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 « I'll stand by you. »

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MessageSujet: « I'll stand by you. »   Sam 13 Sep - 1:25



Tout a tellement changé. Tout est vraiment différent...

Il y a quelques mois, Noa était menait encore une vie bien paisible, entourée de ses deux parents, avec pour seul souci quelle histoire ses parents allaient bien pouvoir lui lire le soir. Puis il y a eu Kenaï, et son lot de souffrance. Les rôdeurs à tous les coins de rue, la perte de son sauveteur, monsieur Cavendish, puis celle des soeurs de Kingsley. Heureusement que ce dernier est là, d'ailleurs. Avec Olivia, ils forment une sacrée équipe. Sans eux, et surtout sans lui, elle aurait très certainement grossi les rangs des bouffeurs de chair. Jamais elle n'aurait pu parvenir à se sauver de Kenaï pour fuir à Girdwood sans Kingsley, et elle lui en est infiniment reconnaissante. Aujourd'hui, elle a presque l'impression que l'espoir renaît de ses cendres, et que le bonheur est accessible, si bien entourée. Il est comme un nouveau père pour elle, et c'est bien plus qu'elle n'aurait jamais pu espérer.

Et puis, l’hôtel est drôlement cool, Noa ne peut s'empêcher d'y penser. C'est immense, elle pourrait s'y perdre et finir enfermée dans un placard à balais pour l'éternité, mais elle adore cet endroit. C'est comme si elle avait une maison de nouveau, une maison bien solide avec une nouvelle et grande famille. Elle a d'ailleurs fait de nombreuses rencontres, ce qui n'est pas pour lu déplaire. Ça manque d'enfants, mais tant pis: elle s'est faite à l'idée qu'elle aurait certainement beaucoup plus de relations avec des adultes qu'avec des enfants à présent. Et puis, c'est pas mal, les adultes. Bon, c'est assez pleurnichard, quand même, ça parle de choses dégoûtantes, comme de sexe et d'alcool, mais Noa les aime bien. C'est grand et ça protège. Ouais. Les adultes, c'est le pied.

C'est donc une sorte de renouveau auquel goûte Noa, et elle préfère ne pas penser au fait que ce sera surement éphémère. Toute contente de commencer à s'habituer aux recoins de l'hôtel, elle se met en route, comptant le nombres de pas qu'elle fait -c'est comme ça qu'elle s'y retrouve- pour arriver jusqu'à la salle commune. Elle descend les escaliers, tourne à droite, puis à gauche, compte cent pas, jusqu'à se rendre compte qu'elle n'était pas totalement prête pour cette petite excursion... Paumée, ouais, voilà ce qu'elle est en cet instant précis. Bon, pour une gamine normale, me direz vous, c'est pas vraiment dramatique, mais ajoutez à cela la cécité, c'est pas franchement une situation enviable. Soudain, un éclair de génie traverse la petite puce. " Je crois que c'est par là..." murmure t-elle, tandis qu'elle ouvre une grande porte, à travers laquelle elle entendait un bruit sourd. Elle pénètre dans la pièce à petits pas, jusqu'à réaliser qu'elle s'es totalement trompé d'endroit. Les bruits qu'elle a entendu sont en réalité des pleurs, qu'elle a la vague impression de reconnaître. Elle fouille, en essayant de se faire toute petite, se demandant s'il faut qu'elle prenne ses jambes à son cou ou qu'elle reste, à aider cette personne. Soudain, elle finit par reconnaître cette personne. " Jake?" demande t-elle d'une voix la plus douce possible, s'avançant vers l'endroit où elle entend les pleurs. " C'est toi?" ajoute t-elle, toujours aussi douce. Elle ne sait pas s'il va lui demander de ficher le camp ou non. Les petits, quand ça pleure, ça aime être consolé. A vrai dire, ça ne désire que ça. Seulement, les adultes, c'est différent. Ils veulent tellement paraître forts qu'ils ne veulent pas être vus comme cela, dans un état de faiblesse. Mais Noa se moque de toutes ces "convenances" à deux sous, si son ami ne se sent pas bien, elle veut à tout prix l'aider;

Quitte à y perdre des plumes.
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MessageSujet: Re: « I'll stand by you. »   Sam 13 Sep - 10:42


i'll stand by you.
noa & jake
Pour le psychanalyste, le rêve, qui échappe au contrôle du moi, fait communiquer inconscient et conscient. Ses contenus, malgré leur non-sens apparent, sont signifiants. Le rêve se distingue de l’hallucination et de la rêverie qui, eux, sont vécus à l’état éveillé. Le nom scientifique de l’étude des rêves est l’onirologie. Les humains sont intrigués par leurs rêves et tentent d'expliquer leur existence. Comme ils remarquent que tous les rêves ne se ressemblent pas, ses explications vont de « sans importance, il ne s’agit que d’une réminiscence du jour précédent » à « un message divin » en passant par la perception des images des rêves comme symboles qui prédiraient l’avenir si on savait les interpréter. Pour moi ça veut rien dire tout ça, quand je rêve, je rêve, c’est tout. Peu m’importe que ça soit bien ou pas, ça me permet de me reposer et de reprendre des forces après les dures journées que j’ai. Quand je dors par contre, il ne vaut mieux pas me réveiller, ça fait souvent mal, soit parce que je suis violent, soit parce que je grogne comme un animal qui serait prêt à défendre son territoire au prix de sa vie. Non mais disons qu’en fait, j’ai un sommeil plutôt lourd et que par conséquent j’ai du mal à émerger. Je préfère qu'on me réveille doucement, et qu'on me laisse le temps de reprendre mes esprits.

Les poings fermés, comme d’habitude quand je dors, les doux draps de l'hôtel de Girwood sur le corps. Je me suis abandonné au sommeil pour la nuit afin de pouvoir refaire mes forces. Bien trop d’événements m'ont fatigué et être fatigué dans ce monde nouveau, c'est mourir rapidement parce que nos réflexes sont amoindris par cet état. Quoi qu’il en soit, je dors, profondément et presque rien ne pourra me tirer de mon sommeil. Je me trompe facilement à vrai dire. Je rêve d'une journée, un jour particulier il y a quelques temps, quelque chose de sombre, de terrible, et rapidement un hurlement, un flot de sang et de la chair qui sort d'un corps. Je n'en peux plus, de tout ce noir. De tout ce sombre. J'ai l'impression d'arpenter des chemins aux lumières éteintes. Inexistantes, peut-être. Ça me réveille, ça m'empêche de dormir, ça me bouffe le moral. Comme si les soucis de zombies et d'apocalypse, ça ne suffisait pas. Mais ça, je n'arrive pas à l'oublier. J'arrive à pouvoir oublier sa mort, je n'arrive pas tout simplement et chaque nuit, je me revois impuissant à pouvoir l'aider, et chaque nuit je le revois succomber. Je me revois incapable de pouvoir l'achever, je me revois interdire aux autres de lui loger une balle dans la tête. Je ne sais pas si un jour je serais capable d'oublier, on ne peut pas il me semble.

Je me réveille en sursaut, la peur au fond des pupilles, les draps trempés de transpiration. Je tente de reprendre ma respiration, mais plus je le fais, plus mon rythme cardiaque s'accélère. Je suis entrain de faire une crise d'angoisse, je le comprends en voyant mes mains trembler. Je ne sais pas quelle heure il est, mais ce n'est pas le plus important. Les larmes coulent sur mes yeux et des sanglots agitent mon corps pendant que je m'assois sur le lit. Pourquoi a-t-il fallu que ça dérape ? Pourquoi ce monde n'est plus ce qu'il était avant ? Je sombre petit à petit dans une mélancolie que même mon optimisme légendaire n'arrive pas à contrer. Je vais finir par tomber, si ce n'est pas déjà fait. La porte s'ouvre d'un coup sans que je ne m'en rende compte, les yeux fermés, je tente d'arrêter de pleurer, mais c'est peine perdue, ma peine est bien trop immense. C'était plus que mon frère, c'était mon ami, mon confident, celui avec qui je partageais tout. C'était comme mon propre fils, c'est moi qui devait m'occuper de lui, et j'ai faillis à ma tâche. « Jake ? » Oh mon dieu, c'est Noa. J'ouvre les paupières et regarde son doux visage à la peau noire. Elle est tellement jolie, elle ne mérite pas de vivre dans ce genre de monde. Dès que je la vois je me sens encore plus pris d'une tristesse profonde, parce qu'elle... a le même âge que lui. J'essaye de m'empêcher de pleurer, mais tout reprends de plus belle, comme si c'était une évidence quelque chose d'obligatoire. « C'est toi ? » Je ne réponds pas pour le moment, je passe mes doigts sur mes yeux pour essuyer les larmes qui coulent et l'attrape par les bras pour l'attirer avec moi sur le lit. « Oui Noa, c'est Jake. » Je n'ai rien besoin de dire de plus, elle est au courant de tout. Elle sait aussi lire à travers moi, comme dans un livre ouvert. Remarquez, tout le monde y arrive, parce que derrière ce masque de bonne humeur, se cache une peine profonde que rien ni personne ne parviendra à effacer. « Tu... » Je n'arrive même plus à parler, les sanglots secouent mon corps, ils font que mes propos sont incompréhensibles et ne veulent même plus sortir de mes lèvres. C'est une sensation abominable que de ne plus pouvoir parler à cause des pleurs. Si seulement je pouvais faire un retour en arrière, mais si c'était le cas, bon nombre de choses ne seraient pas ce qu'elles sont actuellement.

electric bird.


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MessageSujet: Re: « I'll stand by you. »   Mer 17 Sep - 20:04




"Oui Noa, c'est Jake." lui répond-il. Là voilà rassurée, elle ne s'est pas trompée. Quand on est aveugle, on ne peut pas se fier à la reconnaissance physique, ce qui est un sacré problème. Noa se fie donc à ce qu'elle entend, la plupart du temps, à la voix, aux petits sons qui font la particularité d'une personne; quelques bijoux habituels qui tintent, des chaussures qui font un bruit particulier... Parfois, même, elle se fiait à son odorat, au parfum d'une personne: mais ça, c'était avant l'épidémie. Maintenant, il est tellement difficile de se procurer une bonne douche que tout ce que Noa parvient à sentir, c'est de la puanteur. Partout. De la mort, aussi. La mort a une odeur bien particulière. En tout cas, chez Jake, le son qu'elle reconnait, c'est cette boite de chewing-gum surement presque vide qui bouge parfois, dans l'une des poches de son pantalon. Ça fait un bruit rigolo. Mais l'humeur n'est pas à l'humour, et Noa l'a bien compris. Elle est peut-être jeune, mais elle est plutôt à l'aise avec les pratiques sociales en général; bien dire bonjour quand on croise quelqu'un que l'on connait; attendre que tout le monde ait été servi avant de manger... Et dans ce cas là, éviter d'avoir l'esprit à la fête quand un adulte pleure (ce qui n'est pas forcément aisé pour un gamin). En tout cas, Noa n'a pas la moindre envie de rire. Son ami se sent mal, et elle ne sait franchement pas quoi faire.  "Tu..." commence t-il, mais, incapable de terminer, sa phrase se termine avant d'avoir même pu commencer, dans un sanglot.

Les pleurs, elle n'a jamais aimé ça. Que ce soit les gosses qui pleuraient à côté d'elle en primaire, pour des broutilles, ou les autres, ceux qui pleurent vraiment, car ils ont perdu quelqu'un, ou car leur vie est triste. C'est une petite fille, et pourtant, elle ne pleure pas beaucoup. Il faut vraiment qu'elle se soit fait très mal pour voir quelques perles venir effleurer ses yeux, qui ne voient pas; qui ne voient plus. Et les pleurs sont encore pire à supporter pour elle lorsque c'est un ami qui pleure. C'est vrai, elle considère le jeune homme comme son ami. Ils se sont retrouvés tout les deux dans l’hôtel Alyeska, comme de nombreux autres survivants, seulement, tandis que ceux-ci demeurent pour la plupart de parfaits inconnus, un lien s'est tissé entre eux.

Il la protège, comme presque tout ceux qu'elle connait, mais il y a entre eux une autre différence. Elle aussi le protège. C'est bête à dire, parce que ce n'est qu'une petite fille, mais c'est bel et bien le cas. C'est une relation qui va dans les deux sens, et Noa se sent très bien avec lui. Assise à ses côtés, sur le lit que Jake occupe, elle tâtonne à côté d'elle pour trouver sa main, puis elle la serre le plus fort qu'elle le peut (c'est à dire... pas beaucoup), pour lui faire ressentir qu'elle est là, et qu'elle ne partira pas. " C'est à cause de ton frère, c'est ça?" demande t-elle d'une petite voix, qu'elle tente de faire la plus douce possible. Elle se rend ensuite compte qu'elle n'aurait pas du évoquer cette perte, elle aurait peut-être mieux fait se te taire et de le prendre dans ses bras en silence, tout en le laissant pleurer autant qu'il en a besoin. Mais ses mots sont déjà envolés dans l'air, elle ne peut plus rien fait pour les reprendre, pour les effacer. Vite, il lui faut se rattraper..." Je... Ce que je veux dire, c'est que tu ne devrais pas pleurer." dit-elle rapidement, son ton demeurant tout de même très doux. Elle serre sa grande main un peu plus fort. " Je pense qu'il est bien, là où il se trouve." C'est vrai, elle s'est toujours imaginé que la mort, c'est simple et sans douleur. On rejoint un monde plus beau... " Ici, c'est pas beau à voir, et j'ai peut-être de la chance de ne pas voir, justement. " Elle marque une petite pause. " Mais lui, il voyait tout ce qui se passait..." Les rôdeurs, les morts, les gens fatigués et tristes... " Je me dis qu'il est bien, là où il est. Enfin je veux dire... Il est surement heureux là-bas. C'est paisible. Bien plus qu'ici." Sur ces mots, elle baisse la tête, et se tait. Elle a peur d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Elle a peur de l'avoir froissé. Mais elle sait de quoi elle parle. Elle repense à monsieur Cavendish, son protecteur, mort il y a plusieurs mois. Elle n'a pas pleuré sa perte, tout simplement parce qu'il n'y a pas à être triste d'avoir quitté ce monde. Celui d'avant, peut-être, mais pas ce monde là...


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MessageSujet: Re: « I'll stand by you. »   Sam 20 Sep - 9:45


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noa & jake
Les larmes sont loin d'être aussi méprisables que la plupart des gens veulent bien le faire croire. Elles soulagent peu importe la raison pour laquelle elles coulent. Elles ont un côté libérateur des peines, ou peut-être justement évacuent-elles réellement les sentiments que l'on ne veut pas en nous ? Même si elles nous rendent faibles sur le moment, nous font croire que l'on peut être balayé comme une simple feuille, à la fin celui qui a pleuré a plus d'énergie à revendre que n'importe quelle autre personne. Oui peut-être que l'on fait pitié à voir lorsque l'on lâche quelques goûtes saumâtres de nos yeux, mais avez-vous déjà réfléchis à tout cela ? Après les larmes peuvent couler pour des raisons positives, dans ce cas-là, le schéma se répète toujours et encore, mais nous pouvons ajouter quelques compléments. Elles montrent notre sensibilité, notre amour, notre capacité à ressentir des émotions. Si vous connaissez quelqu'un qui joue la carte de l'indolence et qu'un jour vous le voyez pleurer de bonheur, ne doutez pas de ce qu'il est réellement, une personne qui a tellement d'amour à distribuer qu'il en a peur et préfère se ranger derrière une attitude de froideur. Les larmes révèlent tellement sur les gens, il ne faut pas en avoir honte, il faut les aduler et les accepter lorsqu'elles ruissellent sur nos pommettes et se perdent sur le sol, elles sont ce qu'il y a de plus beau au monde. Mais pas là, elles sont affreuses, elles rappellent trop de mauvais souvenirs, c’est comme si je voulais que tout cela parte en pleurant, mais je sais parfaitement que cela ne marchera pas, si ça marchait je le saurais depuis longtemps.

C'est dingue, c'est la petite Noa qui vient me réconforter, c'est la petite Noa qui arrive à me remettre de bonne humeur. En clair la petite Noa c'est un pur rayon de soleil, elle illumine ta vie, elle la rend plus joyeuse, plus belle, et elle te donne la force de se battre car elle, elle l'a alors qu'elle est victime d'une cécité totale. Noa est une battante, une véritable survivante, à bien meilleur titre que moi d'ailleurs. Et la petite attrape ma main, la serre de ses petits doigts frêles dans l'intention de me faire savoir qu'elle est là et qu'elle le restera si j'ai besoin d'elle. Mes larmes coulent toujours, mais je ne sanglote plus, c'est déjà ça de pris, j'arrive au moins à respirer correctement. « C'est à cause de ton frère, c'est ça ? » Sa question me fait mal, mais elle est jeune, et elle ne se rend pas forcément compte de ce qu'elle peut dire, je ne lui en veut pas du tout, mais au fond de moi, mon cœur se serre et le sang suinte comme le feraient des larmes de tristesse. Je ne lâche pas sa main, alors que j'aurais pu, j'aurais pu, mais je ne l'ai pas fait. « Je... Ce que je veux dire, c'est que tu ne devrais pas pleurer. » Les enfants ont toujours une façon de voir les choses bien plus simples qu'elles ne le sont, la perte de la personne qui a partagé toute notre vie est insupportable, la douleur équivaut à un dix sur l'échelle que les médecins présentaient pour savoir à quel point on a mal. « Je pense qu'il est bien, là où il se trouve. » Je ne sais pas, je n'ai jamais cru au paradis, ni à Dieu, si les deux existaient, pourquoi mon frère était-il handicapé si une entité supérieure nous aimait tous ? Non, je pense simplement qu'après la mort il y a autre chose, quelque chose où on vit à nouveau. « Ici, c'est pas beau à voir, et j'ai peut-être de la chance de ne pas voir, justement. » Je ne peux que l'approuver, le monde est moche, il n'est pas beau à voir, les rôdeurs sont des cadavres putréfiés qui marchent sur leur deux jambes alors qu'ils devraient être définitivement morts, les villes sont détruites, tout est moche et abominables à voir, et dans un sens, j'aimerais être aveugle aussi. « Mais lui, il voyait tout ce qui se passait... elle marque une pause avant de reprendre. Je me dis qu'il est bien, là où il est. Enfin je veux dire... Il est sûrement heureux là-bas. C'est paisible. Bien plus qu'ici. » De toute façon on ne peut pas faire moins paisible qu'ici c'est impossible. Je souris devant ses explications d'enfants, des explications qui pourtant me touchent au plus profond de mon être.

Je finis par la prendre dans mes bras et la serrer contre moi, sa chevelure brune et bouclée me chatouille le cou, je suis heureux qu'elle soit là au moins, et pour elle, pour les gens à qui je tiens, je me dois de m'endurcir, de me rendre capable de survivre et de tuer les monstres pour m'en sortir, la vie des derniers vivants en dépend. « Je ne crois pas au Paradis, je ne crois pas en Dieu. Mais tu as raison, là où il est, c'est bien plus calme. » Je termine ma phrase en ravalant mes dernières larmes et soupire doucement avant de me détacher légèrement d'elle mais, je tiens à ce qu'elle reste avec moi, je n'ai pas envie de me retrouver tout seul, je ne veux plus être tout seul, même si j'ai peur de perdre les gens avec qui je suis. « Tu sais, je suis persuadé que tu te serais bien entendu avec lui, et qu'il t'aurait apprécié malgré son autisme. » Oui, mon frère n'était proche de personne, sauf de moi. Atteins d'un autisme profond, il n'osait jamais aller ver les autres parce qu'il savait qu'il pouvait leur faire du mal sans le vouloir. Alors il restait loin, il observait, et il me parlait à moi. Je crois que ça lui suffisait pour être heureux, il était tellement innocent qu'il ne se rendait compte de rien, mais le monde ne se résumait pas à moi, mais à tout les autres. Mais avec Noa, je sais qu'il aurait été doux, s'il avait compris qu'elle était comme lui, qu'elle était "malade" je sais qu'une grande amitié aurait pu naître en eux deux. « Il était tout ce que j'avais dans la vie... » Je m'en suis occupé de sa naissance  sa mort, sans interruption sauf pour aller en cours. C'était lui et moi jusqu'à la fin, et ça a été le cas, même si j'avais juré de le protéger de tout, chose que je n'ai pas réussis à faire...

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