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 « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]

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MessageSujet: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Jeu 28 Aoû - 17:58








Il paraît que se battre,
c’est à la mode.




Les jours passaient et Elyrian en venait à se demander si la présence des squatteurs de Kenaï était une bonne chose ou non. Force était d’admettre que les rôdeurs ne posaient pas le moindre souci pour le moment, vu la taille de leur groupe, d’autant plus que Roy avait le don d’en tuer une dizaine à la seconde. Le camp avait été renforcé, défendu au possible et elle ne pouvait qu’en remarquer les effets bénéfiques, l’endroit lui paraissant légèrement plus sûr ce qui était toujours ça de gagné. La blonde s’était progressivement habituée à la présence de ses compagnons mais, loin de l’apaiser, cette habitude la poussait à prendre ses aises avec eux, peut-être un peu trop. Il n’était pas rare de l’entendre gueuler contre Hunter, se chamailler avec Roy –malgré des débuts houleux elle admettait désormais qu’il n’était pas qu’un crétin- ou se foutre de la gueule de Roxy. A moins encore qu’on ne la surprenne avec Saffron, dont elle s’était clairement rapprochée, ce qu’elle ne cherchait pas à cacher à quiconque. A vrai dire, imaginer les réactions d’autrui l’amusait, encore plus maintenant que le marin partageait sa cabane à la mine. Il était clairement le seul sur lequel elle se sentait capable de compter, le seul sur lequel elle se reposait. Il en savait beaucoup, et elle-même en savait énormément, une confiance s’étant instaurée avec un naturel presque effrayant. Quoi qu’il en soit la jeune femme revenait désormais du centre de Girdwood, prouvant depuis longtemps qu’elle n’avait besoin de l’autorisation de personne pour se barrer seule quand elle en avait envie, ayant passé quelques heures en ville tant par nécessité de retourner dans le quartier qu’elle avait habité avant l’épidémie que pour chercher Caleb, qu’elle n’avait pas trouvé pour une fois. Cela l’inquiétait à vrai dire et cette inquiétude, la blonde ne savait comment s’en débarrasser. La solution s’imposa bien vite à elle toutefois, lorsque son regard capta la silhouette de Roxy à l’entrée du camp. Une Roxy qui, pour une fois, était seule. Or pour faire taire ses sentiments, Elyrian ne connaissait qu’un seul remède : pourrir la vie des autres. Se laisser aller à une colère injuste, cracher son venin. S’occuper. Et aujourd’hui, la gamine qu’elle toisait serait sa cible. Encore une fois.

Sans la moindre hésitation, la danseuse rejoignit ainsi en quelques foulées sa comparse, ignorant ce qu’elle foutait ici, seule. Peut-être attendait-elle Roy, ne sachant faire que cela de toute façon. Aux yeux de la blonde Roxy était un fardeau, mais faisait surtout preuve d’une immaturité qui avait le don de la rendre folle. Elle ne comprenait pas cette façon qu’elle avait de sauter sur tout ce qui bougeait pour communiquer son horrible bonne humeur, elle ne comprenait pas cette manie de sourire à tout bout de champ, de fouiner, de questionner, de… De parler, à vrai dire. Toujours à parler. Roxy c’était la fille qu’on entendait à l’autre bout du camp parce qu’elle riait trop fort, c’était celle qui te collait aux baskets sans aucun scrupules, c’était celle qui semblait vivre dans un monde de bisounours malgré l’épidémie et la merde dans laquelle ils étaient tous fourrés. Cela l’horripilait. Et si sa camarade avait eu suffisamment de jugeote pour ne pas chercher plus longtemps à faire amie-amie avec elle, c’était désormais trop tard. Roxy était cataloguée comme étant une fille fragile et chiante. Faible. De ce fait elle était une proie jugée facile, son passe-temps quand il s’agissait de passer sa mauvaise humeur sur quelqu’un. Et après tout, pourquoi se rabattre sur quelqu’un d’autre ? Pourquoi aller se prendre la tête avec Hunter quand elle pouvait être là, avec sa gueule d’ange, bien plus docile ? Sans qui que ce soit pour la protéger d’ailleurs. Ce fut pour cela qu’Elyrian avait jeté son dévolu sur elle. Mais ce qu’elle ignorait encore, c’est que la docilité de Roxy ne durerait pas bien longtemps.

Postée face à la brune, la lanceuse de couteaux s’autorisa bien vite un sourire narquois au possible. En un coup d’œil, elle jaugea son interlocutrice, méprisante, avant d’observer la forêt aux alentours. « Alors quoi Roxy, t’attends ton prince charmant ? Enfin, je veux dire, t’attends Roy ? A vrai dire elle n’était sûre de rien, cependant la jeune femme face à elle avait clairement pris l’habitude de toujours rester dans les pattes du brun, au point qu’il était facile de se poser des questions sur les sentiments qu’elle développait pour lui. Saffron semblait d’ailleurs du même avis, ce qui confortait la blonde dans ses hypothèses. Elle désirait toutefois observer les réactions de sa camarade, afin de se faire une idée plus précise. Ce fut pour cela qu’elle laissa quelques secondes s’écouler, l’observant sans un mot, avant de reprendre sur ce même ton ironique au possible. Décidément, elle n’avait aucun respect pour elle. Strictement aucun. T’aurais pas dû le quitter d’ailleurs, c’est dangereux pour toi de rester loin de tes protecteurs, c’est pas comme si tu savais vraiment te défendre, pas vrai ? Le sourire s’étire. D’autant plus que tu sais qu’il faut ne pas compter sur moi pour prendre soin de ta petite gueule d’ange. » Au contraire elle avait très envie de l’abimer, peut-être étais ce pour ça que ses doigts s’agitaient désormais sur le pommeau de la dague qui pendait à sa ceinture. Il était cependant difficile de deviner s’il s’agissait d’une réelle menace, ou d’un simple tic nerveux qui ne la quittait pas. Pauvre Roxy. Pourtant, en faisant un peu d’efforts, Elyrian savait qu’elle pourrait la supporter. Seulement voilà, elle n’avait vraiment pas envie de faire ces efforts.




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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Jeu 28 Aoû - 19:21

La mine, ce lieu presque providentiel où Roy les avait menés alors que leur but premier n'était finalement pas accessible. Jamais Roxy ne se serait imaginée vivre comme ça un jour. D'abord son appartement, barricadé, puis un camion de glaces, pour ensuite se retrouver sous une tente au milieu de la forêt de Kenaï. Et finalement une mine, qui avait l'avantage de leur apporter plus de sécurité. Si ce n'est qu'elle était livrée avec son lot d'habitants, et tous n'étaient pas des plus sympathiques. Une en particulier surtout, grande, blonde, aux yeux couleur émeraude. Roxy ne comprend pas trop ce qui cloche avec elle. Au fond elle ne lui a rien fait, rien dit, et personnellement la brunette n'a rien contre elle. Mais le courant ne passe tout simplement pas, alors elle l'évite plutôt que de l'affronter. Mais elle ne peut s'empêcher de lui lancer des regards lorsqu'elle s'approche de trop près de Roy. Avec sa façon de bouger, de le regarder, de lui parler, Roxy a l'impression de bouillonner à chaque fois. Elle a beau se répéter qu'elle est bien trop occupée à fricoter avec Saffron, une petite voix ne cesse de lui murmurer qu'un homme ne semble pas lui suffire.

Tient quand on parle du loup, sa silhouette se dessine au bout du chemin menant au camps. Pourtant Roxy ne la remarque pas, trop occupée à écrire dans son carnet à l'écart des autres. Quelques pages après la liste des rôdeurs qu'elle a tués, elle couche sur papier des mots, qui peu à peu donne naissance à des paroles. C'était une chose qu'elle faisait souvent à l'époque, écrire pour son groupe de musique. Une chose qu'elle a arrêté de faire depuis que les morts se relèvent. Et voilà qu'alors qu'elle ne cherche qu'un peu de calme, Elyrian débarque, avec cette question. Roxy se fige, la panique se déverse dans ses veines en une fraction de seconde. Elle sent tout son corps qui brûle de cet effroi. Personne ne lui a jamais parlé de Roy comme ça. Ca a toujours été son secret, qu'elle avait si bien gardé jusqu'à présent. Percée à jour elle se sent désemparée, presque vulnérable. Et même si elle reprend rapidement de l'aplomb, la vague de panique qui a traversé ses yeux, Elyrian a forcément dû la remarquer. Si elle lui a parlé de la sorte, si elle l'a titillée comme ça, ce n'est pas pour rien. Rox n'apprécie pas particulièrement la plantureuse blonde, pourtant elle a toujours accepté d'être son bouc émissaire, tant que cela se faisait de loin. Là elle en vient à un affrontement brutal et frontal, chose qu'elle ne s'était jamais aventurée à faire jusqu'à présent. Roxy ne comprend pas ce qu'il lui prend, leur petit jeu tant qu'elles restaient éloignées l'une de l'autre lui allait très bien. La sérénité du camps en était préservée ainsi. Et puis la suite résonne en Roxy d'une toute autre manière. Elle se lève d'un bond, laissant son carnet s'écraser au sol. « Mais ça va pas dans ta tête ou quoi ?! » D'abord déstabilisée, la colère ne tarde pas à monter. « Tu te crois tellement unique c'est ça ? La grande Elyrian, la guerrière toute puissante ! Mais je te signale que t'es pas la seule à survivre dans ce putain de monde, réveille-toi ! J'ai pas toujours été dans un groupe, j'ai pas toujours eu des gens autour de moi et pourtant je suis toujours là, vivante. » Elle s'emporte, ne remarquant même pas que les doigts d'Ely effleurent ses lames, alors qu'elle, est complètement désarmée. Même son tournevis qui d'habitude est toujours attaché à sa cuisse n'y est pas. Terrible erreur que de se laisser avoir par l'illusion du confort que donne leur campement. « Merde, tu sais quoi Elyrian ? J'ai pas à me justifier devant toi. » Roxy n'a jamais été une grande fervente des affrontements. Autant elle tue avec délice les walkers, autant elle ne supporte pas la violence entre vivants, elle se sait incapable de faire du mal à quelqu'un. Sur ce point Elyrian n'a pas tort, c'est une petite chose fragile, et pourtant en situation de danger ça ne l'a pas empêchée de couper une main pour se défendre. Alors qu'elle se retourne et fait mine de partir, Rox fait soudainement volte face. Elle revient en arrière afin de récupérer son carnet sur le sol. « Et t'avises plus de me parler de Roy comme ça, tu sais rien sur moi ou même sur nous. » Et sur cette dernière menace soutenue par son regard le plus noir, qu'elle plante longuement dans celui de sa rivale, Roxy repart. Non sans bousculer allégrement Ely juste histoire d'appuyer un peu plus ses paroles. Elle ne s'est juste pas doutée que ce dernier geste risquait bien de mettre le feu aux poudres, définitivement.

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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Ven 29 Aoû - 1:37








Il paraît que se battre,
c’est à la mode.




Ce n’était que maintenant, à proximité de la brune et tout en lançant quelques piques sarcastiques au possible, qu’Elyrian remarqua le carnet qui trônait sur les genoux de sa camarade. Un bref coup d’œil suffit pour lui apprendre qu’elle ne dessinait pas, mais qu’elle écrivait, il était cependant impossible de savoir ce qui pouvait être ainsi couché sur le papier et en vérité la blonde ne voulait pas savoir. Car il y avait une chance sur deux pour que ces écrits ne soient rien d’autres que des poèmes romantiques adressés à Roy, ou bien un journal intime évoquant la difficulté des jours passés et à venir. En bref tout ce qu’elle ne désirait pas lire. Aussi délaissa-t-elle l’objet afin de s’intéresser aux expressions qui pouvaient traverser le visage de son interlocutrice à l’évocation de Roy. Son Roy. Son prince charmant. Et si Elyrian n’était sûre de rien à son arrivée, elle savait qu’elle pourrait au moins repartir avec des certitudes ancrées en elle. Roxy en pinçait clairement pour le brun. Cela se voyait à cette panique, lisible sur ses traits. Elle avait peur, d’être ainsi découverte. Craignait-elle de voir la blonde se servir de l’information, ou pensait-elle que si une inconnue avait réussi à deviner, alors peut-être étais ce le cas de Roy ? C’était difficile à dire, mais au final peu importait les raisons. Elle avait vu juste. C’était tout ce qui comptait. Cela suffit à arracher à la danseuse un sourire satisfait. Sourire qui disparaît toutefois bien vite quand, brutalement, Roxy se redresse pour lui faire face. Le carnet s’effondre à ses pieds mais il s’agit bien du dernier de ses soucis. Non, le problème, le vrai problème en cet instant, c’est que la brune venait de se lever. Vivement. Violemment. D’une manière que la blonde percevait comme un défi. Une véritable provocation. C’était inattendu, certes, mais il était toutefois hors de question de la laisser remporter ne serais ce qu’une bataille. Il ne fallait surtout pas qu’elle se croit meilleure, ou supérieure, ou quoi que ce soit.

Mais ça va pas dans ta tête ou quoi ?! Les sourcils de la concernée se froncent, ses prunelles d’émeraudes se mettent à luire d’un éclat sauvage qui ne présageait rien de bon et qui allait en s’accentuant au fur et à mesure que son interlocutrice poursuivait son discours. Un discours qui décelait clairement une part de vérité. Oui elle se sentait unique. Elle se sentait supérieure, fière, seule. Persuadée d’avoir été l’une des rare à se débrouiller entièrement seule des mois durant et Roxy avait beau affirmer avec force qu’elle aussi avait été contrainte de faire face sans aide extérieure, Elyrian ne parvenait pas à la croire. Ce n’était pas possible pour elle qu’une fille aussi fragile ait pu s’en sortir sans recevoir le moindre coup de main. Elle avait dû être aidée, à un moment ou un autre, à moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’un odieux mensonge. Roxy n’avait probablement jamais été obligée d’affronter la situation toute seule. Pas elle. Quoi qu’il en soit, cette façon qu’avait sa camarade de s’emporter ne lui plaisait pas, vraiment pas. Ce n’était plus Roxy la docile, qui fermait sa gueule. On en était loin. Et cela ne lui plaisait pas, de voir qu’elle s’était peut-être trompée sur elle, de voir aussi qu’elle osait lui tenir tête. Non. Voir la brunette se défendre en affirmant ne pas avoir à se justifier avait quelque chose d’amusant cependant, car se justifier, c’était clairement ce qu’elle était en train de faire. Elle s’emportait, aisément. Et surtout, le seul remède qu’elle trouva pour faire face, ce fut finalement de prendre la fuite.

En effet la gamine s’éloignait déjà, faisant finalement demi-tour le temps de récupérer son carnet, soufflant au passage une dernière remarque, suffisante pour confirmer le fait qu’elle tenait vraiment à Roy. C’est vrai, elle ne savait rien, tout du moins ce fut le cas au début de leur altercation car désormais le doute n’était plus permis. Cette histoire aurait d’ailleurs put en rester là, houleuse, menaçante, froide. Mais elle aurait pu se terminer ainsi. Ce fut sans compter sur une ultime provocation de la part de Roxy qui se décida subitement à la bousculer, sans aucune retenue. Ne s’y attendant pas, Elyrian vacilla, légèrement. Mais elle n’avait pas besoin de tomber pour se sentir provoquée et insultée juste à cause de cette simple bousculade. C’était trop, vraiment trop. La blonde se mordit férocement la langue, se retenant de planter ses couteaux dans les cuisses de sa camarade afin de la clouer contre un mur. Non, c’était excessif. Il était toutefois hors de question de la laisser filer. Ce fut donc en ravalant péniblement sa colère que la lanceuse de couteaux s’avança, sa main se refermant sur l’épaule de son adversaire. D’un simple mouvement, vif, elle l’incite à se retourner pour mieux l’attraper par la gorge, sans aucune retenue, afin de la plaquer contre le mur de la cabane en bois qui se trouvait à leurs côtés. Le geste avait été rapide, violent, et une fois certaine de maîtriser correctement la brune, Elyrian s’assura de sa docilité en glissant une dague contre son ventre, prête à se planter dans la chair au moindre geste. Le regard étincelant de colère, il était clair qu’elle ne souriait plus désormais, cela ne l’empêcha pas toutefois de rapprocher son visage de celui de sa victime du jour, sifflant à son intention, crachant son venin. « T’es pas très coopérative Roxy. Je devrais peut-être aller lui en parler à lui. Je devrais peut-être lui demander ce qu’il ressent pour toi, puis après l’avoir entendu me confirmer qu’il n’éprouvait aucun sentiment à ton égard, j’aurais plus qu’à lui faire comprendre que je suis fortement intéressée. L’ombre d’un sourire apparaît de nouveau sur son visage, franchement mauvais.  Je suis sûre qu’il ne dirait pas non à une femme ayant un peu plus d’assurance que toi. Je suis sûre qu’il ne me dirait pas non, à moi. »

C’était vicieux, sournois. C’était un coup bas. Au fond Elyrian était persuadée que cela ne serait pas si simple, d’autant plus qu’elle n’avait nullement envie de séduire Roy, pas maintenant qu’il y avait Saffron. Cependant, que pouvait-elle en savoir ? Pour le coup, la blonde espérait sincèrement passer pour une garce de première, du genre à sauter sur tous les hommes à sa portée. Car elle voulait que Roxy la craigne, réellement, elle voulait que cette idée prenne les couleurs du possible dans l’esprit de la jeune femme qu’elle maintenait toujours contre le tour, la menaçant de sa lame. Elle voulait que ses mots la touchent, l’énervent. Car il était clair qu’elle ne tolérerait pas une autre fuite. Elle voulait en découdre, sur le champ. Ce fut donc sur un dernier regard assassin que la danseuse se décala sur le côté et profita de son emprise sur la gorge de sa victime afin de l'expédier sur le côté, bien plus loin, la lâchant enfin. Profitant de ce bref instant de répit, abusant de sa position dominante, la blonde planta alors sa dague dans le bois, la délaissant ainsi loin de sa portée. Elle n’en aurait plus besoin, plus maintenant, et si jamais la gamine voulait se la jouer fourbe, il restait toujours ses couteaux dans ses bottes. Elle reprit alors la parole, droite devant son adversaire. « Allez Roxy, montre moi. Montre moi comment tu as fait pour survivre seule, sans ton groupe, sans Roy. Prouve moi que j’ai eu tort de te juger faible et pathétique. Frappe moi. Et déjà elle s’avançait vers elle, déterminée, agressive. Enfin, essaye. » Il était clair que de son côté, elle ne se retiendrait pas.




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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Ven 29 Aoû - 13:41

Si ce matin au réveil on lui avait dit qu'on viendrait la faire chier de la sorte, Roxy n'y aurait pas cru. Elle n'y comprend pas grand chose, si au moins elle avait donné matière à Elyrian pour venir l'agresser. Mais là elle ne voit pas ce qui a bien pu la pousser à agir de la sorte ! Et alors qu'elle préfère partir plutôt que d'envenimer les choses, voilà qu'elle sent la main de la blonde la retenir. Pire encore, elle la retourne. L'espace d'une fraction de seconde elle n'est pas si surprise que ça. Elle pensait bien qu'Ely ne la laisserait pas s'en sortir si facilement. Elle voudrait forcément avoir le dernier mot, juste histoire de bien asseoir sa position de dominante. Et franchement Roxy était prête à courber l'échine si ça pouvait lui faire passer sa colère menstruelle. Ouais, ça doit être ça, elle doit avoir ses bringues et du coup elle fait passer ses humeurs sur elle ! Là où elle est surprise c'est quand elle sent sa main se resserrer sur sa gorge et serrer. Le choc qui la plaque contre le mur lui non plus elle ne s'y attendait pas. Rox panique et s'agite, elle se tortille dans tous les sens, essayant en vain de se libérer. Elle ne regarde même pas Elyrian, de toute manière elle doit bien se douter que la seule chose qu'elle pourrait trouver dans les prunelles noisette de sa victime c'est de la peur. Et puis elle s'arrête net de gigoter alors qu'elle sent une lame effleurer sa peau au travers du fin tissu de son t-shirt. Elle lève enfin son regard dans celui de son bourreau, cruel contraste entre la peur et la colère. Roxy peine à respirer, alors qu'elle aurait besoin de grandes bouffées d'oxygène pour suivre les battements de son coeur qui se sont emballés. Et alors qu'elle déverse son poison à son oreille, Roxy s'agrippe à ce bras qui lui enserre toujours le cou. Elle a juste l'impression qu'elle va crever là, qu'Elyrian va la planter comme un chien. Mais au fil des mots qu'elle lui souffle, la brunette sent la peur qui lentement se transforme en colère. Non, elle ne va pas la tuer, sinon pourquoi la provoquer de la sorte ? Et puis ce fut la libération, tout aussi brutale que le reste. Roxy se retrouve projetée au sol, où elle reprend son souffle avec peine, elle se dit que tout est fini, qu'Ely va la laisser tranquille. Mais quand elle lève les yeux pour la regarder elle a l'impression qu'elle se la joue femelle dominatrice de la meute. Chose ridicule contenu du fait que jamais Roxy n'a voulu faire de l'ombre à la lanceuse de couteaux. Et puis voilà qu'elle recommencer à la chercher...

Enfin, essaye. Qu'elle lui lance alors qu'elle se met à avancer vers elle. Et là c'est l'explosion, la troisième guerre mondiale, toutes les bombes nucléaires du monde réunies qui explosent en même temps. Et dans un si petit corps ça ne peut faire que des dégâts ! Elle a dépassé le stade où elle est énervée, Elyrian vient de la rendre complètement folle de rage. Un sentiment que jamais elle n’a connu auparavant, parce que ce n'est pas dans son caractère de s'énerver. Tout lui passe trop au-dessus de la tête habituellement, mais là, le sujet Roy est un sujet sensible qu'il ne faut en aucun cas aborder. Et puis la dévaloriser de la sorte, s'en est juste trop. Toutes ces années où on a pensé d'elle qu'elle était idiote alors que ce n'était pas le cas, où on l'a pensée incapable de quoi que ce soit, et où elle n'a rien dit, ressortent. Dans un cri de rage viscéral la brune se jette sur la blonde. Roxy sait qu'elle est désavantagée à bien des niveaux; plus petite, plus légère et sûrement moins forte, mais elle sait aussi quels sont ses points forts. Elle sait que si elle veut avoir une chance elle doit attaquer la première. Avec son élan Rox arrive à faire basculer Elyrian au sol et elle profite de l'effet de surprise pour lui asséner un coup de poing. « Espèce de garce ! » Elle crie alors que son poing s'écrase sur la pommette de son adversaire. Elle doit sûrement avoir aussi mal qu'Elyrian, c'est la première fois qu'elle donne un véritable coup, avec le désir de faire mal du moins. Et sur le moment elle se demande comment font les gens pour se battre aussi souvent si ça fait mal à ce point ! Elyrian est parvenue à ses fins, Roxy ne peut s'empêcher d'imaginer Roy et Ely enlacés, et c'est cette image qu'elle a envie de massacrer. Une image matérialisée juste sous ses yeux qui transpirent la rage, sous les traits d'une blondasse. Putain si avant elle ne pouvait pas trop l'encadrer, maintenant c'est une autre histoire ! Avec sa main endolorie Rox enchaîne avec un second coup de poing, moins fort cette fois, et ne visant pas vraiment, elle atterrit sur son nez. Et sa propre douleur lui arrache un autre cri, elle ne peut s'empêcher de secouer sa pauvre extrémité, toujours perchée sur la blonde. Et là si le scénario se déroulait comme dans un film, Ely aurait eu son compte et ne bougerait plus tandis que Roxy s'éloignerait, son honneur sauf. Sauf que voilà, Elyrian est bien plus coriace que ça, et Roxy loin d'être assez forte pour faire tant de dégâts.

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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Lun 1 Sep - 17:28








Il paraît que se battre,
c’est à la mode.




Les sentiments de la blonde étaient confus, se mélangeant dans son esprit et les fibres de son corps. Un mélange de colère et de provocation, de satisfaction et de dégoût. Elyrian peinait à savoir si cela lui plaisait de sentir Roxy si fragile et si paniquée entre ses doigts –bien que cela ne dura pas au vu de cette dague glissée contre son ventre-, ou si cela ne devait qu’accentuer le mépris qu’elle éprouvait pour elle. En vérité la jeune femme ignorait ce qui la poussait à agir ainsi. Elle aurait pu continuer de la détester de loin, s’abstenir d’envenimer les choses par simple souci de préserver le calme au camp, peut-être aurait-elle pu lui apprendre à se comporter autrement, à être plus forte, au lieu de l’enfoncer de la sorte. Mais elle n’avait pas pu. Parce qu’elle était en colère, constamment. Parce que la brune était la seule contre qui elle pouvait passer ses nerfs en cet instant. Parce qu’elle en avait marre de faire des efforts et de se retenir. C’était sa ville, son camp. Et cette squatteuse était là, disponible, fragile, horripilante. Sa simple présence la bouffe et aujourd’hui cette histoire se réglerait une bonne fois pour toute, à moins qu’il ne s’agisse que du début, une déclaration de guerre on ne peut plus officielle. Une déclaration que venait de faire Elyrian en resserrant un peu plus ses doigts autour du cou de sa victime, en crachant son venin, susurrant ses menaces dans un souffle provocant et odieux. Progressivement, la blonde sentit que ce n’était plus la peur qui coulait dans les veines de sa proie, c’était quelque chose de plus violent, quelque chose qui lui donnait la force de s’agripper avec violence à son bras, quelque chose qui lui donnait le courage de vriller son regard dans le sien afin de le soutenir. Hargneuse, enfin. Haineuse, clairement. Bien, enfin elle réagissait. C’était tant mieux, sans quoi la danseuse aurait eu une impression d’inachevée, frustrée au possible de voir que ses tentatives restaient vaines. Elle voulait la voir réagir, se défendre, sortir les crocs. Elle voulait voir une Roxy différente, sans parvenir à s’expliquer pourquoi un tel besoin. Et elle sentait que le moment était venu, aussi la relâcha-t-elle enfin, l’expédiant sur le côté et plantant sa lame dans le bois de la cabane afin de s’en débarrasser. Car désormais seul les poings parleraient, comme elle était en train de le proposer à la brune. Tout du moins si cette dernière parvenait à la toucher.

S’avançant vers elle, Elyrian lui laissait clairement le temps de frapper la première, se demandant toutefois si Roxy parviendrait à saisir cette chance à temps. Ce fut apparemment le cas car, dans un cri témoignant de sa rage évidente, elle se jeta sur elle. La danseuse se retrouva bien vite à terre, sous la force de l’impact, et manqua de s’exploser le crâne au sol. Bon, au moins, son adversaire était vraiment énervé comme le prouvait ce coup décoché sur sa pommette, violent, lui arrachant un grondement tant de douleur que de rage.  L’insulte fuse dans le même temps, mais la jeune femme ne s’en offusque même pas, ne pouvant s’empêcher de trouver la remarque véridique. Oui, en cet instant elle n’était décidément que ça. Une garce. Mais en ces heures sombres, il s’agissait du dernier de ses soucis. Ses prunelles d’émeraudes brûlaient, rageuse et ancrées dans celles noisettes de sa compagne qui s’avérait être dans le même état qu’elle. Au point qu’un second coup de poing suivit le premier, à hauteur du nez cette fois. Moins de force avait été mise en œuvre si bien que rien ne craqua, c’était cependant juste et cela faisait tout de même mal. Sacrement mal, lui arrachant un nouveau grognement. La brune semblait cependant souffrir autant, si bien qu’elle agita sa main dans les airs en pensant calmer ainsi la douleur qui tiraillait ses phalanges, le tout dans un léger cri. La voix de la blonde s’éleva alors de nouveau, sifflante, froide. « T’as fini ? » C’était de la haine, pure et dure, accentuée par ces coups qu’elle venait d’encaisser. Quelques gouttes de sang vinrent d’ailleurs glisser jusqu’à ses lèvres, lui faisant ainsi comprendre que le coup au nez avait porté ses fruits. Pas le temps de s’en occuper toutefois que déjà la blonde se vengeait, choppant son adversaire par le col de ses vêtements elle l’attirait ainsi à elle tout en se redressant dans le même temps, avant d’exploser le sommet de son crâne contre son nez, violemment. La relâchant afin qu’elle puisse reculer sa tête, cette réaction on ne peut plus logique lui permettait déjà de poursuivre, enchaînant avec un coup de poing à hauteur de sa mâchoire afin de la dégager sur le côté, inversant leur position, lui permettant ainsi de se retrouver à califourchon sur la brune.

Elyrian en profita pour l’enserrer entre ses cuisses, tentant de l’empêcher de bouger. Son poing s’éleva une nouvelle fois, prêt à s’abattre de nouveau. Les idées fusaient dans son esprit. La tempe. Le plexus solaire. La trachée. Cela pourrait être si simple de lui faire mal, vraiment mal, au point de manquer de la tuer. Elle en avait envie, comme pouvait en témoigner ce poing qui s’apprêtait à fuser, mais dans un éclair de lucidité le coup se stoppe, s’arrêtant de justesse, ne laissant qu’un poing serré contre la gorge de la brune, posé contre sa peau, sans avoir fait le moindre dégât. Elyrian tremble, furieuse. Sa respiration se fait sifflante et finalement elle se contente d’attraper son adversaire par les poignets, plaquant ces derniers au-dessus de sa tête achevant ainsi de l’immobiliser. Sans parler des coups qu’elle avait déjà offerts. Ignorant l’état dans lequel Roxy pouvait se trouver, la danseuse reprend la parole, le souffle court, ignorant le sang qui glissait encore le long de sa peau.
« Pourquoi t’es en vie ? Pourquoi putain ?! Il était là le problème. C’est pour cela que la blonde était incapable de se contenter de l’ignorer, incapable de la mépriser de loin. C’est parce que ça faisait trop mal. C’était trop pénible de la voir elle, si fragile, bien vivante au camp, alors que des personnes bien plus fortes et méritantes avaient été tués à cause des saloperies qui erraient partout. Ça la bouffait, de la voir respirer, alors que ses proches s’étaient transformés en ces choses. C’était injuste. Pourquoi elle ? Se mordant férocement la lèvre, la blonde fut de nouveau saisie par ce besoin de lui faire mal, cette envie féroce au fond des tripes. Sa prise se refermait sur ses poignets, ses ongles se plantant un peu plus dans la peau. Elle était en vie, à aimer le monde, à rire. Elle était en vie, incapable de se défendre, incapable de juste dire à Roy qu’elle l’aimait. Pitoyable, hésitante. Mais en vie. Elle ne se rendait même pas compte de ce privilège qu’elle avait ? Ne voyait-elle pas… Est-ce que tu te rends seulement compte de ta chance Roxy ?! T’es en vie bordel de merde. T’attends quoi pour te bouger le cul ?! » Qu’attendait-elle pour être suffisamment forte, afin de ne devoir sa survie qu’à elle seule et non à de la simple chance. Qu’attendait-elle pour profiter de ses instants avec Roy une bonne fois pour toute, car ce serait peut-être les derniers. C’était gonflé, probablement, que de lui parler ainsi. Après tout, qui pouvait prétendre savoir ce qu’il était juste de faire ou non ? Qui pouvait affirmer savoir comment profiter de cette vie ne tenant qu’à un fil. Réagis, réagis Roxy. Ne lui donne plus jamais l’occasion de te tuer. Montre lui que tu mérites le respect. Sans quoi elle te frappera, encore et encore, jusqu'à ce que tu parviennes à lui résister.




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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Mar 9 Sep - 17:31

Putain mais qu'est-ce que c'est ce bordel, sérieux ?! Dans sa tête c'est tout autant la merde que ce qui est en train de se dérouler juste là, sous ses mains. Roxy si elle assistait à la scène aurait de la peine à croire qu'elle est belle et bien actrice de tout ce petit manège. Jamais, ô grand jamais, elle n'aurait imaginé un seul instant qu'un jour elle en arriverait là. La brunette depuis le début s'est jurée de ne pas changer, de ne pas s'en prendre aux autres vivants. Elle n'a dans son corps aucune once de méchanceté, si ce n'est pour les rôdeurs qu'elle a toujours tués sans une hésitation, voire même avec une certaine délectation. Alors toute cette histoire ça ne lui ressemble pas. Elle aurait dû se contenter de partir, et laisser Elyrian seule avec sa colère, ça aurait bien fini par lui passer. Mais elle n'y est pas arrivée, et elle ne comprend pas trop pourquoi. Est-ce que c'est parce qu'elle ne supporte plus son mépris infondé ? Ou parce qu'elle n'accepte pas qu'elle lui parle de Roy de la sorte ? Ou alors est-ce tout simplement qu'elle a réussi à la pousser à bout en la rabaissant comme trop de gens avec elle ? Finalement ça doit être un mélange de toutes ces causes. Mais en attendant Rox n'a pas trop le loisir de réfléchir à tout ça. Elle a mal, la douleur lui irradie la main jusqu'à s'estomper au niveau de son coude. Elle secoue sa main, essaie d'étendre ses phalanges pour estomper la douleur, mais elle n'y parvient pas. C'est Elyrian elle-même qui s’accapare à nouveau toute son attention avec sa question. Elle a envie de lui crier que non elle n'a pas fini, qu'elle va encore lui en foutre une ou deux histoires de lui casser sa jolie petite gueule. Mais Rox n'en a pas le temps, car à peine a-t-elle remarqué le sang qui coule du nez de son adversaire, que celle-ci s'agrippe au col de son t-shirt. Sur le moment c'est la surprise qui s'éprend de son corps, mais elle déchante bien vite. Elle entend son nez qui fait un bruit horrible alors que la tête de la blonde vient le percuter de plein fouet. Par réflexe elle porte ses mains à son appendice ensanglanté, mais elle n'a pas le temps de réaliser à quel point elle a mal qu'elle sent sa mâchoire s'enflammer sous le nouveau coup porté par Elyrian. Elle a l'impression d'être dans un grand huit, secouée dans tous les sens sans rien pouvoir contrôler. Sauf que celui-ci est nettement plus douloureux que ce dont elle se souvient. Elle finit d'ailleurs sa course allongée au sol, sonnée, et avec une furieuse envie de sauter dans un bain de glace afin d'anesthésier tout son visage.

Encore une fois Roxy se retrouve en position d'infériorité face à Elyrian. Et cette fois semble la déranger bien plus que toutes les autres. Elle la fixe, hargneuse, mettant de coté la douleur qui tape tantôt dans sa mâchoire, tantôt dans son nez. Elle tente de se défaire de son étreinte, mais ses tortillements sont vains. Lorsqu'elle voit le poing de la danseuse s'élever à nouveau au-dessus d'elle, Roxy pourrait tenter de l'attaquer à nouveau, mais elle se contente de s'agripper à ses cuisses pour tenter encore une fois de s'en sortir. « Putain mais lâche-moi ! » Mais la seule réponse qu'elle reçoit c'est le poing qui s'abat sur elle, mais se stoppe net avant de la toucher. L'espace d'un instant, la brune s'est figée, anticipant la violence du coup qui l'attendait, n'ayant même pas eu le temps de faire bouclier de ses mains. Mains qui se retrouvent rapidement entravées par celles de la blonde. Elle est passive, totalement passive, et subit tout ce qu'Elyrian lui fait endurer. Pourquoi t’es en vie ? Pourquoi putain ?! La question la frappe, et elle a l'impression de comprendre le fond du problème. Elle lui en veut, elle lui en veut d'être toujours en vie alors qu'elle a dû perdre des gens qui lui étaient chers. A ses yeux elle est si fragile, elle ne devrait plus être là, et pourtant c'est le cas. Elle est là, bien vivante, et Ely ne l'a jamais vue telle qu'elle peut l'être face à des rôdeurs. Elle n'a l'image que de la gentille Roxy bien docile du camps, celle qui fait ce qu'on lui dit bien gentiment. Seulement elle n'est pas comme ça normalement, c'est juste qu'elle cherche sa place encore. Et la suite ne fait que confirmer ses soupçons.

Alors qu'elle sent les ongles d'Elyrian s'enfoncer dans sa peau, Roxy lève les yeux pour tenter de les regarder. Elle renifle le sang qui coule toujours de son nez et qui a fini par atteindre la commissure de ses lèvres. Le goût ferreux de l'hémoglobine se répand dans sa bouche et finit par la faire cracher sur le coté avant qu'elle ne prenne la parole. « Qu'est-ce que ça peut te faire bordel ?! Qu'est-ce que t'en as à foutre de ma gueule ?! Ca te fait tant chier que ça que je sois en vie et pas d'autres personnes ?! Merde j'ai vu la meuf la plus forte que j'ai jamais connue se faire descendre devant moi c'est pas pour autant que je vais faire chier le premier type que je croise ! C'est pas de MA faute si t'as perdu des gens que tu aimais MERDE ! » Alors qu'elle était immobile, Roxy tire d'un coup sec sa jambe droite de l'entrave des cuisses de la lanceuse de couteaux. Et elle enfonce son pied dans l'abdomen de son bourreau afin de la faire lâcher prise. Si elle n'est pas assez forte pour l'éjecter, au moins elle la fait reculer assez pour qu'elle lâche ses poignets, non sans y laisser de belles traces de griffures qui se teintent de rouge rapidement. « Va te faire foutre Elyrian, je suis en vie et je compte bien le rester ! » Elle lui crache au visage cette fois, un truc que son frère lui a appris lorsqu'elle était gamine, sauf qu'à cette époque c'était pour faire le concours de celui qui cracherait le plus loin. Elle n'a pas réfléchi, elle a agit par pur réflexe, parce que frapper ce n'est pas un geste naturel chez elle. Et pourtant elle balance un dernier coup au visage de la blonde, presque faiblard parce que fébrile à présent à cause de tout ce qui s'est passé. Tout ça c'est un sacré bordel, et Roxy n'est même plus capable d'identifier toutes les émotions qui se bousculent dans sa tête. Tout ce qu'elle sait pour sûr, c'est qu'elle a envie qu'Elyrian la laisse tranquille, que tout ça soit derrière elle.

_________________

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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Mar 9 Sep - 19:03




Nous sommes un petit groupe. Cinq ou six, je crois, je ne sais plus si le grand brun à survécu à notre rencontre avec la famille sangliers la dernière fois. Qu’importe, ça fait une bouche de moins à nourrir, et plus de bouffe pour moi. Je ne suis pas la chef de la bande, mais le type qui ouvre la marche m’aime bien. Enfin je crois. Je sais juste qu’il me laisse manger juste après lui. Un peu comme si j’étais sa seconde. J’apprécie, ça veut dire que je mange presque à chaque fois qu’on choppe un truc. Et lui, il est rapide, il choppe presque toujours des trucs. Peut être que si on était pas mort, j’aurais été sa copine. Mais cela fait bien longtemps qu’on ne pense plus à ce genre de chose.

On avance lentement mais surement près de ce qui ressemble à un camp d’humains. On sent l’odeur de la fumée, du feu et la viande. Le chef grogne sur le reste du groupe, alors on se resserre vers lui. Je le colle de près, claquant des dents quand le rouquin essaye de me piquer ma place : qu’il essaye et je lui arrache la tête. Notre petit groupe avance sur le flan sud du camp : il y a du bruit, mais pas trop, ils ne doivent pas être trop nombreux. Tant mieux, quand ils sont beaucoup, on a souvent des problèmes. Le chef fait un geste de la tête, et deux d’entre nous s’écartent pour faire le tour : ils leur couperont ainsi le chemin vers la sortie. Une technique efficace, que l’on a piqué aux loups qui nous ont déjà subtilisé bien des proies. Un nouveau grognement et c’est l’assaut : le repas ne s’échappera pas ce soir …
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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Sam 13 Sep - 17:23








Il paraît que se battre,
c’est à la mode.




Roxy, c’est un animal, mais un petit animal. Le genre inoffensif, qui s’agite et qui grogne. Un chihuahua, qui arrive parfois à mordre mais qu’on ne prend jamais au sérieux, ou qu’on finit par piquer quand on se rend compte qu’il n’est pas si docile que ça, au pire. Mais ce n’est pas dangereux, on l’aime, on le trouve mignon, mais on ne le craint pas, on ne le respecte pas. On en rit. Et rire, c’est ce que la blonde aurait aimé faire, se contenter de se moquer de cette brune, de loin, afin de la juger pathétique ou cruche, ou juste stupide. Qu’importe. Elle aurait préféré se moquer, car aujourd’hui elle ne peut pas. Elle ne peut pas se contenter de ça, parce qu’elle avait trop perdu, parce que des proches forts, courageux, ou même juste des êtres aimés, sont morts. Et elle restait en vie. Les meilleurs étaient partis et ne demeurait aujourd’hui que cette pathétique gonzesse, avec ses rollers à la noix et son sourire de bisounours. Ça la tuait, ça la bouffait, et aujourd’hui elle explosait. Clairement. Ce qui justifiait ce début de bagarre entre elle, le sang qui s’écoulait le long de leurs nez respectifs, ces mâchoires qui s’enflamment, ces prunelles haineuses qui en font autant. Si un regard pouvait tuer, les deux jeunes femmes seraient mortes probablement en même temps, et ça aurait été violent. Violent comme les mains de la blonde qui se referment sur les poignets de Roxy, plantant ses ongles dans la peau, ignorant cette poigne à hauteur de sa cuisse alors que son adversaire tente péniblement de se défaire de son emprise. C’est vain. Vain parce qu’elle est furieuse, vain parce qu’elle refuse de la laisser s’échapper aussi facilement, sans lui avoir craché ce qu’elle avait à dire. Fallait que ça sorte, fallait qu’elle hurle. C’était ça ou des coups supplémentaires. Les paroles haineuses de sa comparse, cette dernière voulant être libérée, ne changera rien à tout ça. Rien du tout.

Elyrian le lui dit alors, criant, folle de rage. Pourquoi elle était en vie, pourquoi elle et pas les autres, elle et pas son père. Pourquoi, pourquoi, pourquoi. Le mot virevolte dans son esprit, accentuant sa colère à chaque seconde qui passe, lui donnant aussi soudainement envie de pleurer. Elle détestait cette situation, elle détestait cette saloperie d’épidémie, elle détestait cette survivante en particulier. Cette dernière détourne alors la tête un bref instant afin de cracher du sang, la danseuse se demandait un bref instant ce qui avait pu la retenir de lui expédier ce dernier au visage, ce qui l’aurait à coup sûr rendue littéralement folle, avant de balayer cette question stérile de son esprit, s’intéressant plutôt aux propos que lui sortait désormais la brune. Oui. Oui ça la faisait chier de la savoir en vie, oui ça la faisait chier de la savoir ici. Parce que la mine c’était son camp, son camp à elle, et tant que quelqu’un s’y trouverait la blonde savait qu’elle ne pourrait s’empêcher de s’en sentir responsable. Un peu. Parce que c’était chez elle, parce qu’elle avait encore des putains de sentiments et un cœur au fond, parce qu’elle était incapable de laisser les gens crever comme des merdes face à des zombies, même lorsqu’elle ne les aimait pas. Et avoir Roxy dans les parages, c’était juste avoir un poids accroché aux chevilles. Elle a beau essayer de s’en détourner, de la laisser avec Roy et les autres pour ne pas avoir à l’assumer, elle restait là. Vivante, mais sur le fil du rasoir. Et alors que la brune se stoppait enfin, sur une explication concernant une fille qu’elle avait vu mourir, malgré sa force, cette dernière parvient finalement à dégager l’une de ses jambes pour lui envoyer son pied dans l’abdomen. Les ongles de la blonde s’attardent sur la peau de ses poignets, griffant ces derniers jusqu’à ce qu’elle ne se retrouve contrainte de la lâcher, dans un grognement rageur à cause du coup offert. Cela ne l’empêche pas de hurler de nouveau toutefois, malgré les nouvelles insultes de sa compagne et son assurance quand elle affirme vouloir rester en vie. « OUI. Oui ça me fait chier, putain tu… » Le crachat fuse. Dégueulasse, efficace, humiliant. Le grondement de la danseuse suit bien vite, vexée, menaçante, rageuse.

Le temps d’essuyer son visage d’un revers de main, tâchant cette dernière de son sang au passage, la jeune femme perçoit un nouveau coup, plus fébrile, moins efficace. Terriblement moins conséquent que ce que Roxy avait pu lui mettre à la gueule jusque là. Suffisant toutefois pour raviver sa soudaine envie de la tuer sur le champ. Le poing de la blonde se lève de nouveau furieux, mais reste finalement dans les airs quand des grondements sourds lui parviennent aux oreilles, remplaçant cette fureur sourde qui lui vrillait les tempes. Alors la danseuse s’interrompt, suspend son geste, ses prunelles d’émeraudes ne se perdent plus dans celles de sa victime mais bien dans les alentours, une main postée au sommet du buste de sa camarade, la dissuadant ainsi de se relever. Ce n’était pas violent toutefois, plus maintenant, juste ferme. Cela sonnait presque comme un avertissement, un conseil, une protection. « Merde. Le mot lui échappe, dans un souffle hargneux et la seconde qui suit, la jeune femme se retrouve debout, abandonnant totalement Roxy. Aussitôt elle s’avance vers la bicoque qui lui faisait face, récupérant ainsi sa dague qu’elle avait planté dans le bois avant de faire volte-face. Les rôdeurs étaient là, accourant dans leur direction. Ils étaient quatre. Pour le moment. Et c’était déjà trop. Elyrian se permet alors un simple coup d’œil en direction de la brune et un sourire mauvais s’étire sur son visage. Elle n’avait rien pour se défendre, rien du tout. Voilà pourquoi ça me fait chier Roxy. Tu mérites pas ta survie, tu la dois aux autres ou a de la chance. T’ES DESARMEE PUTAIN DE MERDE. Je fais quoi, je te laisse crever hein ? Bon dieu tu mériterais tellement que je te… » Elle aurait voulu hurler pendant des heures encore, pointant du doigt l’inconscience pure et dure de sa camarade, celle-ci ne possédant rien sur elle, misant trop sur la sécurité présumée du camp. Sauf que la sécurité ça existait plus. La survie de Roxy c’est juste une putain de blague, déplaisante au possible. Elle mériterait de crever, car si elle n’avait pas été là, c’est probablement ce qui lui serait arrivé. Pauvre fille.

Le regard de la danseuse se fait hargneux au possible, mais elle ne dit rien de plus, car justement elles n’avaient pas le temps. Il ne fallait compter que sur ses réflexes, sa rapidité à réfléchir et agir. Et quoi qu’on puisse penser ou dire d’Elyrian, elle n’est pas foncièrement mauvaise, malgré toutes les menaces qu’elle peut proférer. C’est pour ça que d’instinct elle se penche en avant afin de récupérer dans ses bottes ses deux couteaux de lancer. Le premier fuse, expédié dans le crâne du rôdeur le plus proche alors que le second est envoyé à Roxy, dans le doute il est envoyé juste à côté d’elle et non pas directement dans ses mains, la danseuse doutant de la capacité de sa camarade à rattraper une lame en plein vol. Maintenant elle avait plus qu’à se démerder avec ça. Déjà que cela la contraignait à affronter ces rôdeurs au corps à corps, chose qu’elle détestait, la peur lui dévorant constamment les entrailles. Espérons que Roxy soit apte à faire quelque chose de ce couteau ainsi offert, sans quoi elle était mal. Vraiment mal. Mais déjà la blonde se lance à l’assaut, visant ainsi un second rôdeur, tranchant les mains à portée dans l’unique but de ne plus avoir à subir leurs éternels étranglements, avant de se mettre à viser le crâne, tentant au passage d’esquiver cette gueule qui désirait la mordre si ardemment. Honnêtement, quitte à se faire mordre, elle préférait les morsures de Saffron.




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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Ven 19 Sep - 19:44

Mais ils sont où les autres abrutis de ce fichu camp ?! Roxy a pourtant crié. Ou alors elles ont forcément dû faire assez de bruit pour qu'on les remarque. Alors pourquoi personne ne débarque pour les séparer ? Bon ok, quand Roy et Kingsley s'étaient battus à Kenaï, personne ne les avaient interrompus. Mais là, deux filles qui se battent généralement on a pas peur de s'interposer. A moins d'être un vieux lubrique qui prend son pied à mater deux gonzesses se frapper. Avec ou sans boue. Mais personne ne vient, Roxy doit se débrouiller seule. Face à un rôdeur ça ne l'aurait pas dérangée, mais face à une vivante c'est une autre histoire. Elle ne veut rien de tout ça, elle ne veut pas se battre. Et pourtant elle le fait, parce qu'Elyrian ne lui laisse pas le choix. Parce qu'au fond elle veut à présent lui prouver qu'elle a tort. Elle l'a poussée à bout, elle qui habituelle se contre-fiche de ce que les autres pensent. Aux yeux des autres elle est inoffensive, voire même inutile. Mais Roxy sait très bien qu'elle est plus que ça, elle aussi peut être dangereuse, et elle fait bien plus que ce que tous s'imaginent. Mais le rôle de clown de service qui ne fait pas grand chose doit bien être rempli par quelqu'un. Et s'il le faut, Rox accepte ce rôle. Et au fond elle commence à envier l'image qu'Elyrian renvoie. Jamais Roxy n'a été prise au sérieux, même lorsqu'elle faisait tout pour. Ely impose le respect rien que par sa présence, alors que Roxy si elle tente de faire quoique ce soit elle paraîtra limite ridicule ! C'est injuste, et Roxy ne l'accepte plus. Et si frapper la blonde va à l'encontre de bien de ses idéaux, au fond ça la soulage. Elle sort toute cette frustration accumulée inconsciemment.

Le problème d'Elyrian est là, elle veut comprendre, elle veut des explications. Alors que rien n'est logique, rien n'a plus de sens ! Le vieillard du coin pourrait très bien survivre au militaire surentraîné, que Roxy ne s'en étonnerait même pas. Et elle est là, la grande différente entre les deux jeunes femmes. La brune ne se pose pas de questions, elle prend les choses comme elles viennent et les acceptent. Alors que la blonde, elle, veut à tout prix tout analyser, tout comprendre. Alors forcément à ses yeux Roxy est une erreur de la sélection naturelle, un oubli dans la chaîne alimentaire dont les humains, vivants, ne sont plus les leaders. Et à voir son comportement parfois totalement irréfléchi, elle ne doit pas être la seule à le penser. Parfois, même Rox, se rend compte qu'elle a frôlé la catastrophe. Mais c'est plus fort qu'elle, elle est incapable de rester en place, incapable de réfléchir correctement avant d'agir. Et si un jour ça doit causer sa perte, soit, elle l'acceptera. Elle ne se mettra pas à rejeter la faute sur quelqu'un d'autre, comme Elyrian semblait le faire avec elle. Libérée de l'emprise de la danseuse, elle pense que c'est fini. Que son affirmation sur son intention de rester en vie serait le point final à toute cette histoire. Mais elle se trompe lourdement, Ely lui crache que oui ça l'a fait chier qu'elle soit toujours là à respirer. Ce à quoi elle répond en lui crachant au visage, ayant atteint un autre niveau de rage. Comment ose-t-elle s'autoriser une telle chose ?! Elle se prend pour Dieu le Père ou quoi ? C'est par parce que madame n'a pas envie qu'elle vive, qu'elle va se pendre pour lui faire plaisir ! Habitée par une toute nouvelle colère, parce qu'elle ne cautionne pas ce qu'Elyrian se permet de penser, elle la frappe une dernier fois. Lamentablement. Mais le coup est parti, sans regret cette fois. Elle l'aurait voulu plus puissant, à la hauteur de son affirmation qu'elle est bel et bien en vie et qu'elle lui chie dessus si ça ne lui plaît pas !!

Et alors que le poing de la belle aux yeux verts s'élèvent une nouvelle fois, Roxy ne demeure pas passive cette fois. Elle replie sa jambe, jusqu'à ce que son genou vienne toucher sa poitrine. Et au même moment qu'elle allait la faire valser, et qu'elle allait lui écraser je-ne-sais-quelle partie de son visage encore une fois, les deux rivales se figent. Leurs deux visages se tournent à l'unisson dans la direction où les bruits bien trop familiers désormais se sont faits entendre. Par réflexe elle balaie cette main qu'elle pose sur son buste dans un geste brutal, elle ne veut pas de son avertissement, de ce qu'elle prend pour un nouvel étalage de son autorité. Elle n'est pas conne, elle aussi les a entendus. Elle ne va pas se mettre à danser la rumba ! Après avoir jeter un regard hargneux à la blonde, Rox regarde à nouveau dans la direction d'où viennent les bruits. « Putain dégage ! » Elle la pousse au même moment où elle décide d'enfin la libérer de son poids. Roxy se lève d'un bon, le rush d'adrénaline qui se déverse dans ses veines lui faisant oublier à quel point elle a mal. Par instinct elle porte sa main à sa cuisse. Pas de tournevis. Merde. Son épée et ce dernier se trouvent dans sa cabane. Quelle petite conne ! Et voilà qu'Elyrian en rajoute une couche, et cette fois elle ne peut pas la contredire. Pourtant elle ne panique pas, dans The Last Of Us, Joel tue bien les zombies à coups de briques ou de bouteilles, alors elle pourra bien le faire avec une pierre, non ?

Alors qu'elle s'apprête à ramasser une pierre, telle la SDF des temps zombifiques, Ely lui lance un de ses couteaux. Ne manque qu'un ralenti, une lumière suivant le vol de l'arme et un choeur et le tout serait digne d'un film. Rox ramasse la lame prophétique sans un mot, se contentant de lancer un regard mauvais à Ely juste pour la forme. Elle ne semble même pas impressionnée par le lancé qu'elle vient d'effectuer, qui pourtant l'aurait mérité. Et même qu'en temps normal ça aurait eu son petit effet sur la brune, mais là, elle n'a juste pas envie de lui donner la moindre satisfaction. Roxy jauge rapidement du poids de sa nouvelle arme, une espèce de lime à ongle face à l'épée qu'elle manie habituellement. Mais bon, au moins elle est armée, et elle ne va sûrement pas s'en plaindre ! Elle essuie d'un revers de manche le sang sous son nez et se met immédiatement à courir contre les trois derniers walkers qui leur font face. Elle prend celui qui se trouve le plus à droite, le plus proche d'elle. C'est un type maigrichon. Dans sa tête son nom lui apparaît immédiatement : Carter. Elle fonce droit sur lui sans une once d'hésitation, et comme pour Ely peu avant, elle enserre sa taille afin de le faire chuter en arrière. Le corps réanimé s'effondre, Roxy avec, mais elle est plus rapide que lui et avant qu'il n'ait le temps de faire quoi que ce soit, elle lui plante le couteau dans l’œil. La brunette sait pertinemment que c'est une arme de jet, mais elle ne s'aventurera pas à s'y essayer, elle sait qu'elle n'y arrivera pas. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, elle est à nouveau debout, elle semble satisfaite d'une manière presque malsaine. Elle est à nouveau dans son élément, elle fait de nouveau ce qu'elle aime faire. C'est affreux, ça ne va absolument pas avec le reste de sa personnalité, et pourtant tuer du zombies c'est son gros kiffe. Et pour un chihuahua aux allures inoffensives elle se débrouille plutôt bien. Les deux derniers walkers n'ont pas encore réalisé qu'elle est là, juste là à coté d'eux. Alors Roxy enchaine, mais cette fois, trop près elle ne peut profiter de son élan. Alors elle doit changer de stratégie, cette fois elle lui saute dessus directement. Elle s'agrippe à cette peau en décomposition qui pue et qui se décolle sous ses doigts. Elle s'en formalisera plus tard, pour l'instant elle vise la base de la nuque et dans un mouvement allant vers le haut, elle fiche une nouvelle fois sa lame dans un crâne. Elle rigole telle une maniaque alors que le corps s'étale au sol. Rosetta n'est plus, et définitivement cette fois.

Roxy se retourne vers Elyrian, tenant toujours son couteau entre ses doigts. Elle s'est chargée du dernier rôdeur. Exit la satisfaction et le rire, Rox ne peut oublier ce qu'Ely lui a dit, lui a fait. Elle s'approche d'elle à grandes enjambées. « C'est pas parce que tu m'as filé ton cure dents que j'vais changer d'avis à ton sujet. T'es vraiment qu'une pauvre fille qui ferait mieux de se trouver quelque chose d'autre à faire que d'agresser les autres sans raison, valable. » Elle est toujours en colère, elle ne lui pardonnera pas son jugement. Elle qui n'est pourtant pas rancunière habituellement, la blonde a réussi à toucher un point sensible, qu'elle-même ignorait posséder. « J'suis un être humain vivant, j'ai autant le droit d'être en vie que toi, ou Saffron, alors va falloir t'y faire ! » Elle reste à bonne distance de cette fille qu'elle ne peut désormais s'empêcher de détester. Elle ne veut pas recommencer, elle ne veut pas recommencer à se battre. Enfin si, elle aimerait bien, pour évacuer toute cette tension. Mais ce sont son nez, sa mâchoire, ses poignets et même son poing qui lui rappellent à quel point ce n'est pas une bonne idée. La douleur se réveille et franchement elle s'en passerait bien.

Alors qu'elle semble obnubilée par son engueulade avec Elyrian, Rox se retourne pourtant vivement. Et prise d'un élan lui venant de sa colère, elle jette le couteau en direction du retardataire. Sur le moment elle n'a pas réfléchi, elle n'a pas pensé une seconde que c'était une très mauvais idée. Si bien que le pommeau de l'arme s'écrase lamentablement sur la poitrine du dernier rôdeur qui vient de débarquer. Au moins ça a touché la cible, juste pas au bon endroit, et pas du bon coté...

_________________

i dare you.
I dare you to lift yourself up off the floor. Maybe redemption has stories to tell, maybe forgiveness is right where you fell, where can you run to escape from yourself ? Where you gonna go ? Salvation is here. I dare you to move. @ ALASKA.
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MessageSujet: Re: « Se battre, c'est à la mode [Pv Roxy]   Jeu 2 Oct - 17:06








Il paraît que se battre,
c’est à la mode.




Elles avaient beau être seules, elles avaient beau être attaquées, cela ne changeait rien à la situation, à ce qui s’était passé juste avant. Elyrian bouillonnait encore, de colère, une haine dirigée contre cette sale gamine qui avait fait plus que de lui tenir tête. Et alors qu’elle se défendait contre un rôdeur, lui plantant sa dague dans le crâne, elle ne pouvait s’empêcher de penser à cette aide qu’elle venait d’apporter à Roxy. Cette dernière n’était même pas armée, elle n’avait rien sur elle, rien du tout pour pouvoir se défendre. Comment avait-elle fait pour survivre aussi longtemps, alors même que sa stupidité atteignait des sommets. La blonde ne parvenait pas à comprendre, ça la rendait folle, ça la bouffait, de la savoir vivante alors qu’elle ne le méritait absolument pas. Pour la jeune femme, le mérite était une notion importante, tout se gagnait, la vie étant à ses yeux une bataille constante. Alors de voir quelqu’un s’en tirer uniquement grâce à de la chance avait quelque chose d’insupportable à ses yeux, alors qu’elle-même avait perdu des proches bien plu forts, plus méritants que la brune à ses côtés. Dire qu’elle venait de lui filer un coup de pouce, elle le regrettait presque. Ce fut en achevant son ennemi constitué de chair en décomposition que la danseuse daigna soudainement s’intéresser à sa camarade, cette dernière s’était littéralement jetée sur un premier ennemi, le plaquant au sol aisément et l’achevant dans la seconde qui suit. La brune ne s’interrompt pas, poursuivant sa tuerie, se jetant sans hésiter dans les bras d’un rôdeur pour lui planter le couteau dans la nuque, le remontant ensuite jusqu’au sommet du crâne. Elle ne l’avouera pas, jamais, mais en cet instant ce chihuahua qu’elle méprisait tant lui faisait forte impression. C’est vrai, jusque là elle n’avait jamais pu voir sa comparse en action et force était d’admettre qu’elle savait agir. C’était efficace, rapide, des gestes précis dépourvus de la moindre hésitation, de la moindre peur. Ce constat suffit à agacer Elyrian, qui se doit de revoir son jugement sur l’aspect inoffensif de la brune, mais surtout ça la perturbe car elle ne sait pas quoi penser de ce comportement totalement dingue, ou suicidaire. Cette absence de peur n’est pas normale à ses yeux, certes on pouvait penser à un délire avec l’adrénaline procurée par la situation, pourtant … Pourtant ça l’inquiète. La danseuse se sait incapable d’agir ainsi, constamment terrifiée à l’idée de devoir affronter un zombie au corps à corps, son assurance s’envolait lorsque la distance entre elle et sa victime se retrouvait brisée. Elle parvenait à agir, à se défendre, à tuer, pourtant l’aisance n’était pas la même.

Les mouvements de Roxy avaient quelque chose de mécanique, comme si l’humanité qui l’habitait d’ordinaire, un amour pour son prochain égalant celui d’un bisounours, la quittait soudainement pour laisser place à une machine bien plus froide et insensible. C’était tout le contraire de la blonde, qui n’était réellement forte qu’en dehors de ces assauts et de la proximité qu’ils imposaient. En achevant son rôdeur, la jeune femme s’était sentie vulnérable, effrayée, son cœur battant à tout rompre. Roxy, elle, riait désormais et son rire avait quelque chose de dingue, de flippant. Vraiment flippant. Ce fut donc en observant ce bout de femme qu’elle ne reconnaissait vraiment pas, que la danseuse daigna se ressaisir en captant son regard, se tenant soudainement plus droite, sa dague toujours en main. Ce contact visuel ne dure qu’une poignée de secondes car déjà elle profite du moment pour récupérer son premier couteau de lancer, l’arrachant au cadavre afin de le reprendre en main, ce qui ne l’empêcha pas d’écouter d’une oreille le discours que lui réservait désormais sa camarade. Les remarques rageuses que lui délivre la brune ne l’atteignent même pas, se faire traiter de pauvre fille était bien le dernier de ses soucis et l’insulte était bien trop faiblarde et commune pour la toucher. Se redressant, la suite du discours lui arrache cependant un frisson de colère et de nervosité. J'suis un être humain vivant, j'ai autant le droit d'être en vie que toi, ou Saffron, alors va falloir t'y faire ! C’était la première fois, depuis le début de leur règlement de compte, que Roxy daignait évoquer le marin, qu’elle daignait mettre en avant l’importance qu’il avait pour elle. Il comptait, autant que sa propre vie, tout du moins étais-ce l’impression qu’avait la brune à leur sujet. Mais au fond, elle n’aimait pas, elle n’aimait pas la voir se comparer à lui, la voir penser une seule seconde qu’elle méritait autant de vivre que lui. C’était faux. Encore une fois Elyrian estimait que son compagnon actuel avait plus de mérite, bien que son jugement soit clairement faussé, et surtout la vie de ce dernier avait bien plus d’importance à ses yeux que celle de Roxy. Ce n’était pas comparable, vraiment pas. Alors la réplique fuse, dans un sérieux glacial. « Non. Non elle ne le méritait pas autant et ce n’était pas une question de droit, non elle ne parviendrait pas à s’y faire, non elle ne se trouvera pas une autre occupation juste pour les beaux yeux de son interlocutrice. C’est pas un droit, c’est quelque chose qui se mérite et toi t’as juste une foutue chance de merde. » Ses prunelles d’émeraudes s’étaient progressivement mises à étinceler, vibrantes d’une colère qu’elle peinait de nouveau à maîtriser. Alors elle se retient, péniblement, elle préfère en conclure qu’elle ne s’entendrait définitivement jamais avec la brune et qu’elles ne seraient jamais sur la même longueur d’onde. Tous ces exercices pour rester calme se virent toutefois interrompus par son interlocutrice, lorsque cette dernière fait volte-face dans un élan de rage pour expédier son couteau de lancer dans les airs.

Le premier réflexe d’Elyrian fut d’ouvrir la bouche, courroucée et prête à le lui faire comprendre : ses lames n’étaient pas des jouets, ses couteaux de lancer n’étaient pas quelque chose avec lequel on fait mumuse et ils ne serviraient pas non plus pour un entraînement. Pourtant la blonde se retient, son regard suivant la lame quand cette dernière heurte le zombie à hauteur de la poitrine et non du crâne, qui plus est c’est le pommeau qui rentre en contact avec la chair putréfiée, sûrement pas l’acier. Pitoyable. Enfin, en vérité, pas tant que ça. A dire vrai Roxy pouvait être fière d’elle, car toucher sa cible lorsque l’on a jamais tiré de sa vie, c’était déjà un exploit. Faire voler le couteau d’une manière un minimum correct, c’était compliqué et pourtant elle venait de le faire, qui plus est après avoir fait demi-tour si bien qu’elle n’avait pas eu le temps de viser. L’espace d’une seconde, la danseuse fut tentée de revoir son jugement concernant sa camarade, elle fut même saisie d’envie de lui donner une leçon, une vraie, pour lui apprendre à faire ça correctement. Mais ces pensées, plutôt généreuses, furent bien vite balayées par le grognement agacé qui lui échappe. Non. Elle n’était qu’une idiote, elle ne l’aimait pas, il était donc hors de question de lui filer un coup de main, de lui faire don d’un apprentissage quelconque ou même de la féliciter tant pour sa manière de se battre précédemment que pour ce premier lancer loin d’être pathétique pour un début. Ce fut pour cela que la blonde se ressaisit, redevenant ce qu’elle a toujours été : une garce de première. L’ombre d’un sourire franchement narquois naquit sur ses lèvres alors qu’elle fixait le rôdeur qui se demandait encore ce qu’on avait tenté de lui faire. La remarque fuse, insolente et moqueuse au possible, provocante : « Ouah. Ta façon de manier mon cure dents est absolument splendide Roxy, vraiment. Je pense pas pouvoir faire mieux. Elle fait la moue, comme déçue et envieuse des capacités de sa camarade. Cela ne dure pas toutefois car déjà elle lève le bras et dans la seconde qui suit le couteau fuse en avant, se plantant dans l’œil du zombie et s’enfonçant ainsi le plus profondément possible. L’immobilité du rôdeur avait rendu la tâche aisée, lui permettant ainsi de se vanter un peu plus, en silence. Enfin, en silence, pas tant que ça. C’était facile. » Elle hausse les épaules, tendant sa main en avant afin d’admirer ses ongles, à la manière d’une véritable pétasse orgueilleuse bouffée par un sentiment de supériorité terrifiant. Son sourire s’accentue, provocant au possible, accompagné d’un regard hautain en direction de la brune.

Sans plus de cérémonie, cessant son petit jeu, la jeune femme s’avance vers le cadavre afin de récupérer sa lame. Aussitôt fait, la jeune femme nettoie le sang sur les restes d’habits des zombies avant de les rangers dans leurs fourreaux respectifs. Elle profite de l’instant, agenouillée, pour ranger ses couteaux dans ses bottes, pour ensuite rajouter à voix haute, plus sérieusement. « J’ai pas besoin que tu changes d’opinion à mon sujet. Déteste moi, j’adore ça. Essaye juste de te souvenir que tu me dois peut-être la vie. » Elle lève les yeux, les dardant sur son interlocutrice, sans un mot de plus. Peut-être. Car il est vrai que la brune s’en serait peut-être sortie toute seule, avec ce qui se trouverait à sa portée. Peut-être que les zombies n’auraient pas été attirés si elles ne s’étaient pas battues, aussi, cette bagarre était avant tout de sa faute à elle et Elyrian en avait bien conscience. Mais peut-être aurait-elle juste périe, comme une idiote, si jamais la danseuse n’avait pas été là. C’était impossible à savoir, la jeune femme l’admettait volontiers. Car elle savait que ce serait cette ambiguïté qui pourrait, potentiellement, bouffer sa camarade. C’est ça qui la rendrait dingue. Peut être. Car au fond, que savait-elle d’elle, hein ?




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