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 You rob me once I kill you twice (Lowell)

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MessageSujet: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Jeu 21 Aoû - 0:44

Il avait foutrement mal dormi. Ouais, c'était pas une situation fameuse, quand on avait besoin de sommeil. Mais c'était habituel, il avait jamais eu un bon sommeil, ses cernes ont toujours été là, fossés noirs sur sa peau blanche. C'était compliqué, c'était douloureux. Mais Hunter avait pour habitude de fixer le plafond en écoutant la respiration régulière de son chien - c'était une douce mélodie qui le rassurait. Ça lui permettait de se dire que non, il n'était pas seul. Que quelqu'un l'aimait, dans ce monde de merde. Quelqu'un qui s'en balançait, de l'entendre râler ou pas. Parce qu'il savait que c'était qu'une façade, que fallait voir à travers. Ce clébard était loin d'être con, fallait l'avouer, et il avait fini par connaitre son maître, après tout ce temps. Il levait les oreilles seulement quand la voix était douce, il savait qu'il avait mal, autant dans le coeur que dans l'âme. Ils sentent ça, ces bêtes-là. Quand tout est écroulé, quand tout est souffrance. Alors il le quittait pas d'une semelle, il le laissait pas s'échapper de son champ de vision. Parce que le chien avait besoin d'être là, c'était aussi vital que le sentiment de liberté qui rongeait Hunter. Et puis, il allait bien finir par guérir, ce maître. Ça finit toujours pas guérir, les blessures.
La lumière filtrait à travers le bois, ramenant le Corbeau à la réalité - à cette réalité qu'il a toujours voulu fuir. Il se lève tant bien que mal, les yeux éclatés par le manque de sommeil, se change rapidement et maladroitement avant d'ouvrir la porte - récupérant au passage ses armes - réveillant involontairement le canidé qui aurait pas dit non à quelques heures de plus. Le vent gèle ses poumons, mais il sort, il a besoin de s'éloigner, d'aller chercher un peu de liberté. Il décide d'aller explorer un peu, voir un peu à quoi ça ressemblait, par ici. Trouver un endroit sécurisé, où il pourrait se cacher, où il pourrait vivre. Avec son chien. C'était comme une obligation, c'était vital. Ça l'emprisonnait, mais il préférait se mentir, se voiler la face. La voie de la facilité.
Il aboutit à un hôtel après quelques heures de marche et quelques zombies butés, comptant bien y trouver son compte. Un nouveau refuge. En plus, il a l'air foutrement confortable. Hunter s'approche du bâtiment, arme à la main, les prunelles fixes sur le bâtiment. Une silhouette attire son attention, il change sa trajectoire, progressant lentement vers cette dernière. Imaginez la difficulté, avec une vision troublée par la fatigue.

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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Jeu 21 Aoû - 13:28

Lowell était réveillé depuis plusieurs heures déjà. Il n'était arrivé à l'hôtel que depuis presque deux semaines, et ce dernier ne cessait de se remplir. Tous les jours, des survivants atteignaient l'hôtel et décidaient de s'y installer. Lowell avait eu vent de la formation d'un autre groupe, près de la mine, mais il avait avant tout suivi Jamie puisqu'il s'agissait d'un des responsables de la base. De toute manière, il n'aurait pas eu le cran de faire cavalier seul. Il avait perdu à la fois Mia et Oswald de vue, et son inquiétude pour eux grandissait à mesure que les jours passaient. Où pouvaient-ils bien être ?
Lowell avait élu domicile dans une des chambres du troisième et dernier étage de l'hôtel. Il ne savait pourquoi, mais il se sentait en sécurité ainsi perché, tout en haut. Tout le matériel médical qu'il avait pu ramener de la base se trouvait en revanche au rez-de-chaussée, pour plus de facilité si jamais il y avait une urgence. Il avait énormément de mal à voir qui de ceux qu'il connaissait manquait à l'appel ou était bien là. Ce soudain départ de Kenaï l'avait beaucoup déstabilisé. Ce qu'il avait réussi à reconstruire en arrivant à la base avait volé en éclats lorsqu'il l'avait quittée. Tout était à refaire, et son état d'esprit se retrouvait alors aussi fragile que lorsqu'il s'était retrouvé seul à la mort de Lewis. À la différence qu'il n'était plus seul, que des personnes comptaient sur lui et qu'il ne pouvait pas se permettre de les laisser tomber.
Lowell ne connaissait pas Girdwood, et sa curiosité avait la fâcheuse habitude de l'emporter sur ses craintes. Ce fut alors après avoir prévenu Jamie qu'il s'absentait un moment qu'il décida de sortir de l'hôtel. Enfilant sa veste en cuir dans le froid qui régnait à l'extérieur, il se mit à observer autour de lui. Des montagnes. Des  montagnes partout. Voilà qui changeait de Kenaï et de sa ville en bordure de mer. Il inspirait profondément, laissant l'air frais pénétrer dans ses poumons, quand soudain, il aperçut une silhouette étrangement familière. Un rôdeur ? Non. C'était bien vivant, ça avait une dégaine qu'il n'avait pas pu oublier, et surtout, ça fit monter un sentiment de colère en lui comme il n'en avait pas éprouvé depuis longtemps. Il décida de s'approcher. Et plus il s'approchait, plus il était certain de reconnaître le type. Il déclara en arrivant à sa hauteur : « C'est bien toi ? Le gars qui m'a laissé en rade ? » Lowell n'était pas quelqu'un de violent, mais ce gars – il avait oublié son prénom, s'il l'avait toutefois jamais su – avait quelque chose qui lui appartenait. Ou du moins il le soupçonnait. Il déclara en tentant de calmer son rythme cardiaque qui s'emballait et le faisait trembler : « Je veux que tu me rendes c'que tu m'as pris. Rends-la-moi, c'est tout c'que j'veux. » Sa voix tremblait également, signe de nervosité. Il observa la tête du gars en se demandant ce qu'il allait faire, quand il remarqua le chien à côté de lui. Il regarda l'animal avec méfiance, et recula doucement en voyant la méfiance dans ses yeux dorés.
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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Jeu 21 Aoû - 17:11

Okay. C'était pas quelqu'un de mort. Hunter se redresse, range sa machette à sa ceinture et plante ses iris ébènes dans ceux de la personne d'en face, essayant de se remémorer ce visage. Ils n'avaient pas dû se marquer particulièrement - tous les deux étaient incapables de se souvenir du prénom de l'autre. Pourtant, à Hunter, c'était sur le bout de sa langue. Il met alors un temps, il marque un long silence. Planté là, à fixer ce gars. Ça semblait être lui, qu'il avait lâchement abandonné dans une rue. Fallait avouer que c'était quelqu'un de bien, ce mec. Le genre de personne à qui on s'attache facilement. Trop facilement, sans doute. Alors y'avait pas trente-six milles solutions qui s'étaient offertes à lui ; le perdre, et l'oublier. Il ressentit quand même un soulagement en le voyant là, en face de lui, bien vivant. Soulagement qu'il ne dévoila cependant pas, conservant son masque d'indifférence. C'était comme encré, comme soudé, maintenant. Compliqué de s'en détacher. Hunter fouille ses poches, cherchant cette carte qu'il avait constamment sur lui - comme le zippo à Jaxon - au cas où, justement, ils tomberaient nez à nez. C'était pas des objets de valeur pour lui, mais ça semblait l'être pour les autres. Il la trouve dans sa poche arrière et s'en empare, la tenant fermement dans ses mains tout en faisant en sorte que.. Lewis puisse observer la carte. Eh ouais, elle est dans les serres du Corbeau. Il la fit glisser dans son autre main, et finit par la coincer entre son index et son majeur.
« Lewis, c'est ça ? »
Nouvelle pause. Il sent son chien tendu à ses côtés suite à l'ambiance électrique. Il aimait pas trop ça, son clébard. Lui, il demandait que paix et amour. Et bouffe, aussi.
« Je te la redonne si tu me dis qu'il y a dans cet hôtel. Tu dois pas traîner là par hasard. »
Il n'avait même pas ses affaires. Hunter ne le quitte pas des yeux - il tenait pas à se retrouver la face en sang simplement parce qu'il a détourné le regard. Il tenait vraiment, vraiment, à savoir quelles personnes résidaient ici. Si Lewis était seul, ça ne l'empêcherait pas d'y venir squatter. Ce gars ne semblait pas très chiant et Hunter était capable de faire des efforts ; il ne devait pas être pire que les survivants de la mine. Mais, étrangement, il sentait que ce bâtiment était bel et bien occupé, et pas que par Lewis. Il semblait incapable de survivre seul. Ou de vouloir être seul.

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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Jeu 21 Aoû - 18:11

Lorsqu'il le vit se mettre à fouiller dans ses poches, Lowell sut que c'était lui. Que c'était le type qui l'avait abandonné au moment où il en avait le moins besoin. Et le pire, c'était qu'il ne l'avait pas trouvé méchant. Non. Pas du tout. Mais ça n'avait pas empêché l'autre de l'abandonner du jour au lendemain, comme ça, sans rien dire. Chose qui était longtemps restée en travers de la gorge de Lowell. À l'observer, son allure chétive, ses yeux cernés, il se demandait comment il avait fait pour s'en sortir, même si cela devait être exactement que l'autre se posait à son propos. Pour Lowell, c'était simple : il avait eu de la chance. Un sacré coup de chance. Pour celui qui se trouvait en face de lui, ça l'était moins. La présence de l'animal avait dû attirer des tonnes et des tonnes de rôdeurs. Il s'en serait vite débarrassé à sa place, même s'il pouvait imaginer que la bête devait compter à ses yeux.
Soudain, malgré la distance qui les séparait, il reconnut la carte d'identité de Lewis qu'il lui avait piquée. Il serra les poings, sentant la colère monter à nouveau comme de la lave en fusion, mais il se contenta d'inspirer fortement. Cependant, quand le type prononça le prénom de son jumeau il ne put s'empêcher de faire une grimace. Mais il ne répondit pas. Non, il n'était pas Lewis, mais à quoi bon lui en parler. Il n'en avait sûrement rien à faire, et tout ce que voulait Lowell, c'était récupérer cette carte.
Quand il lui annonça les conditions pour lesquelles il accepterait de lui rendre sa carte, Lowell poussa un soupir d'exaspération. Il était nerveux, et ses jambes tremblaient. Il finit par répondre, excédé, et surtout pressé de récupérer la carte de son jumeau : « Y'a rien que des pauvres gens, comme toi et moi, qui essaient de survivre. » Puis, plus durement cette fois : « Et je ne traîne pas, d'abord. Maintenant, rends-la-moi. » Il tendit la main, jugeant le marché conclu, attendant avec une certaine nervosité que le gars la lui remette. Et en même temps, il surveillait le chien, il n'avait pas vraiment envie qu'il lui happe la main. Les mains étaient les outils les plus précieux qu'un médecin pouvait avoir. Il ne pouvait pas se permettre de ne serait-ce se casser un poignet.
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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Jeu 21 Aoû - 20:36

Il ne comprenait pas pourquoi l'autre était autant sur les nerfs. Après tout, c'était qu'une foutue carte. Bien inutile, qui plus est. Hunter détourne son regard de Lewis, observe à nouveau l'objet, passant son pouce sur les inscriptions, cherchant un détail qui aurait pu expliquer son attachement à cette carte. Mais rien l'étonne, rien n'attire son attention, alors il relève la tête, plante à nouveau ses prunelles dans les siennes. Hunter esquisse un sourire à son geste. Lui rendre ? Non. Il avait pas entièrement répondu à sa question, les noms manquaient. Au moins, il savait que y'avait des gens, là-dedans. Mais les noms. Il fallait les noms. Savoir qui de Kenaï avait survécu. Les autres, ouais, il s'en carrait. Mais il souhaitait savoir si y'avait du monde qu'il connaissait, à l'intérieur. Surtout si y'avait Kingsley. Même s'il ne doutait certainement pas de sa capacité à survivre dans ce monde hostile - loin de là.
« Tutut, je veux des noms »
Nouveau sourire. Hunter voulu rajouter un s'il te plait, mais ça aurait brisé toute son attitude, ça aurait cassé l'air branleur qu'il se forçait à afficher continuellement. Mais il sait qu'il aurait pu simplement lui rendre cet objet qu'il convoitait tant et lui demander les informations, la jouer à l'aimable, mais il n'était pas certain qu'il lui réponde, alors autant la faire à la méthode brute. Même s'il trouvait ça dommage, d'en arriver là. Ce gars avait vraiment l'air sympathique. Mais le détail de la carte le chiffonne, le dérange. Il y tenait beaucoup, c'était flagrant. Mais pourquoi ? Ça pique sa curiosité. Peut-être que c'était juste un souvenir du passé, c'est tout. Histoire d'avoir quelque chose de matériel. Ou alors c'était un gros drogué qui avait besoin de cette carte pour se faire des rails de coke. On dit souvent de pas se fier aux apparences.
« Pourquoi t'y tiens autant ? »
Hunter penche légèrement la tête de côté, une lueur de curiosité animant ses iris - pour une fois. Il ouvre la bouche maladroitement, la referme, hésite. Puis reparle, hésitant.
« S'il te plait »
Il aurait dû le caser plus tôt, dans ses phrases précédentes, mais Hunter a du mal avec les mots, surtout de ce genre-là. Au moins, c'est dit. Allez, qu'est-ce tu caches, Lewis ?

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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Jeu 21 Aoû - 22:16

Des noms, il voulait des noms. Lowell leva les yeux au ciel, à la fois pris par surprise et dérouté. Des noms. Euh. Il n'avait jamais été très doué pour retenir les noms, et il doutait que ceux qu'il avait retenus disent quoi que ce soit à son interlocuteur. Il fronça les sourcils pour se donner l'air de réfléchir, puis répondit, avec toujours cette même hâte de récupérer sa carte : « Il veut des noms, okay... euh... » Grande inspiration : « Jamie Chatterton, ses deux soeurs, euh... Yanaëlle, Leon Cole... Un certain Kingsley... Noa... Je suis désolé, mais, ça t'avance à quoi ? Rends-la-moi, allez, je t'en ai assez dit. » Il ne comprenait pas pourquoi il jouait comme ça avec sa nervosité. Ça rendait Lowell fou. Fou. Cette carte était tout ce qu'il lui restait de Lewis, elle était... elle était à la fois son rayon de soleil et son averse glaciale qui était là pour lui rappeler les moments partagés, mais aussi la dure et froide réalité. Mais le gars ne pouvait pas savoir que cette carte appartenait à son frère, puis que Lewis et lui étaient de parfaits jumeau, jusqu'à avoir le même grain de beauté sur la cuisse droie. Mais le gars ne pouvait pas savoir ça.
Quand il lui demanda pourquoi il tenait autant à cette carte, Lowell passa une langue nerveuse sur ses lèvres. Merde. Il était vraiment obligé de lui répondre ? Bafouillant, il répliqua : « J-Je... C'est ma carte, j'en ai besoin. C'est ma carte. Rends-la-moi, s'il te plaît. » Peut-être qu'avec un peu de politesse, la pilule passerait mieux. Mais non, il restait là, à le fixer, et ne daignait pas lui rendre la carte de Lewis. Lowell s'écria finalement, excédé, haussant le ton pour la première fois : « Je t'ai dit tout ce que je savais, okay, alors rends-la-moi ! » Il avait du mal à respirer tant il était nerveux et tant il sentait la colère dicter ses paroles et ses gestes. Si bien qu'il avait à nouveau tendu la main, sans se soucier du chien, et qu'elle tremblait encore plus que la première fois.
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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Ven 22 Aoû - 9:29

Jamie. Ah. Hunter se mord l'intérieur de la joue, pensif - alors comme ça, monsieur était encore en vie. Il aurait jamais cru qu'un gars comme ça survive, mais la vie à tendance à le surprendre, ces temps-ci. Il hoche passivement la tête, finissant par ignorer ce nom, parce qu'il avait brusquement terriblement envie de débarquer à l'hôtel. Pour le prendre dans ses bras, lui hurler qu'il aurait jamais dû l'abandonner. Nouveau mouvement de tête sec pour Kingsley. Il s'en était sorti. Il n'en avait jamais douté. Quant à Noa, ce fut à encore une fois une surprise - mais elle est entre de bonnes mains, c'est certain. Même si franchement, il n'avait jamais cru à sa survie, à elle. Son jeune âge et son handicape ne jouaient pas en sa faveur, il faut l'avouer. Ça t'avance à quoi ? Hunter garde le silence. Pourquoi lui dire à quoi ça lui servait ? C'est pas comme si la confiance régnait, entre eux. Loin de là. Et étaler ses sentiments, il savait pas trop faire. Tout comme il était incapable de montrer qu'il est tout de même content de savoir que Lewis est en vie - comme Jamie, Kingsley, Noa. Il aurait aimé débarquer dans ce bâtiment, parler à ses amis, à ceux qu'il appréciait - et peut-être, qu'ils l'appréciaient aussi - mais c'était foutrement impensable et infaisable.
Son intérêt pour la carte grandissait rapidement, encore perplexe à l'idée qu'un objet soit aussi important à la survie de quelqu'un. L'autre tremble, semble nerveux, comme si c'était vital. Hunter aurait même pu penser qu'il était en manque de coke, vu ses réactions, mais y'avait bien plusieurs façons de faire des rails. Merde, c'était quoi son problème ? Qui se mettrait dans cet état pour si peu ?
« Tiens, le névrosé. T'es en manque ou quoi ? »
Il lui met la carte dans la main, avant d'enfouir ses mains dans ses poches. Attendant qu'il lui dise, qu'il l'éclaire.

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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Ven 22 Aoû - 22:29

Étrangement, tous ces noms qu'il avait évoqué semblaient dire quelque chose au gars. Lowell ne cacha pas sa surprise. Il ne le pouvait pas, il ne l'aurait pas pu. Il était bien trop nerveux pour contrôler quoi que ce soit. À vrai dire, il ne se contrôlait plus du tout. Et il appréciait de moins en moins le fait qu'on le fasse tourner en bourrique. Il voulait la carte de Lewis, et il la voulait maintenant. Quitte à passer pour le pire des tarés, il s'en fichait. Il voyait d'ailleurs un mélange de méfiance et de curiosité dans les yeux du brun, qui ne lui disait rien qui vaille. Plus vite il la lui aurait rendue, et mieux ce serait. Il n'imaginait même pas ce qui pouvait se passer s'il lui tournait les talons maintenant après l'avoir fait chanter. Il pèterait sûrement les plombs, c'était clair. Il était déjà assez sur les nerfs comme ça. Il priait secrètement pour que le type ne joue pas plus avec lui.
Lorsque finalement il daigna lui tendre la carte en le traitant de névrosé, Lowell ne réfléchit pas et s'en empara comme s'il s'agissait du plus précieux des trésors. Il la porta jusqu'à l'avoir au niveau des yeux, pour regarder le petit portrait de Lewis qui lui souriait avec cette tête ingrate qui caractérisait ses vingt-trois ans à l'époque où elle avait été faîte. Puis, se tournant vers son interlocuteur, il répliqua, nettement plus calmement : « J-Je suis pas un drogué. Et ne m'appelle plus Lewis, s'il te plaît. » La prière. Prière de ne plus jamais m'appeler par le nom de mon défunt jumeau qui me hante jours et nuits depuis que je lui ai tiré une balle dans la tête. Prière de me laisser tranquille et de ne plus me tourmenter. Prière de – Lowell regarda à nouveau la carte, en souriant comme si tout le bonheur du monde lui était offert. Mais ce n'était rien. Ce n'était rien qu'une carte d'identité, qui ne lui appartenait pas. Mais il s'en fichait. Il s'en fichait. Il avait retrouvé Lewis. En quelque sorte.
Il fixa à nouveau son interlocuteur et lâcha un « Merci » sourd, emplit de gratitude, plus de gratitude qu'il n'aurait donné à quelqu'un qui viendrait de lui sauver la vie.
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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Ven 29 Aoû - 23:06

Hunter avait cette terrible impression d'être en face d'un enfant désemparé, comme si on avait offert ses faiblesses à la vue de tous. Il fronce les sourcils, passe une main sur sa barbe, puis hoche la tête maladroitement. Ouais, de rien. C'était normal. C'était pas à lui, et l'objet n'avait aucune valeur - du moins, à ses yeux, donc autant la lui redonner. Y'avait quand même un autre élément qui le perturbait. Il ne voulait pas qu'on l'appelle ainsi - peut-être qu'il s'est renommé, tiens. Ça serait pas étonnant. Certains veulent tourner la page, se créer une autre identité. Ou alors, c'était pas son vrai nom, que cette carte était fausse, et qu'il avait fait des conneries dans son ancienne vie. A l'époque où la peur des marcheurs n'existait pas encore. Hunter, il cherche le compliqué, il a jamais aimé la simplicité. Parce qu'il comprend, quand c'est cherché loin. Parce que lui-même est un foutu puzzle - alors, la complexité, ça l'intéresse, c'est un peu son domaine. Le fait que ce gars-là ait un frère jumeau lui effleura à peine l'esprit, alors qu'il cherchait bien trente-milles solutions.
« Y'a un groupe aussi à la mine. »
Hunter détourne le regard, peu habitué à alimenter une conversation. Et à essayer de trouver un sujet différent - parce que l'histoire de Lewis, là, ça lui trottait dans le crâne, ça voulait pas partir. Mais ça le regardait pas, c'était pas sa vie, c'était pas lui - alors il se devait de respecter ça, d'accepter son silence. Il aurait été le premier à hurler si on avait autant insister pour savoir.  Sauf que, voilà, il culpabilisait un peu, de l'avoir laissé aussi lâchement. L'avoir abandonné dans cette rue. Mais c'était écrit à l’indélébile dans son cœur, c'était encré dans sa tête : liberté, liberté, liberté, et les attaches, ça ne faisait pas parti de ce programme. C'était pas autorisé, c'était interdit, ça lui faisait peur. Ça finit toujours mal, il l'a apprit à ses dépends.
« Je dois t'appeler comment, alors ? »
Il repose ses prunelles sombres dans les siennes, avec intensité, ne dissimulant clairement pas la curiosité qui le rongeait. Hunter priait pour que l'autre capte le sous-entendu, lui raconte enfin. Sinon, tant pis, il aurait tenté. Mais ça semblait si intéressant, comme histoire.

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Dernière édition par Hunter Madden le Sam 13 Sep - 18:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Mer 10 Sep - 16:47

Lowell l'avait récupéré. Il ne pouvait être plus soulagé. Il l'avait, enfin, après tous ces mois, toutes ces semaines, tous ces jours. La carte de Lewis. La carte de son frère. Il ne put retenir un profond soupir de soulagement en sentant la carte en plastique entre ses doigts. C'était peut-être idiot, mais cette carte venait d'apporter un tout petit réconfort dans sa vie. Lewis n'était plus, mais il demeurait auprès de lui. Lowell ne put retenir un rire sur cette pensée. C'était complètement idiot, ridicule, même. Qu'est-ce que cette carte changerait dans sa vie ? Rien du tout. Mais Lowell voulait croire qu'il s'en sortirait, comme il s'en était sorti jusqu'ici, et que cette carte l'y aiderait.
Quand son interlocuteur lui dit qu'il existait un groupe de survivants à la mine, il écarquillait les yeux. À la mine ? Il ne savait même pas que cette ville comportait une mine. C'était une bonne nouvelle. Que d'autres personnes aient réussi à quitter Kenaï et à s'installer ici. Peut-être y avait-il des personnes de sa connaissance. Curieux, il demanda : « A la mine, vraiment ? Et vous êtes nombreux ? Tu en viens, je suppose. » Oui, sinon il ne lui en aurait pas parlé. Mais Lowell était tellement curieux ! Tandis qu'il parlait, il retournait la carte de Lewis dans sa main comme s'il s'agissait d'un jeton de casino. Nerveux. Toujours nerveux. Quoi qu'il arrive. Le gars en face de lui ne semblait pas un habitué des longues conversations, et en le voyant se détourner légèrement, il réitéra : « Comment vous faîtes ? Vous avez des abris ? Nous avons tout ce qu'il faut à l'hôtel tu sais, c'est pas la place qui manque, alors si jamais... si jamais... » Il ne lui faisait pas une proposition, c'était seulement au cas où. Il ne savait pas. Un orage, une tempête qui détruirait toutes leurs installations. Il avait appris que la météo d'ici était plutôt capricieuse.
Quand il lui demanda soudain comment il devait l'appeler, Lowell eut un petit rire nerveux, puis il se passa la main dans la nuque avant de répondre : « Plus Lewis, en tout cas. Lowell. Appelle-moi Lowell. » Il fixait ses godasses, gênés, avant de se rendre compte que lui ignorait toujours le nom de son interlocuteur : « Et toi ? J'suis pas très fort pour les prénoms, je me souviens plus. » Bien sûr, il avait toujours cette rancœur pour lui, pour l'avoir abandonné et même volé, même s'il avait toujours récupéré son bien, et cela se sentit à la petit appréhension dans sa voix.
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don't look back
✤ nombre de personnes tuées: deux
✤ nombre de rôdeurs tués: pas compté
✤ relations:

MessageSujet: Re: You rob me once I kill you twice (Lowell)   Sam 13 Sep - 18:04

Hunter était en train d’être captivé par une foutue carte. Du moins, par le secret qui l’entourait. Remarquant sa connerie - ou sa stupidité - il retint un rire, visiblement amusé par la situation. Franchement, c’était qu’un objet, et ça ne le regardait pas. Loin de là. Alors il se dit qu’il en a rien à carrer, que maintenant, elle est revenue à son possesseur initial et que c’était le principal. Il lui aurait jamais prise s’il avait su à quel point il l’affectionnait. Ou alors il lui aurait rendue, avant de le laisser seul dans une rue. Il ouvrit la bouche, comme pour répondre à la question de l’homme - parce que ouais, il était à la mine, c’était logique. Mais il se retint, attendant qu’il finisse de parler. Ils n’étaient pas spécialement nombreux, et c’était sans doute tant mieux. Malheureusement, là-dedans, ils avaient tous un sacré caractère qui faisait que le camp était toujours sous tension. Comme un orage qui menace continuellement d’éclater. C’était l’image qui convenait parfaitement. Hunter s’était surpris à être maintenant plus effacé que les autres - lui qui était autrefois le premier à râler, à jurer, se voyait dépassé. Saffron avait de l’autorité et se faisait merveilleusement bien entendre, Elyrian était plutôt du côté tête brûlée qui est convaincue d’avoir toujours - toujours, vraiment - raison, Roy c’était la grande gueule en quête d’emmerdes, et il y avait bien Caleb, aussi, qui semblait faire parti de ce noyau - mais ils s’étaient croisés qu’une ou deux fois et ça lui suffisait amplement. Il n’avait l’air pas mieux que ses congénères. Hunter se retrouvait donc à se la fermer, et à se barrer pour éviter les conflits. Il commençait même à apprécier Roxy, moins chiante que les autres. Comme un petit rayon de soleil.
Hunter hoche lentement la tête en entendant le prénom de son interlocuteur. Lowell. Lewis. Ils semblaient tellement identiques que ça attisait à nouveau sa curiosité. Pourtant, Lowell n’avait pas l’air du genre à s’inventer une nouvelle identité. L’idée qu’il ait - ou qu’il ait eu - un jumeau germe dans son esprit, alors qu’il lui demande à son tour son prénom. Hunter hésite un moment, dessine un petit sourire pensif sur ses lèvres.
« C’est pas important, Lowell. »
Après tout, s’il avait des difficultés à mémoriser un nom, autant qu’il se souvienne du visage. L’ancien gamin des rues marque une pause, caressant le poil de son chien. Il manque à nouveau de rire en se disant que le clébard était certainement plus propre et bien nourri que son maître. Même si c’était normal, puisqu’il le faisait passer en premier.
« Je passerais mot à la mine. Mais je pense qu’ils sont bien là. »
Nouveau sourire, franchement amusé, étiré jusqu’à ses oreilles.
« Si vous vous entendez tous bien à l’hôtel, mieux vaut pas qu’ils débarquent alors. »
Remarquez qu’Hunter évite le “on”, optant pour “ils”. Faire partie d’un communauté, c’était définitivement pas sa tasse de thé.

_________________


don't be afraid of the dark

MY SECRET SIDE I KEEP, HID UNDER LOCK AND KEY. I KEEP IT CAGED BUT I CAN'T CONTROL IT. 'CAUSE IF I LET HIM OUT, HE'LL TEAR ME UP, BREAK ME DOWN. WHY WON'T SOMEBODY COME AND SAVE ME FROM THIS MAKE IT END ? ITS HIDING IN THE DARK, ITS TEETH ARE RAZOR SHARP. THERE'S NO ESCAPE FOR ME, IT WANTS MY SOUL, IT WANTS MY HEART.
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You rob me once I kill you twice (Lowell)

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