèrent sur les affaires posées au sol. Elles n’avaient pas bougé, signifiant que Jake était bel et bien ici, avec lui, et qu’il avait simplement du s’éloigner pour le laisser dormir.
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MessageSujet: Re: (nake) trying not to love you only goes so far.   Ven 8 Mai - 23:37





Tu sais, je me rends pas forcément compte des choses, la vérité c'est que j'ai peur, mais que j'ose pas le dire. J'ai cru crever quand t'étais pas là, et ça je le comprends pas, tu vois. Je sais pas ce que ça veut dire mais tu fais chier, t'aurais dû être là, j'avais peur sans toi putain, et je ne veux plus jamais vivre ça. Je vais prendre soin de toi maintenant, et tu ne peux pas refuser, je ne t'autorise pas à refuser.


Maintenant que tu l'as retrouvé, tu as peur de le perdre à nouveau, mais cette fois définitivement. Non pas à cause des rôdeurs ou des humains, mais à cause d'une maladie que l'homme a mainte fois affronté avant que le monde ne parte en couille. Tu ne veux pas qu'il meure, ce serait trop affreux, tu ne t'en remettrais pas. Pas après avoir eu l'impression de pouvoir construire à nouveau quelque chose avec lui, pas après ces retrouvailles si intenses que vous avez vécus avant. Tu ne sais pas exactement ce qu'il a, tu n'es pas médecin après tout. Avant, c'était ce que le futur semblait te réserver, les sciences, mais décrochant bien trop rapidement à cause de la dureté de ces études, tu t'es plutôt plongé dans la protection des civils. Ayant un véritable esprit altruiste, tu as toujours tout fait pour aider les autres, rendre leur vie meilleure, tenter de tout faire pour qu'ils soient mieux, en harmonie. C'était donc tout naturel pour toi que de t'engager dans la police, et même si ça pouvait être dangereux. Seulement, depuis l'apocalypse zombie, tu as un peu relégué cet idéal de protection d'autrui. Tu ne peux plus te permettre de penser ainsi, parce que sinon, tu vas accorder ta confiance et les gens vont te poignarder dans le dos. Le monde est devenu une véritable jungle et seul le plus fort peu survivre ou les plus faibles qui apprennent à s'y faire. Tu as dû faire des choses qui ne sont pas en adéquation avec tes croyances et ce que tu prônais avant tout cela, mais tu ne regrettes pas, parce que tu ne serais plus là sinon, et c'est tout ce qui compte maintenant. Uniquement cela. Peu importent ce que tu devras faire dans le futur, parce que la survie inclus des sacrifices, des compromis, et dans le cas présent, du sang, beaucoup de sang et tu ne devras pas hésiter, jamais, il ne faut plus, parce que sinon c'est la mort assurée.
Mais il ne faut pas penser au passé, parce que c'est terminé, il ne faut penser qu'au moment présent, être toujours sur ses arrières pour tenter de ne pas se faire surprendre. Tu ne veux plus te remémorer ce que tu as fais, tu en as marre, parce que ça veut dire que ça te tourmente, alors qu'au fond, tu t'en fiches comme de l'an quarante, c'était nécessaire, il n'y a rien de plus à comprendre. Et c'était nécessaire, il faut que tu te dise ça, c'est l'unique chose que tu dois te dire lorsque tu penses à ce qui a pu se passer. Puis il y a autre chose qui entre en jeu maintenant que tu es à nouveau à ses côtés. Les soldats du Bunker qui te poursuivent jours et nuits afin de te tuer. Il va falloir que tu y mettes un terme, parce qu'ils n'hésiteront pas à le tuer lui non plus si jamais il est en ma présence et tente de m'aider à survivre. Il ne faut pas qu'ils le touchent, ça ne doit pas arriver. Tu ne t'en remettrais pas, ce serait pire que s'il mourrait de la maladie car là, ce serait de ta faute à toi, et pas de celle à pas de chance. Tu dois le protéger, tu le dois. Jamais personne ne doit le toucher, personne, parce que ça te tuerais, à petit feu, comme si les flammes dévorerait petit à petit ton petit cœur. Il faut vraiment que tu le protèges, au péril de ta vie s'il le faut, mais il ne doit pas mourir, il ne doit pas, tu en mourrais toi aussi. C'est l'unique raison que tu peux avoir de continuer à lutter désormais, ce garçon qui t'attire étrangement sans que tu ne comprennes pourquoi exactement.
Tu lui as expliqué à demi-mots que maintenant, lui aussi il risquait sa vie à cause des gens du Bunker, mais tu ne lui as pas dit clairement, il ne le prendrait pas bien pas avec la fièvre et la maladie, ça l’affolerait et il ne guérirait pas correctement. Tu le lui diras explicitement quand il ira mieux, et vous trouverez un moyen, vous en trouvez toujours. Si vous devez prendre les armes, tu n'hésiteras pas, même si lui tu feras tout pour le protéger. Tu te fiches de mourir, mais lui, il faut qu'il survive, quel que soit les moyens que tu utiliseras pour. Il est l'unique raison que tu as de vivre, alors sans lui, tu ne sais pas si tu pourrais. Mais c'est alors qu'il relâche ta main avant de venir prendre ton visage dans les siennes. Vos têtes sont presque collées l'une à l'autre mais à une distance raisonnable pour éviter la contamination. Tu sens ton cœur battre trop vite, des papillons dans ton ventre et tu commences à rougir, tu ne comprends pas pourquoi ça te fait cet effet-ci, mais c'est fort et ça t'en fait presque mal. « Je ne les laisserai pas te toucher, peu importe leur nombre ou leurs armes, je ne laisserai personne te faire de mal. » En ce qui concerne les rôdeurs, ça tu sais qu'il te protégerait, mais en ce qui concerne les humains, tu en es bien moins sûr, ils sont armés avec des fusils, des flingues et lui, Nathan, il n'aime pas s'en servir. Alors tu te mets à sourire, parce que dans cette affaire-ci, il n'y a que toi qui serait capable de vous protéger tous les deux. Mais promptement, il te lâche et se tourne afin de tousser. Tu n'es pas dupe, tu sais qu'il ne veut pas te contaminer, et tu l'en remercies silencieusement. Ce serait une très mauvaise chose que tu tombes malade à ton tour, parce qui veillera sur lui ? Mais tu vois son t-shirt qui lui colle à la peau, tu sais qu'il transpire à cause de la fièvre, mais il finit par l'enlever et tu ne peux t'empêcher de regarder ses omoplates, la courbe de ses côtes, son dos si fin, mais pourtant musclé. Tu recommences à rougir, mais tu n'y peux rien, c'est ainsi. Nathan s'éponge le front avec son maillot et s'allonge dans le lit sous la couverture. « Au fait, les rôdeurs ne viennent pas trop ici. Quand je suis arrivé j’ai… Étalé des… Enfin ça sent plus la mort que l’humain quoi… » Tu sais très bien de quoi il veut parler, c'est une bonne idée, mais ce n'est pas des rôdeurs dont tu as peur, mais des humains, ils sont bien pires. Tu acquiesces doucement, satisfait qu'il t'ait prévenu de ce point-ci. Tu le laisses s'assoupir ainsi, parce que le meilleur moyen de récupérer, c'est de dormir et le sommeil est tellement dur à avoir dans ce monde. Une fois que tu es certains qu'il est bien entrain de dormir, tu déposes un petit baiser sur son front humide à cause de la sueur avant de t'esquiver. Tu sors de la pièce rapidement avec ton fusil en main et va dans la pièce d'à côté, tu ouvres la fenêtre et saute sur le toit afin de pouvoir veiller rapidement.
Le soleil se couche, cela fait longtemps que tu es assis là, mais tu sais que rien n'a pu arriver, l'oreille tendue tu écoutes tout les bruits qui peuvent te paraître suspect. C'est mieux ainsi. Il devait être midi, maintenant le soir arrive, le ciel devient plus orangé et rosé. Fermant les yeux, tu réfléchis  à ce qui vient d'arriver. Tu as retrouvé Nathan, et le fait de le revoir, a ouvert de nouvelles possibilités. Tu ne sais pas exactement ce que tu éprouves pour lui, mais tu te souviens des mots de Naïs, te disant que tu étais probablement amoureux de lui. Ce n'est pas bête, pourquoi vouloir absolument le retrouver ? Mais tu ne comprends pas ce sentiment que tu éprouves envers un autre homme, la religion disait clairement que les hommes étaient fait pour être avec les femmes, mais tu sais très bien que l'homosexualité n'est pas forcément une tare. Rapidement ton nom retentit. Tu te lèves et te précipite vers l'intérieur de la maison, arrivant à fond la caisse dans la chambre, tu le vois, affolé, en sueur, le regard ahuris. Tu jettes ton arme au sol avant de venir aux pieds du lit pour le regarder. « Je suis là, ne t'en fais pas... Je monte juste la garde. » Tu prends ses doigts dans les tiens, voilà plusieurs fois que tu fais ce geste, mais ça ne te dérange pas plus que ça de toute manière. Rapidement tu montes sur le lit pour venir le prendre dans tes bras, tu le calmes doucement en le berçant tout contre toi. Son corps contre le tien, tu le sens se détendre doucement. Il ne doit pas s'énerver, il faut qu'il se repose, car à force de s'activer ainsi pour un oui ou pour un non, il va finir par avoir des palpitations cardiaques ou un truc comme ça. Tu finis par prendre la boite d'antibiotiques pour lui en sortir un autre et lui faire avaler. « Est-ce que tu as faim ? » Tu lui demandes, parce qu'en étant malade, généralement, on n'a pas trop faim, ou alors si on a faim, on le fait ressortir immédiatement d'une manière fort peu agréable.

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MessageSujet: Re: (nake) trying not to love you only goes so far.   Mer 20 Mai - 14:20

Trying not to love you only goes so far
Nake
« There are ways out. There is a light somewhere. It may not be much light but it beats the darkness. »

Nathan ne savait pas combien de temps il avait dormi. Ce qu’il savait, c’était qu’à présent il faisait presque nuit, et blotti contre le corps de Jake, il se sentait totalement apaisé. Il n’était pas parti, il n’était pas un rêve. Il montait la garde, seulement ça… Cela faisait un temps fou qu’il n’avait pas ressenti ça, ses muscles se détendre complètement, bercé par cet homme qu’il aimait tant. Il en profita autant qu’il pouvait en serrant sa main dans la sienne. Cette sensation de bonheur, elle ne devait pas s’arrêter. Plus jamais ils ne devaient être séparés l’un de l’autre. Le bras de Nathan vint entourer le corps de Jake, ses doigts agrippant son t-shirt pour être sûr qu’il n’allait pas disparaître encore. Docilement, il avala le médicament qu’on lui tendait, parce que maintenant, il avait une raison de vouloir guérir, de vouloir vivre encore, juste encore un peu. Tout ce qu’il voulait, c’était un sursis, le droit de rester près de Jake quelques temps. Quand ce dernier lui demanda s’il avait faim, Nathan se contenta de secouer la tête. Il avait déjà avalé un biscuit dans la journée et ça lui semblait déjà trop.

« Je n’ai pas faim mais mange, toi. Si tu n’as rien j’ai quelques trucs… »

Il se redressa pour laisser son compagnon libre de ses mouvements et attrapa la couverture pour s’enrouler dedans. Appuyé contre le mur, il regardait Jake en essayant de comprendre ce qui avait changé en lui, parce que oui, son visage avait une expression qu’il ne lui connaissait pas. Il était toujours aussi beau, mais il dégageait quelque chose de plus dur qu’avant. Bien sûr, il avait du tuer des hommes, mais quelque chose d’autre clochait, il en était certain. Plusieurs mois s’étaient écoulés, mais il n’avait pas oublié le Jake qui croyait fort en dieu, un peu innocent. Ou peut-être que la fièvre le faisait délirer. Quoi qu’il en soit, il décida de se fier à son instinct. Après tout, avant toutes ces histoires de zombies et d’apocalypse, il était un joueur d’échecs, un bon. Il savait déchiffrer les gens, anticiper leurs réactions pour pouvoir gagner. Peut-être que ces choses là fonctionnaient aussi dans la vraie vie. Il but encore un peu d’eau avant de l’interpeller.

« Jake, quelque chose ne va pas ? Enfin, quelque chose d’inhabituel ? Tu as l’air soucieux. Tu me caches quelque chose ? J'ai l'impression que tu as tellement changé... »

Ou peut-être qu’il n’avait tout simplement pas envie de lui parler. Nathan n’y avait pas pensé tout de suite, mais peut-être qu’après autant de temps, Jake ne se sentait plus proche de lui. Le cœur du petit Nathan se serra et comme un enfant, il tendit les bras vers lui. Lui, il n’avait pas arrêté de penser à lui, jamais, et il n’avait pas cessé de l’aimer. Peut-être même qu’il l’aimait encore plus qu’avant. Il fallait vraiment qu’il arrête de se comporter comme un gamin, qu’il devienne plus solide, mais il n’en avait pas envie. Si tout le monde devenait brutal et fort pour survivre, lui il avait l’impression de se liquéfier. Les gens faisaient face, ils n’avaient plus rien à faire de rien, mais lui c’était l’inverse. Dans sa vie d’avant, il était détaché, terriblement froid et maintenant, maintenant qu’il avait besoin d’être fort, son cœur se fissurait. C’était comme si tous ses sentiments coulaient sans qu’ils ne puissent les retenir, il se mettait à pleurer souvent et parfois juste en voyant un corps un peu trop abîmé. C’était pour cela qu’il avait besoin que Jake revienne contre lui. Il avait besoin d’être un enfant perdu encore un peu, de serrer celui qu’il aimait dans ses bras en se disant que tout allait bien se passer. Et demain, demain oui, il grandirait. Il ne fallait plus que Jake le protège tout le temps, lui aussi il devait le protéger, parce qu’il ne fallait pas qu’il lui arrive quelque chose. Il était prêt, ou peut-être pas encore tout à fait, mais il se força. S’il le disait à Jake, alors il serait obligé de l’être.

« Apprend moi à tirer Jake, s’il te plaît. Je déteste ça mais je veux pouvoir m’en servir au cas où. Je suis sérieux, je ne veux pas te perdre encore une fois… Apprend moi. »

Il semblait étonné, Jake, mais Nathan n’avait jamais été aussi sérieux. Avec son couteau il pouvait le protéger quand il était tout près, contre les rôdeurs ou peut-être quelques humains désarmés, mais contre des hommes avec des armes à feu il ne pouvait rien faire. Et les soldats du Bunker, ils ne devaient pas se battre avec des rouleaux à pâtisserie. Doucement, il attrapa son flingue. Il n’était même pas chargé, il savait à peine le faire. Il le fit tourner entre ses doigts et sourit à son acolyte. Il toussa encore un peu et serra le revolver dans sa main. Il ne savait pas le tenir correctement, c’en était ridicule…
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