AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 dead man walking (sawyer)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
✤ en ville depuis le : 29/05/2014
✤ post-envoyés : 1642
✤ pseudo/prénom : deardeath
✤ célébrité : dylan rieder
✤ objets :
Spoiler:
 

✤ crédits : glass skin
✤ âge : vingt-cinq ans


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: deux
✤ nombre de rôdeurs tués: pas compté
✤ relations:

MessageSujet: dead man walking (sawyer)   Jeu 11 Déc - 22:05

Ça devenait vraiment la misère. C'était pas ça qui l'inquiétait, Hunter, c'était plutôt ces morts-vivants - le manque de bouffe, d'eau, de confort, il connaissait, c'était loin d'être un bourge et ça l'avantageait plutôt bien. Mais il avait l'habitude de sa rue et devoir la partager avec ces rôdeurs étaient loin de lui plaire : la sécurité qu'elle lui inspirait n'était plus et il était constamment mal-à-l'aise dans les bicoques des gens modestes. Cependant, il s'y adaptait tant bien que mal, passant tout de même le plus clair de son temps à fouler les trottoirs gris et tristes de ses rangers déchiquetées. Il se demandait bien où était passé Roxy et ses amis ; Hunter était avec eux sur la route, mais son incapacité à vouloir faire quoique ce soit (et à être utile pour quoique ce soit, surtout) et son habitude à braver les règles l'ont nettement aidé dans sa fuite : il a aisément échappé à la vigilance des hommes en camouflage. Le Corbeau traînait maintenant dans la ville de Juneau, nom qu'il a brièvement entendu autrefois ; mais n'y ayant jamais mit les pieds, si bien que c'est tout déboussolé qu'il déambulait avec son chien, machette à la main. Il se torturait l'esprit, essayant de deviner dans quel endroit il pourrait se poser, mais la fatigue l'en empêchait grandement et Hunter se résolut à la jouer au pifomètre. Il remarque alors un grand bâtiment et croise les doigts pour que les militaires ne se soient pas emparés de la totalité des biens  - une fois arrivé, il passe les portes déjà ouvertes, surveillant son clébard du coin de l'oeil. Les chiens, ça sent tout, surtout le danger, et c'était loin d'être négligeable dans ce nouveau monde. Cependant, une silhouette familière attire ses prunelles noires, et en voyant partir sa bête pour rejoindre l'homme, il fit de même, rangeant son arme. Ben ouais, Hunter oublierait pour rien au monde cette carrure, et même s'il avait reçu une bonne droite dans la tronche, il était foutrement heureux de retrouver une face connue. Il le prendrait presque dans ses bras, tiens. Presque.
« C'est quoi ton nom, au fait ? »
Il avait faillit sortir un ben tiens, t'as pas ta bouteille d'alcool ? mais étrangement, cette pensée raviva une douleur à la mâchoire qui l'en dissuada.
« Jsuis tellement paumé ici »
Et il était surtout de plus en plus saoulé de s'éloigner de sa ville natale. Kenaï était inatteignable maintenant, et ça brisait le reste de son coeur.

_________________


don't be afraid of the dark

MY SECRET SIDE I KEEP, HID UNDER LOCK AND KEY. I KEEP IT CAGED BUT I CAN'T CONTROL IT. 'CAUSE IF I LET HIM OUT, HE'LL TEAR ME UP, BREAK ME DOWN. WHY WON'T SOMEBODY COME AND SAVE ME FROM THIS MAKE IT END ? ITS HIDING IN THE DARK, ITS TEETH ARE RAZOR SHARP. THERE'S NO ESCAPE FOR ME, IT WANTS MY SOUL, IT WANTS MY HEART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thedevilwithin.forumactif.org/t180-foutue-realite-hunter
avatar
Like a wolf in the sheepfold
✤ en ville depuis le : 21/07/2014
✤ post-envoyés : 631
✤ pseudo/prénom : Hirpini / Bertille
✤ célébrité : Tyler Hoechlin
✤ objets : + L'alliance de ma femme autour du cou et une plaque militaire avec mes initiales
Sac à dos:
 


A la ceinture:
 

✤ crédits : Avatar : didoum / Sign : tumblr

✤ âge : vingt huit ans
✤ statut : veuf
✤ humeur : here I am without you, I feel so lost but what can I do?


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: un paquet, mon ami
✤ nombre de rôdeurs tués: quelle importance ?
✤ relations:

MessageSujet: Re: dead man walking (sawyer)   Sam 13 Déc - 0:53

A Girdwood, je n'ai fais que passer. Je n'ai rencontré personne, excepté ces bêtes folles et je n'ai pas vraiment découvert les environs. Après l'épisode du bar et de la folle alliée blonde avec son pansement sur la tête, ma seule envie était de m'enfermer quelque part, loin du froid, loin des hommes. J'ai pu trouver un endroit relativement tranquille pendant quelques temps ; jusqu'à ce que ces espèces de sauveurs en combinaisons me tractent dans un endroit encore inconnu.

Complètement ivre, comme à mon habitude, j'ai senti avoir été transporté et je me suis réveillé dans une genre de salle climatisée, seul, attaché par les poignets et les pieds. De mieux en mieux.
Vraiment, certaines personnes prenaient le temps de kidnapper des hommes tentants de vivre, alors que c'était la merde dehors ? Il fallait m'expliquer le concept.

Le gargouillement de mon ventre me trahissait et la sensation de plâtre dans ma bouche me donner envie de dégobiller sur place. Pourtant, j'ai réussi à me barrer de ce complot merdique et avec mon sac, en prime. Quelques coups par ci et de l'agilité par là, ces faux militaires devraient passer plus de temps à l'entrainement.
Bon, plus de bécane. Mais j'aurais pu imaginer pire.

Puis, soudainement, après une course effrénée, je me suis arrêté un instant. J'ai regardé autour de moi. Impossible. Non, pas ici. Pas maintenant. Pas après tout ça. Pas Juneau.
C'est là que j'ai flanché.

J'ai couru à en perdre haleine vers le premier centre commercial que j'ai vu et évidemment, je le connaissais très bien. Vraiment très bien. Une fois à l'intérieur, je me suis rué vers le rayon que je connaissais le mieux, oubliant la faim. Je n'allais pas chercher à manger, ni même à boire... Quelque chose d'autre me bouleversait le cœur. Et j'étais là, en plein milieu du rayon de jouets et peluches, à tomber au sol, genoux à terre. J'ai baissé la tête, un long moment, sans donner un signe de vie. Je suis tombé au sol ensuite, attrapant une peluche. Un singe violet. Au hasard. Il semblait en bon état. Il ressemblait terriblement à celui de Ambre et l'image m'a déchiré le cœur, à en bouleverser le salaud que j'étais.

Ses tendres yeux verts me sont apparus comme une multitude de couteaux plantés au plus profond de mon être. Mon âme vacillait, je ne pouvais pas rester de marbre face à ça.
Et j'ai pleuré. Comme un gosse, comme si on m'avait arraché les tripes, comme si je retrouvais un cœur qui avait été glacé depuis bientôt un an. J'ai hurlé toute ma rage, je sentais mon sang taper contre mes veines, dans mes tempes, jusque sur mes poignets. L'angoisse m'envahissait à mesure que la tristesse me plombait. J'étais hors de moi, bien plus perdu que dans mes fameuses bouteilles de whisky dont j'avais désormais l'habitude.

Puis, un son. Le sol fait un bruit quelque peu familier. Je m'empresse de ranger la peluche dans mon sac et frotte rapidement mes yeux, tentant de reprendre une respiration convenable. En vain. Sous les hoquets, j'halète, je perds pieds. Y'a ce clébard et le clochard. Ces fameux.
Mes cils humides me trahissent mais je me redresse, vacillant. Je me tiens à l'étagère, pas sûr de mes appuis, puis racle ma gorge pour tenter de feindre une mine de connard. J'ose à peine regarder l'acolyte de bar.

- Sawyer, ai-je dis la tête baissé. Tu verras, c'est pas bien grand. Surtout avec cette espèce de conspiration de militaires, ajoutai-je, sentant ma voix dérailler.

Et là, j'ai levé la tête. Tant pis pour moi s'il se rendait compte de mon état. Ou tant pis pour lui.

_________________
I'm a freak, I don't trust anyone.

''Hearts can break. Yes, hearts can break.
Sometimes I think it would be better
if we died when they did, but we don't.''
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
✤ en ville depuis le : 29/05/2014
✤ post-envoyés : 1642
✤ pseudo/prénom : deardeath
✤ célébrité : dylan rieder
✤ objets :
Spoiler:
 

✤ crédits : glass skin
✤ âge : vingt-cinq ans


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: deux
✤ nombre de rôdeurs tués: pas compté
✤ relations:

MessageSujet: Re: dead man walking (sawyer)   Sam 13 Déc - 20:08

Naturellement, il avait prêté peu d'importance au rayon dans lequel ils se trouvaient. Mais quand ses iris se dirigèrent vers ce qui était sur les étagères, Hunter ressentit un profond mal-être. Premièrement parce que tout ça, il n'y a jamais eu le droit, se contentant de paroles froides et de géniteurs fantomatiques, ce qui avait largement contribué à cette jalousie qui rongeait son intérieur à chaque fois qu'il croisait quoique ce soit qui se reliait à une enfance heureuse. Et à un sourire, surtout. Combien d'enfants auraient dû avoir une telle peluche sous leur sapin de Noël ? Lui n'avait jamais rien eu, et devoir affronter son passé même pendant une apocalypse le déprimait grandement. Deuxièmement, parce qu'il devinait pourquoi cet homme se trouvait là, et que ce lieu devenait deux fois plus sinistre. Il avait dû avoir une famille, lui - il était peut-être un père absent causé par son métier de militaire, mais vu le manque que semble creuser la disparition de cette dernière (il ne serait pas seul, sinon, se disait Hunter, et encore moins dans cet état), il devait tout de même être un père que tous les gosses malheureux auraient souhaité avoir. C'est un sentiment de haine profonde qui s'empare de ses tripes, au vagabond, alors il fait glisser ses talons sur le sol, finissant par envoyer valser ces peluches et ces jouets figés dans le temps. Ça fait du bordel, ça éclate plusieurs objets, mais ça libère un peu son cœur et ça lui permet de se concentrer sur la tristesse qu'exprimait Sawyer.
« Nom de Dieu ! »
Hunter râle et renverse une autre étagère. Sa souffrance à lui se transformait souvent en une colère douloureuse, s'étant interdit un jour de pleurer. Pourtant, il tourne à nouveau la tête vers Sawyer, observant ce visage ravagé de larmes - ça lui fendait un peu plus l'âme. Il lui prend le bras et le tire hors de là, les éloigne de ces souvenirs qui les brisaient un peu plus chaque seconde. Hunter lui laisse pas le choix, le poussant même avec violence.
« Et pourquoi tu t'es cassé, hein ? »
Il avait plus jamais aussi bien dormi depuis et avait souvent eu cette inquiétude qui mine le crâne et le palpitant, prouvant un attachement certain envers une personne disparue. Surtout aussi subitement. Remarquant sa question hors-propos, il prit une respiration qui le calma instantanément.
« Laissons nos démons et tirons nous de là. »
Hunter pose une main sur son épaule avant de lui faire signe de passer en premier. Bien qu'il se savait embarqué par Sawyer dans une lente mission suicide, il souhaitait pas crever sous les dents des rôdeurs. Ils avaient assez de souvenirs à eux deux pour clamser.

_________________


don't be afraid of the dark

MY SECRET SIDE I KEEP, HID UNDER LOCK AND KEY. I KEEP IT CAGED BUT I CAN'T CONTROL IT. 'CAUSE IF I LET HIM OUT, HE'LL TEAR ME UP, BREAK ME DOWN. WHY WON'T SOMEBODY COME AND SAVE ME FROM THIS MAKE IT END ? ITS HIDING IN THE DARK, ITS TEETH ARE RAZOR SHARP. THERE'S NO ESCAPE FOR ME, IT WANTS MY SOUL, IT WANTS MY HEART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thedevilwithin.forumactif.org/t180-foutue-realite-hunter
avatar
Like a wolf in the sheepfold
✤ en ville depuis le : 21/07/2014
✤ post-envoyés : 631
✤ pseudo/prénom : Hirpini / Bertille
✤ célébrité : Tyler Hoechlin
✤ objets : + L'alliance de ma femme autour du cou et une plaque militaire avec mes initiales
Sac à dos:
 


A la ceinture:
 

✤ crédits : Avatar : didoum / Sign : tumblr

✤ âge : vingt huit ans
✤ statut : veuf
✤ humeur : here I am without you, I feel so lost but what can I do?


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: un paquet, mon ami
✤ nombre de rôdeurs tués: quelle importance ?
✤ relations:

MessageSujet: Re: dead man walking (sawyer)   Dim 28 Déc - 11:47

Ca a fait un bruit sourd, désagréable à souhait. Mes sourcils se sont froncés et je n'ai pu empêcher ma mâchoire de se décaler un peu vers la droite, mimant avec ma bouche un crissement inaudible. Semblait-il y avoir plus fou, plus dérangé que moi dans ce bas monde. Ce mec là, qui me suivait partout ; peut-être était-il encore plus perdu que moi.
Impossible.

Les secondes se sont enchaînées à une vitesse folle, je ne contrôlais en aucun cas la situation qui me faisait face et à vrai dire, c'était peut-être la meilleure chose à faire. Se laisser aller - tout en restant sur ses gardes, parce qu'il fallait l'avouer : je ne connaissais toujours pas son prénom, au gosse.
Un élan de fureur dans sa voix. Il ne faisait plus enfant ; c'était un Homme. ''Et pourquoi tu t'es cassé, hein ?" avait-il lancé sans même y réfléchir, j'en étais certain. Parce qu'il n'aurait pas accepté de se dévoiler autant, montrant la faille exacte de cette rage incontrôlable. La solitude. Le sentiment d'abandon. La sécurité que je lui avais apporté.

Sans me laisser le temps de répondre, je trébuchais vers la sortie, soulagé d'être sorti de là dans un sens et pourtant, dans l'autre, furieux de ne pas être maître de la situation. Mais ce tatoué et son clébard me touchaient et j'aurais préféré la compagnie de n'importe qui ou presque plutôt que de me retrouver seul dans la jungle de Juneau. J'y aurais laissé ma vie et mes questions sans réponses.
C'était hors de questions.

Il m'a traîné vers la sortie mais sa rage semblait avoir été étouffée par un sentiment de compassion et cette main rassurante, sur mon épaule, me fit soulever un sourcil.
Je n'étais pas habitué à ce genre de gestes, à cette démonstration, à me sentir important pour quelqu'un. Je n'étais plus habitué.
Je me sentais perdu, bizarre, un peu con en fait.

En m'approchant de la sortie, j'ai tout de suite fait un pas en arrière et, instinctivement, imaginé une barrière crée par mes bras, pour cet homme et son chien. En quelques secondes, je redevenais un peu humain, un peu engagé, un peu... Le vrai Sawyer.
Mais ces bêtes étaient toujours là, elles. Elles n'avaient pas disparues pour laisser place à un nouveau monde, beau et rose, tendre et féerique.
Retour à la réalité.

Je me suis tourné face au brun et nous étions désormais face à face. Nous n'avions jamais été aussi proches, excepté la fois où il avait prit mon poing dans la gueule. J'ai un peu souri en y repensant, mais instinctivement, j'ai froncé les sourcils et mordillé ma lèvre inférieure pour le cacher. Mon souffle, puissant et long, décoiffé un peu son front. J'ai plongé mes yeux dans les siens et, la voix grave, comme après de longs sanglots retenus, j'ai lancé :

- Tu ne m'as toujours pas dit c'était quoi, ton prénom. Ni le sien, ai-je ajouté en désignant son meilleur ami du menton.

Même si les grognements du dehors et les griffes de ces bêtes contre les portes faisaient un boucan d'enfer, tout semblait calme autour d'eux. Apaisant.

- Tu étais en danger avec moi. Et regarde, tu l'es toujours.

J'avais une dette envers cet homme et même si j'étais un connard, je n'en avais pour autant pas perdu mes principes. Loyauté, service et honneur.
Chef, oui, chef.

_________________
I'm a freak, I don't trust anyone.

''Hearts can break. Yes, hearts can break.
Sometimes I think it would be better
if we died when they did, but we don't.''
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
✤ en ville depuis le : 29/05/2014
✤ post-envoyés : 1642
✤ pseudo/prénom : deardeath
✤ célébrité : dylan rieder
✤ objets :
Spoiler:
 

✤ crédits : glass skin
✤ âge : vingt-cinq ans


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: deux
✤ nombre de rôdeurs tués: pas compté
✤ relations:

MessageSujet: Re: dead man walking (sawyer)   Dim 22 Mar - 10:17

Cette proximité était particulièrement dérangeante pour Hunter, qui avait pris l'habitude d'instaurer quotidiennement une distance de sécurité. Sa mâchoire le démangeait, là où le poing de Sawyer l'avait autrefois frappé ; et ça le maintient dans sa position, ça lui donne envie de savoir s'il allait recommencer, s'il allait oser le frapper à nouveau. Sentant que le geste ne viendrait pas, il se surprit à se dire que, peut-être, l'autre avait appris à l'apprécier. Un minimum, au moins. Il finit tout de même par esquisser quelques pas en arrière, cachant sa gêne en s'accroupissant près de son chien, pour le caresser entre les deux oreilles. Hunter n'aime pas détourner ses prunelles, mais, étrangement, il était incapable de tenir le regard de Sawyer.
Cependant, la question de l'ancien militaire lui fit relever brutalement la tête. C'est quoi, ton prénom, hein, Hunter ? Il avait toujours détesté ce que lui avait offert sa mère - même si, au fond, c'était la seule chose sincère qu'elle lui avait donné. Le Corbeau avait longtemps hésité à se le changer lui-même, mais il avait une imagination nettement restreinte de ce côté-là, un peu trop certainement ; c'était un obstacle à cette volonté. Et puis, peut-être qu'au final, Hunter, ça lui allait bien. Même s'il faisait fi des sobriquets qu'on lui imposait.
Comme Hunty. Surtout Hunty, en fait.
« Vicious. Comme le bassiste des Sex Pistols. »
Il dessine un léger sourire ; son chien n'avait strictement rien à voir avec cette icône du mouvement punk. Lui, il reniflait seulement le sol et ne connaissait pas les scènes de concert - et ce chien était bien vivant.
Hunter se relève et tend sa main à Sawyer, comme pour officialiser leur rencontre.
« Hunter. Enchanté. »
Il eut un sourire ironique avant de retirer sa main, la plaçant sur la machette à sa ceinture par pur réflexe.
Le Corbeau avait l'art de se foutre de la totalité de ce qui se passe sur Terre - et les doigts des morts-vivants qui glissaient sur la vitre du centre commercial ne le déstabilisait pas une seconde ; son attention était toute portée sur ce militaire. En danger ? Vraiment ? Il rit un peu, un rire étouffé et un peu moqueur.
« On est en danger partout. Et tant que tu me bouffes pas, j'peux faire avec. Est-ce tu sais où il serait possible de se poser ? J'veux dire, se poser quelques jours. J'suis vraiment perdu ici. »

_________________


don't be afraid of the dark

MY SECRET SIDE I KEEP, HID UNDER LOCK AND KEY. I KEEP IT CAGED BUT I CAN'T CONTROL IT. 'CAUSE IF I LET HIM OUT, HE'LL TEAR ME UP, BREAK ME DOWN. WHY WON'T SOMEBODY COME AND SAVE ME FROM THIS MAKE IT END ? ITS HIDING IN THE DARK, ITS TEETH ARE RAZOR SHARP. THERE'S NO ESCAPE FOR ME, IT WANTS MY SOUL, IT WANTS MY HEART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thedevilwithin.forumactif.org/t180-foutue-realite-hunter
avatar
Like a wolf in the sheepfold
✤ en ville depuis le : 21/07/2014
✤ post-envoyés : 631
✤ pseudo/prénom : Hirpini / Bertille
✤ célébrité : Tyler Hoechlin
✤ objets : + L'alliance de ma femme autour du cou et une plaque militaire avec mes initiales
Sac à dos:
 


A la ceinture:
 

✤ crédits : Avatar : didoum / Sign : tumblr

✤ âge : vingt huit ans
✤ statut : veuf
✤ humeur : here I am without you, I feel so lost but what can I do?


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: un paquet, mon ami
✤ nombre de rôdeurs tués: quelle importance ?
✤ relations:

MessageSujet: Re: dead man walking (sawyer)   Jeu 26 Mar - 23:06

Pas tout à fait remis de mes émotions, je ne pipais mot. J’observais longuement, j’essayais de décrypter ce qui pouvait bien se tramer dans la tête du môme mais cela semblait plus difficile que prévu. Il était on ne peut plus prudent, habile dans la maîtrise des sentiments – ou presque, excepté les secondes précédentes où l’absence d’amour familial avait dû lui faire perdre pied. Baisser la garde.
Et puis sincèrement, ça se voyait. Son allure de mec totalement détaché des sentiments ne faisait que briser la carapace qu’il tentait de forger à mesure que mon souffle cognait son visage. Puis il s’éloigne et se réconforte contre son fidèle ami. Rien de tel pour confirmer mes pensées. Je pouvais complètement ressentir cette… Gêne ? A vrai dire, il était difficile de le définir précisément. Il baissait les yeux comme si soutenir les miens était devenu trop pénible. Trop lourd.
J’en aurais presque oublié qu’ils étaient gonflés par les larmes, ces yeux troublés par l’alcool et l’abandon.

Pourtant, ma requête lui fit relever instinctivement la tête. Il réagissait si vivement qu’il m’en donnait presque le tournis. Et ses yeux le trompaient quelque peu, comme si j’avais fait ressurgir ses vieux démons ; comme s’il était encore plus le gamin rebelle auquel il me faisait penser.

Il ne me donna pas l’occasion de connaitre son prénom en premier. Comme si son chien passait avant tout, avant lui-même. Et la précision du prénom choisi, comme s’il fallait en donner une raison. La bête ne bougeait pas, bercée par les caresses de son maître. Ils semblaient ne faire qu’un. Puis…
Hunter. Son prénom m’arracha un sourire douloureux, d’une part parce qu’il ressemblait étrangement à mon nom de famille – cet héritage presque inutile tant mon paternel n’avait en aucun cas les couilles de supporter une telle charge et d’autre part, parce qu’il signifiait exactement ce qu’il semblait être. Un chasseur. Un chasseur de souvenirs, de ses propres souvenirs. D’un passé enfoui depuis trop longtemps et qui pouvait ressurgir à tout moment, telle une bombe à retardement. Qui tendrait à imploser, plus qu’à exploser.

Je ne pouvais empêcher une grimace lorsque ce fameux Hunter se releva pour me serrer la main. Toutes ces politesses n’étaient plus d’actualité dans ce monde de fou et pourtant, malgré son allure de dépravé, il tenait à me serrer la main. J’acquiesçais d’un signe de tête en empoignant sa main, puis en me ravisant quelque peu pour ne pas être trop brutal. En effet, cela faisait bien trop longtemps que le contact humain n’était plus naturel.
Le plus marrant après toutes ces drôleries, c’était ce reflexe. Semblable à ceux que j’avais, semblable à tout être encore sain d’esprit – comme si je l’étais encore – qui veut sauver sa peau. Cette main sur la machette, je la fixais. Comme si j’attendais le coup fatal tout en étant certain qui ne me l’assènerait jamais. Puis il riait, presque de façon naturelle, comme si deux potes se marraient ensemble après une bonne vanne. Je ne pus m’empêcher de sourciller en le dévisageant.

Sa remarque n’était pas fausse et elle n’en était pas moins représentative de la situation. Je jetais un coup d’œil derrière mon épaule pour vérifier où en étaient ces bouffeurs de chair. Ils avançaient petit à petit et notre conversation, bien qu’elle puisse être intéressante, ne pourrait pas continuer longtemps. Et sincèrement, ses allusions à un possible cannibalisme de ma part ne me faisaient que le regarder plus intensément.

Si je connaissais cet endroit ? Trop, en effet. Mais je secouais le visage pour m’extirper de cette contemplation poétique dégueulasse. Les vieux sentiments qui ressurgissent ; très peu pour moi en ce moment. J’essayais de réfléchir rapidement et méthodiquement.

- On va sortir par derrière, c’est plus sûr. J’sais pas comment est la situation ici, mais j’me débrouille pas mal dans les bois.

C’était étrange de ma part, je l’invitais presque à me rejoindre dans mon parcours à la Into The Wild. Mais je lui en devais une, plus ou moins. S’il n’était pas arrivé, je serais sûrement en train de me faire déchiqueter par ces bêtes enragées à cet instant même. Je lui pressais presque le pas en m’approchant de lui et en lui indiquant le chemin avec un signe de la main.
Ca irait peut-être, pour quelques jours. Mais il faudrait qu’il se débrouille seul ensuite. Je n’allais sûrement pas faire la nourrice protectrice pour les mois à suivre.

_________________
I'm a freak, I don't trust anyone.

''Hearts can break. Yes, hearts can break.
Sometimes I think it would be better
if we died when they did, but we don't.''
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
✤ en ville depuis le : 29/05/2014
✤ post-envoyés : 1642
✤ pseudo/prénom : deardeath
✤ célébrité : dylan rieder
✤ objets :
Spoiler:
 

✤ crédits : glass skin
✤ âge : vingt-cinq ans


don't look back
✤ nombre de personnes tuées: deux
✤ nombre de rôdeurs tués: pas compté
✤ relations:

MessageSujet: Re: dead man walking (sawyer)   Dim 29 Mar - 19:33

Il esquisse un nouveau sourire. Les bois - lui aussi, il savait s'y repérer. A Kenaï. C'était un de ces endroits favoris, avec la rue, c'était ces lieux dans lesquels il se sentait à la place, a contrario des supermarchés et autres bâtiments autrefois grandement peuplés (comme aujourd'hui, mais habités par une autre forme de vie). Hunter, il savait différencier un arbre d'un autre, dans sa ville natale. Et l'idée d'y retourner, de pouvoir se sentir comme en sécurité, comme avec la nature, ça lui réchauffait le cœur, ça lui faisait du bien au moral. Le mouvement de main de Sawyer le tire cependant de ses pensées et il se met à le suivre, plongeant au passage ses mains dans ses poches à la recherche d'un paquet de clopes - ce qu'il trouvait drôle, Hunter, c'est qu'il savait empêcher quelqu'un de se détruire, mais il était le premier à le faire. Il donnerait beaucoup pour pouvoir profiter à nouveau des effets de l'alcool ou d'un bon joint - voir d'une autre saloperie de ce genre, tant que ça brouille le présent et empêche les souvenirs.
Il en sort une, qu'il coince entre ses lèvres avant de l'allumer avec un briquet à deux doigts de clamser. C'est la fumée qui lui brûle l'intérieur, c'est ce goût de tabac qui refait sa journée ; la clope, ça a été et c'est toujours une des seules choses auxquelles Hunter tient. Autant qu'à son chien. C'est le seul plaisir de la vie qu'il s'autorise, parce que ça le détruit un peu plus chaque jour, tout en lui permettant d'avoir l'impression d'évacuer toutes les mauvaises pensées.
Il fait tourner la cigarette entre ses doigts, observant pensivement Sawyer.
« Pourquoi t'es pas au Bunker, Sawyer ? »
C'était une question qui l'avait heurté quelques secondes plus tôt ; c'était un militaire, pourtant. Il se souvenait parfaitement des mots qu'il avait utilisé : conspiration de militaires. Hunter, il avait déjà eu affaire à eux, mais c'était pas bien grand-chose, et c'était franchement pas un endroit qui l'intéressait. Y'avait bien eu Naïs, qui s'en plaignait, mais au fond, il pensait que c'était sécurisé et peut-être bien pour les personnes comme elles. Celles qui perdent leurs ailes un peu trop vite.
Ses iris se dirigent vers l'horizon, tentant de photographier chaque élément des lieux dans lesquels ils passaient. Il se faisait sa carte mentale, à défaut de pouvoir en faire une en papier - et même s'il en avait les moyens, Hunter n'avait jamais rien dessiné depuis la maternelle. Pour le moment il avait Sawyer en GPS, mais il sentait qu'il n'allait pas durer longtemps fonctionnel. Qu'il allait l'abandonner un jour ou l'autre, à son triste sort.
« Comment tu connais cette ville ? »
Il fronce les sourcils, tire une autre latte.
« Tu es pas de Kenaï, hein ? »
Hunter relève les yeux, cherchant une réponse dans ceux de Sawyer. Il était ravi de savoir qu'il n'était pas le seul mystère sur Terre. Lui qui se savait puzzle incomplet, il s'était toujours demandé ce que ça provoquait que de ramener toutes les pièces - et il comptait bien trouver celles qui éclaircirait un peu Sawyer.

_________________


don't be afraid of the dark

MY SECRET SIDE I KEEP, HID UNDER LOCK AND KEY. I KEEP IT CAGED BUT I CAN'T CONTROL IT. 'CAUSE IF I LET HIM OUT, HE'LL TEAR ME UP, BREAK ME DOWN. WHY WON'T SOMEBODY COME AND SAVE ME FROM THIS MAKE IT END ? ITS HIDING IN THE DARK, ITS TEETH ARE RAZOR SHARP. THERE'S NO ESCAPE FOR ME, IT WANTS MY SOUL, IT WANTS MY HEART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thedevilwithin.forumactif.org/t180-foutue-realite-hunter
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: dead man walking (sawyer)   

Revenir en haut Aller en bas
 

dead man walking (sawyer)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» ERYN ₪ ... Dead girl walking too
» The Walking Dead
» THE WALKING DEAD RPG
» The Walking Dead
» The Walking Dead

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: the survival :: the mall-