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 « Elle avait appris que la meilleure façon d'affaiblir son adversaire consiste à le convaincre que vous êtes de son côté. »

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MessageSujet: « Elle avait appris que la meilleure façon d'affaiblir son adversaire consiste à le convaincre que vous êtes de son côté. »   Dim 21 Sep - 23:31

Clive les dépose à l'aube, à bas d'un relais, un peu plus haut dans la montagne. Clive, c'est le chauffeur – et c'est à peu près tout ce qu'on sait de lui. Il supervise le stock d'essence, contrôle la mécanique des véhicules et conduit chaque expédition à la recherche de vivres et de matériels. Si Leeroy ordonne un départ, c'est Clive qui détermine le moment opportun. Si Leeroy fait déplacer le groupe, c'est Clive qui détermine la distance possible à couvrir. Clive est un élément indispensable, d'une valeur inestimable pour l'ensemble du groupe, et cependant le type le plus désagréable que Gordon ait à côtoyer – bien avant Lynch. « Je vous récupère dans quat' jours, lâche-t-il depuis son siège. » Il renifle, s'essuie d'un revers de la main avant de basculer le bras entier par la vitre abaissée. Il n'est pas rustre. Ou seulement primitif. C'est autre chose : une sorte de familiarité, une sorte de dégoût, qui laisse entendre que vous ne serez jamais dans ses bonnes grâces. « A huit heures, dans quat' jours, prévient-il en crachant par la fenêtre. Alors réglez vos montres et soyez pas en retard. » Instamment, le jeune politologue lui abandonne comme un regard de complaisance, de la reconnaissance ; un geste d'amitié absurde lorsque le conducteur reprend : « Parce qu'on viendra pas vous r'chercher, se fend la bouche d'un rictus. » Gordon le prend pour lui. Gordon fait bien de le prendre pour lui. Mais Gordon n'a plus douze ans et il n'a pas le loisir de se montrer puéril et susceptible. Alors, le visage demeuré fermé, il frappe simplement la portière, rejetant la tête vers l'avant pour faire signe de partir. Comme si ça ne faisait pas mal. Comme si ce n'était pas cruel de le rappeler. Comme s'il le méritait. Pourtant, Clive obtempère et ne s'attarde pas. Clive ne s'attarde jamais. Gordon ignore ce qu'était son métier avant l'épidémie mais, aux vues du décor, de la ponctualité de l'individu et de son manque de courtoisie, il pencherait certainement pour contrôleur de trains. Ça doit être ça, conclut-il pour lui-même, le pied tapant machinalement le rail à sa portée. Sale enfoiré de contrôleur de trains.

Le bruit du moteur s'estompe en amont tandis que, pour un temps, les pics et cols ricochent le vrombissement du moteur. A priori, personne ne devrait les entendre, d'ici. C'est précisément pourquoi ils sont là, en vérité. Il paraissait encore trop dangereux, sinon hardi, d'arriver librement en plein cœur de la ville. Trop dangereux d'y aller à plusieurs, également. On ne va chercher personne. S'ils sont deux (eux deux, précisément), c'est que le jeune Brooks s'est porté volontaire, acharné, pour s'y rendre lui-même et que c'est encore une faveur de le laisser y aller. Quand à l'autre... Gordon avise tranquillement sa complice, légèrement en retrait et occupée à l'inventaire de ses effets. C'est certainement l'un de leurs derniers moments de tranquillité. Au camp, ils étaient protégés. Il faut profiter, jouir librement, de ce sentiment de confort et de certitude. Car c'est de la quasi folie de s'enfoncer de la sorte, dans la nature, en direction de la ville. Il faut seulement en profiter. Ensuite, ils partiront. « On doit être à sept kilomètres de l'aéroport. » Il ne dit que ce qu'il estime – ce que la carte, laissée à la fabrique, permettait de supposer. Entre les mains, ce n'est qu'un plan des lignes ferroviaires de la région. C'est sommaire, sans échelle – principalement utile pour s'accorder des points de contrôles. « Si on suit la voie ferrée, Clive dit qu'on en a pour deux à trois heures. » C'est que les rails suivent le flanc de la montagne ; ils serpentent, creusent dans la roche, et multiplient le temps requis. Néanmoins, la forêt est jugée trop dense pour simplement la traverser. Le risque de se perdre est bien trop grand, surtout pour ceux qui n'ont que quatre jours pour en revenir. « Dans un peu moins d'une heure, on devrait trouver un autre relais, plus bas. » Gordon désigne un horizon qu'ils ne voient pas. Si, lors du trajet, ils ont pu apercevoir, vaguement, la ville en contre-bas, ici, les arbres se dispersent de tous côtés, de six à sept fois la hauteur d'un homme. S'ils choisissent de s'éloigner des rails... Ils ne s'éloigneront pas.

Après s'être assuré que la trotteuse de sa montre court toujours le cadran, il passe les doigts à la crosse de son arme – son premier signe d'impatience et de nervosité. « T'es prête ? » Roxanne. Du moins, c'est le nom qu'elle a donné. Et c'est tout à coup ironique, bien entendu ; partir reprendre sa sœur en compagnie de cette femme, quand elles portent toutes les deux le même prénom. Quand on sait, du reste, les sentiments confus de Gordon et pour l'une et pour l'autre... En un sens, il est heureux qu'elle soit là, elle aussi, à emprunter le même chemin, pour tout ou pour partie jusqu'à Girdwood. Car lui ne se sent pas prêt – il ne l'est pas. Il ignore ce qu'il dira à sa sœur. Comment la convaincre. Il sait, d'avance, qu'elle refusera. Et, cependant, il faudra qu'elle le suive. Elle le connaît trop bien. Il la connaît trop peu. Et tout ceci en admettant qu'elle soit encore en ville. Si les éclaireurs sont formels sur l'essentiel (Anchorage est inaccessible et il y a plus de vie que de mort dans les rues de la ville), elle est peut-être déjà partie. Ou elle n'est peut-être jamais arrivée. En tâchant d'ignorer sa crainte, en ravalant se grésillement qui se délecte de grignoter sa confiance, son contrôle, il passe une jambe, puis l'autre, au-dessus du rail, de sorte de demeurer entre les deux. De nouveau, il se tourne vers Roxanne, à laquelle il lance et un sourire et quelques mots : « C'est ta dernière chance de renoncer, rester là ou me suivre... ! Mais, si tu me suis, tu prends le risque que je parvienne à te convaincre ! »
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MessageSujet: Re: « Elle avait appris que la meilleure façon d'affaiblir son adversaire consiste à le convaincre que vous êtes de son côté. »   Lun 22 Sep - 16:23




« Elle avait appris que la meilleure façon d'affaiblir son adversaire consiste à le convaincre que vous êtes de son côté. »


Le trajet en voiture lui avait paru bref, comme à chaque fois, et pourtant diablement apaisant. Car c’était l’un des rares moments où elle pouvait arrêter de penser, ou elle se contentait de fixer l’extérieur à travers la vitre afin d’observer le paysage qui défilait sous ses yeux de glace. Elle n’avait pas à se demander comment agir comme lorsqu’elle abordait quelqu’un, pas besoin de réfléchir à cent à l’heure pour tenter de conserver plusieurs coups d’avance sur les autres. Elle mettait son esprit au repos, le temps de quelques minutes, ou de quelques heures, qu’importe, ça non plus elle ne le comptait pas. Roxanne en ignorait totalement leur conducteur. Clive. Un homme qui ne lui inspirait aucune sympathie, trop rustre, trop hautain dans un sens alors qu’il n’avait, d’après elle, strictement aucune raison de l’être. Ce n’est pas parce qu’il se tenait au volant d’une voiture dont il parvenait miraculeusement à maintenir le niveau d’essence qu’il devait se penser supérieur. La blonde jeta un bref regard au concerné, plongée dans ses pensées, avant de s’en détourner de nouveau pour s’intéresser au décor. A vrai dire, peu importe ce qu’elle pouvait penser de leur chauffeur, la jeune femme était habituée depuis longtemps à côtoyer des personnes qu’elle n’aimait pas, cela faisait partie du jeu, de sa survie. C’était ainsi qu’elle se débrouillait, en comprenant qui pouvait lui apporter quelque chose, décelant les forces et les avantages des gens, pour mieux porter un masque par la suite et profiter de ces mêmes atouts. Elle en avait croisé des cons, des pervers purs et durs et des hommes prétendument amoureux d’elle en deux jours à peine. Elle avait croisé des personnes dotées d’un profond sens de l’honneur, et d’autres s’abaissant aux pires atrocités dans le but de vivre un jour de plus. La morale n’avait plus vraiment de sens ici, les remords et les sentiments devaient être délaissés. C’était désormais une question de nécessité.

Mais même si elle s’efforçait à faire fi du monde et de ce qu’elle pouvait en penser, force était d’admettre que certaines personnes titillaient un peu trop son intérêt. A cette pensée, le bleu de ses yeux se planta dans la nuque de Gordon. Cette expédition, c’était avant tout pour lui, une faveur accordée par Leeroy afin de permettre au jeune homme de trouver sa sœur et de la convaincre de la ramener au camp. Roxanne ne savait pas grand-chose de cette demoiselle qu’il cherchait, si ce n’est un prénom qu’elles avaient d’ailleurs en commun. Cependant elle ne pouvait s’empêcher de se dire que si la sœur ressemblait au frère, si elle possédait son intelligence ou sa détermination à rester fidèle à ses idéaux, elle doutait qu’il soit aussi aisé que ça de la faire venir au camp de son plein gré. Elle refuserait probablement de se laisser berner aussi facilement. Les liens familiaux qui les unissait jouerait peut-être en la faveur du jeune homme mais cette fois la blonde n’osa pas émettre trop d’hypothèses à ce sujet : les familles heureuses, les liens du sang qui ont de l’importance, cela ne la concernait pas le moins du monde. Elle ne connaissait pas, n’avait connu que la peur et la haine et en tant que fille unique, inutile de lui parler de potentiels frères ou sœurs aimants. Cet ensemble rendait Roxanne curieuse, à vrai dire elle aurait aimé assister à cette confrontation entre la fratrie, juste pour voir, pour comprendre, pour commencer à analyser son homonyme aussi comme il était dans ses habitudes de le faire. Sauf qu’elle ne pourrait pas, de prime parce que ça ne la concernait pas mais aussi parce qu’elle avait d’autres chats à fouetter. Si Leeroy désirait de potentiels recrues pour le groupe, des recrues utiles, la blonde voulait être celle qui les lui ramènerait. Pour cela, il fallait bien jauger les survivants et au moins repérer les lieux. C’est pour ça qu’elle était là et elle jouerait son rôle à la perfection, comme d’habitude. Le cours de ses pensées se voit toutefois interrompu en même temps que le bruit du moteur, indiquant ainsi qu’ils venaient d’arriver. Il avait été convenu qu’on les déposerait loin de la ville malgré tout, pour diverses raisons, cela ne la dérangeait pas. Elle s’en moquait, royalement.

Tout comme elle se moqua des dernières consignes du conducteur. D’une oreille distraite elle l’entendit leur annoncer qu’ils avaient quatre jours devant eux, avant de revenir ici à huit heures tapantes, sans quoi personne n’irait les récupérer. C’était une des raisons principale qui rendait la blonde si méfiante vis-à-vis de son nouveau groupe. Certes elle ne doutait pas de leur capacité à la défendre, ils lui permettaient clairement de survivre, et d’une jolie manière. Mais ça s’arrêtait là, pour la confiance on repasserait, encore que son regard s’attarda de nouveau sur Gordon à cette pensée, Roxanne se perdant dans sa rêverie en songeant au jeune homme, mettant des mots sur la relation qu’ils entretenaient et profitant de l’instant pour voir ses traits se figer, le visage fermé au possible. Personne n’irait la chercher, la pleurer, ou se soucier de son sort. Elle ne leur en voulait pas, elle-même ne prendrait pas de risques pour quiconque, cependant elle évitait par conséquent de trop s’attacher ou même d’adhérer entièrement à leurs idéaux. S’impliquer de trop, s’impliquer par envie, c’était prendre trop de risques. Et les risques elle n’en prenait clairement plus. Quoi qu’il en soit elle se contente d’attendre le départ de Clive, d’abord en s’adossant contre la portière non sans un haussement de sourcil dégoûté en voyant que ce dernier crachait à tout va, puis en s’éloignant de quelques pas lors du départ définitif. Ils n’étaient plus que deux désormais et tandis qu’elle vérifie avoir sur elle tout ce qu’il fallait, réajustant pour cela la bretelle de son sac à l’épaule et vérifiant qu’elle possédait bien sa paire de ciseaux dans la poche, d’instinct elle alla jouer un bref instant avec son alliance toujours à son doigt et ce ne fut qu’une fois tout ceci fait qu’elle daigna s’intéresser à Gordon, ce dernier prenant la parole et lui expliquant ainsi le parcours qu’ils emprunteraient. N’étant pas du genre à dépendre des autres, elle s’était évidemment renseignée alors qu’ils étaient encore au camp, mais laissa toutefois son compagnon poursuivre ses explications. Elle n’avait pas envie de le couper et puis un rappel c’était toujours utile, ce fut pour ça qu’elle alla se rapprocher de lui, se glissant subtilement dans son dos et jetant un coup d’œil par-dessus son épaule afin de fixer cette carte rudimentaire qu’il tenait entre les mains, indiquant les voies. D’après Clive ils en auraient pour trois heures maximum et la remarque lui arrache un sourire amusé ainsi qu’une remarque, soufflée par principe : « Ce bon vieux Clive. J’avoue que quitte à me farcir un chauffeur, je préfère quand celui-ci ne crache pas à mes pieds. Enfin… J’imagine que ça aurait pu être pire. » Un jour il leur cracherait peut-être au visage, ou dans leur verre, ce qui se faisait peut-être déjà, qui sait.

Achevant alors de prendre note de cette carte certes rudimentaire, retenant dans sa mémoire les voies principales qu’ils emprunteraient, la blonde se détourne alors de son compagnon, se reculant de quelques pas et le laissant retrouver son espace. Ses prunelles de glace captent bien vite l’infime mouvement du brun, ces doigts qu’il referme sur son arme, témoignant clairement du fait qu’il était nerveux. Au vu de la situation il était cependant difficile de dire pourquoi. Etais-ce sa sœur ? Le fait d’être lâché dans la nature loin du camp ? La présence des zombies ? Si ça se trouve, c’est elle qui le mettait dans cet état, bien qu’elle en doute fortement. Leur relation se basait sur ce détail, cette capacité qu’avait le jeune homme à la cerner, à ne pas se laisser berner par ses yeux doux ou ses belles paroles. Cela ne l’avait pas empêché de succomber ceci dit, mais pour des raisons bien différentes. Aussi Roxanne ne le voyait pas être troublé pour si peu, juste parce qu’ils se retrouvaient tous les deux. De son côté, il était clair que la situation lui plaisait. Elle aimait bien Gordon, malgré le fait qu’il soit plus jeune, malgré le fait qu’il soit un homme –et dieu sait qu’au fond elle méprisait ces derniers- elle le voyait tout de même comme un égal, quelqu’un de sa trempe, à sa mesure. Ce semblant de confiance qu’elle plaçait en lui était quelque chose de rare, d’extrêmement rare, elle se demandait d’ailleurs s’il en avait conscience mais ne s’attarda pas sur la question, elle ne chercha pas non plus à le lui demander franchement. Ce n’était pas important, d’autant plus qu’il lui demandait déjà si elle était prête. Le sourire qu’elle arborait jusque là s’étire elle et, doucement, elle incline la tête sur le côté. « Moi ? Bien sûr. Je t’attends depuis dix minutes. » Elle exagérait à peine et si elle s’était donnée un instant pour vérifier qu’elle avait toutes ses affaires en place, il était indéniable que cela faisait un moment qu’elle n’attendait que lui et elle le lui faisait comprendre. Tout du moins étais ce là un moyen de lui faire comprendre qu’elle n’était pas idiote, si jamais il en doutait encore. Elle voyait bien qu’il était nerveux, un détail avec lequel elle aurait clairement joué si ça avait été quelqu’un d’autre. Seulement voilà, ce n’était pas quelqu’un d’autre. Il s’agissait de Gordon, et si elle se plaisait à jouer avec lui, elle ne s’amuserait pas à le poignarder avec ses propres instants de faiblesse. Il méritait mieux que ses manipulations, outre le fait que cela lui faisait également du bien, à elle, de ne pas avoir à constamment porter un masque.

Roxanne conserva son regard ancré dans celui de son interlocuteur, jusqu’à ce que celui-ci ne se glisse entre les rails et prenne ainsi la tête de leur duo. Sourire aux lèvres elle le suit bien vite, son amusement allant en s’accentuant tandis que le blond reprenait la parole, lui affirmant qu’il s’agissait là de sa dernière chance : c’était attendre ou prendre le risque de se laisser avoir par lui. Comme si. Comme s’il parviendrait à la convaincre. Ses arguments resteraient les mêmes qu’au tout début, rien n’avait véritablement changé et la jeune femme savait par conséquent que rien ne lui ferait changer d’avis concernant leur petit groupe et leurs idéaux. Cependant l’obstination de Gordon l’amusait, bien qu’elle se demande régulièrement s’il pensait sincèrement pouvoir la rallier à sa cause un jour ou s’il ne faisait ça que dans l’optique de passer un peu de bon temps. La blonde le jaugea un instant, sans se départir de son sourire, comme pour chercher une réponse à cette question avant d’accélérer l’allure, trottinant jusqu’à lui et répondant déjà dans un premier temps : « Rester ? Si encore on n’était pas au milieu de nulle part j’aurais pu convaincre quelques inconnus de prendre soin de moi mais là… Je crois que je vais prendre le risque de te côtoyer un peu plus longtemps. Et la voilà à ses côtés, déposant sans la moindre gêne son avant bras sur l’épaule de son compagnon, ses doigts se glissant dans sa chevelure, avant tout par simple plaisir. Le risque n’est pas si grand de toute façon. Pas aujourd’hui. Pas cette fois. Elle dégage alors quelques mèches, dévoilant ainsi son oreille au creux de laquelle elle va souffler sa conclusion, ses doigts tapant doucement la mesure sur le crâne de Gordon. Il se passe trop de choses à l’intérieur de ta jolie petite tête. »

Oh que oui, il s’en passait des choses. Son regard s’attarde sur les traits de son compagnon, du moins de ce qu’elle peut en voir à ainsi fixer son profil droit, imaginant à quel point ça devait fumer à l’intérieur de cette tête si bien remplie. Cela l’amusait dans un sens, de le voir soudainement moins assuré. Gordon était la tête pensante, il ne flanchait jamais, avait toujours des idées et elle l’admirait clairement pour ça. Mais cette fois c’était différent, son anxiété était palpable. Roxanne était convaincue que cela concernait sa sœur, pourtant elle ne voulait pas lui soutirer ses secrets ou des informations qu’il ne voulait pas livrer. Elle ne voulait pas le mener directement sur ce terrain. Dans la mesure du possible, elle voulait préserver Gordon, tant qu’elle le pouvait encore. Ce fut pour cela qu’elle demanda alors, jouant la carte de l’humour, reculant légèrement son visage et stoppant ses caresses à hauteur de sa chevelure, sans pour autant dégager son bras de son épaule. Ancrant son regard sur l’horizon, elle le questionne alors. « Laisse moi deviner, Leeroy te manque déjà, c’est ça ? » Et il y a ce sourire, qui ne la quitte pas, suffisamment doux pour montrer qu’il avait une place particulière auprès d’elle, suffisamment amusé pour tenter de l’apaiser, mais surtout suffisamment présent pour masquer le fait qu’à l’intérieur de sa propre cervelle, ça cogitait clairement. Cela ne le bernerait probablement pas, ceci dit.


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