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 i know i'm acting a bit crazy (kit)

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✤ en ville depuis le : 20/12/2014
✤ post-envoyés : 167
✤ pseudo/prénom : Vieux frères/Cass(andre).
✤ célébrité : Holland Roden.
✤ objets :
L'ancienne veste de son frère, une vieille photo de famille, une boite de biscuits mouillés, quelques barrettes et vêtements de rechange, un rouge à lèvres humide.

✤ crédits : timeless. (avatar)

✤ âge : Vingt-quatre ans.


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✤ nombre de personnes tuées: aucune. naïs, elle n'a pas assez de courage pour se tuer elle-même.
✤ nombre de rôdeurs tués: zéro. même les gens déjà morts, elle est incapable de leur trancher la tête, de leur foutre une balle dans le cerveau. peut-être parce qu'elle se sent déjà un peu morte, elle aussi.
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MessageSujet: i know i'm acting a bit crazy (kit)   Dim 21 Déc - 22:36

Chaque nouveau jour était une nouvelle épreuve. Parfois, Naïs se surprenait à penser à son ancienne vie, avant l'invasion. Comment aurait-elle pu penser que les choses prendraient une si grave tournure ? Comme aurait-elle pu imaginer un tel désastre, une pareille catastrophe ? Oh, comme elle regrettait ses années lycée, puis ses études, puis ses débuts à l'hôpital de Kenaï. Kenaï lui manquait tant. Ses parents lui manquaient tant. Nick lui manquait tant. Et, chaque nouveau matin, elle se réveillait avec ce creux dans le ventre, cette impression de vide au plus profond de son cœur. Elle sentait cette petite machine qui ne fonctionnait plus très bien, instable, lente et plus vraiment fonctionnelle, se contracter davantage comme si elle allait finir par exploser en poussière, et c'en serait fini d'elle. Peut-être qu'elle n'attendait plus que cela, après tout. Peut-être n'avait-elle simplement pas le courage d'anticiper son envolée. Peut-être n'en avait-elle pas si envie qu'elle le prétendait, finalement. Peut-être restait-il une légère lueur d'espoir, au plus profond de son âme, que certaines personnes animaient avec détermination. Elle n'en savait plus rien, de toute façon. Elle ne cherchait même pas à savoir. C'était tellement plus simple de continuer à se cacher derrière sa chevelure flamboyante qui avait perdu de son éclat, derrière son mutisme pathétique et insensé qui lui donnait cet air inoffensif dont personne ne se méfiait. C'était tellement plus simple de fuir la vérité, fuir les responsabilités, fuir la vie et courir après la mort.
Il pouvait être huit heures du matin comme quatre heures de l'après-midi, cela n'aurait vraiment pas changer la journée merdique de Naïs. Comme toutes les autres journées depuis sept mois déjà. Elle pleurait depuis des dizaines de minutes, des dizaines d'heures peut-être. Elle avait perdu la notion du temps, c'était flippant. Elle pleurait et elle ne savait même pas pourquoi. Elle s'en voulait un peu, d'être aussi faible, d'être aussi faiblarde, d'être aussi pleurnicharde. Et depuis sept mois, elle avait vu son corps maigrir trop vite, ses cheveux crépir et son visage se creuser. Elle qui avait été si belle, si pétillante, si souriante. Elle qui avait fait chavirer des centaines de cœurs, elle qui avait fait tous les efforts possibles et imaginables pour incarner tout ce qu'il y avait de plus parfait. Tout cela était réduit à néant désormais. C'en était terminé de la Naïs des beaux jours d'été, qui chantonnait et dansait d'une manière divine, sa peau joliment bronzée et le teint éclatant. C'en était fini de cette jeune fille qui disait à voix haute ce que tout le monde pensait tout bas, c'en était fini de cette assurance que tout le monde jalousait, de cette popularité que tout le monde enviait. C'en était bel et bien fini de Naïs, l'autre. Peut-être qu'elle pleurait un peu pour ça aussi. Ou peut-être surtout pour son frère, ou ses parents, ou tous les autres qui étaient morts, ou tout le reste. Peut-être même qu'elle ne pleurait pour rien. Après tout, n'était-elle pas ce qu'il y avait de plus fou ? « Bordel, arrête de pleurer Naïs. » C'était sa raison qui semblait reprendre un peu de contrôle, s'exprimant par les cordes vocales rouillées de la rouquine. Elle jeta un coup d'oeil à la photo qu'elle tenait entre ses mains. C'était le seul souvenir qui lui restait d'elle et son frère. Et à nouveau, elle fut emportée par un torent de larmes si puissant qu'elle crut un instant qu'elle allait se noyer.

On frappa à la porte. C'était Kit. Oh, Kit. Elles se connaissaient depuis si longtemps déjà, et elles étaient passées par tous les stades de l'amitié, ou de ce qu'il y avait de plus opposé à l'amitié. Naïs se souvenait de leurs bagarres lorsqu'elles n'étaient que des enfants, de leurs disputes lorsqu'elles entraient dans l'adolescence, de leurs jalousies lorsqu'elles avaient douze et seize ans. Aujourd'hui, les choses avaient bien changées, et sans réellement comprendre pourquoi, Kit semblait déterminée à aider Naïs. Sûrement était-elle elle aussi rongée par la culpabilité de la mort de Nick. Sûrement pas autant que Naïs. Sûrement qu'au fond, elle ne l'aimait peut-être pas beaucoup, ne l'ayant jamais réellement portée dans son coeur. Et puis peut-être qu'elle se trompait, après tout. Mais l'optimisme n'était plus vraiment envisageable pour Naïs. « Il est mort putain. » Elle ne le disait pas souvent, comme une révélation, la triste vérité. Peut-être qu'elle parlait toute seule et que Kit ne l'écoutait pas. Mais elle avait besoin de parler. Pour une fois qu'elle retrouvait un semblant de raison, qu'elle ne s'enfermait pas dans une sorte de folie presque volontaire. « J'aurais pu l'aider et j'ai rien fait, j'aurais pu le sauver et il serait là avec nous, il serait là avec moi. » Les larmes continuaient de rouler sur ses joues et semblaient lui couper la peau comme des lames de rasoir. Elle leva les yeux et passa sa langue sur ses lèvres. « J'suis désolée Nick, j'suis désolée j'suis désolée j'suis désolée j'suis désolée » Elle poussa un cri de rage avant de s'agenouiller sur le sol, la tête entre les bras. Elle redevenait cette folle qu'elle détestait tant ; elle. Kit était-elle toujours là ? Elle avait besoin d'elle. Elle avait toujours besoin d'elle, de toute façon.
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✤ en ville depuis le : 31/07/2014
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✤ pseudo/prénom : happie et/ou pabopika (clémentine)
✤ célébrité : adélaïde badass kane
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BOOM CLAP

1 sac de l'armée
des baskets, 1 hache
le sourire d'une gosse déçue

emmène à chaque expédition un briquet, un poignard, quelques barres de céréales, des chewing-gums, une gourde remplie, une trousse à pharmacie, une paire de jumelles, une lampe-torche, un tapis de sol, des Tupperware pleins, un ouvre-boîte, quelques conserves, des gâteaux, une bonne bouteille, des sous-vêtements de rechange, un long gilet un peu décousu après une altercation avec des rôdeurs, une paire de sneakers, quelques débardeurs et autres leggings, une couverture, des lunettes de vue rafistolées à la hâte, du scotch, sa vieille Game Boy Color, quelques billets, une peluche Salamèche, quelques vieux livres, une trousse de toilette, un tee-shirt des Beatles, un bonnet, un paquet de cartes, de la corde, un sifflet, des couteaux de cuisine, sa hache.


✤ crédits : endless love pour la signature et vieux frères pour l'avatar (j'sais pas si tu connais, une go plutôt cool)
✤ âge : vingt-deux ans depuis décembre dernier ; elle en avait donc vingt-et-un ans au début de l'invasion
✤ statut : célibastard, pour toujours et dans l'idéal à jamais, les filles c'est bête et les garçons c'est méchant (mais les sexys peuvent toujours tenter leur chance)
✤ humeur : sur le qui-vive, parano, méfiante - soit son humeur perpétuelle depuis le début de tout ce bordel


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MessageSujet: Re: i know i'm acting a bit crazy (kit)   Mer 24 Déc - 0:22

A B I T C R A Z Y
naïs hiddleson & kit griffin

Le bitume sous ses Rangers soigneusement cirées, les regards en coin sur ses épaules un peu trop carrées.
Ils la regardent. Kit sait. Elle réajuste son bonnet.

Elle n’est nulle part en paix. Ses nouveaux hôtes ont su devenir omniprésents autour d’elle, et Kit étouffe. Alors bientôt Kit mettra les voiles.
Mais il y a Naïs. Naïs, cette fille qu’elle a tant maudite, et tant enviée aussi. Naïs, à qui tout semblait réussir. Naïs, jeune, jolie, rieuse, douée, moqueuse parfois. Tête à claques.
Et Naïs maintenant. Brisée. Vide. Ou trop remplie, peut-être.

Il y a le fantôme de Nicholas, aussi. Kit pensait qu’il s’en sortirait, parce qu’il avait tout pour le faire – il était fort et intelligent, et puis c’était quelqu’un de bien aussi.
Nick méritait de survivre, bien plus qu’elle-même. Mais il ne l’avait pas fait… Peut-être que ce monde n’était plus fait que pour les crasses, les sales bêtes de son genre après tout. Peut-être que les gens un peu trop biens comme Naïs ou son frère ne pouvaient pas, ne devaient pas s’en tirer dans pareille merde.
Parce que c’était trop moche pour les jolies personnes.

Kit regrette Nick. Elle a failli s’écrouler quand elle a fini par comprendre qu’il était mort.
Kit regrette ce trou du cul d’Hunter aussi. Et puis Saffron. Tamsin, même si elles ont failli s’entretuer. Peut-être même sa famille quelque part. Les Chatterton… Jamie.
Jamie. Jamie est une bonne personne, mais Kit ne veut pas y penser. Jamie n’a pu que survivre, c’est impossible autrement. Il ne peut pas…

Les poings de Kit se crispent inconsciemment, ses ongles s’enfoncent dans sa peau. Chez elle, l’émotion est toujours synonyme de douleur, parce que les sentiments ça craint, ça rend faible. Et puis…
« Ça va, Griffin ? Tu vas t’entraîner ? »
Kit sursaute. Un grand abruti se tient devant elle d’un air goguenard, la tenant par le bras. Elle dégage sa main d’un vif haussement d’épaule, et le toise de haut en bas. « J’m’entraîne pas avec les tapettes Jones. Je te dérouillerai. » lâche-t-elle avec mépris, après un court silence.

L’abruti a un petit rire d’abruti, puis se met à lui courir après. Elle peut l’entendre au bruit de ses Rangers, mais décide de l’ignorer. Elle ouvre la porte d’une maison – un peu trop violemment d’ailleurs -, et la claque au nez de son ‘collègue’. Elle ne Les aime pas. Les déteste même. Il faut qu’elle ouvre les yeux à Roxy, et qu’elles partent. Elles, Naïs, Kingsley s’il le veut.
Ici… Ils ne sont pas en sécurité. Ce n’est pas possible.

Kit gravit les escaliers quatre à quatre. Elle partage cette demeure aux prestations plus qu’acceptables avec trois ou quatre personnes, elle ne sait plus bien. La plupart ne sont jamais là. A vrai dire pour squatter ici il n’y a bien qu’elle… et Naïs.

Kit s’approche de sa chambre. Elle veut dormir, et être seule. Elle n’a pas de mission aujourd’hui, et donc pas de possibilité d’évasion à venir. De toute manière, elle doit tout coordonner, tout régler dans les moindres détails… et se reposer. C’est important.
Mais avant tout ça… Elle doit vérifier si Naïs va bien. La réponse est bien sûre non, mais parfois Naïs va mieux. Presque normalement.

Kit toque. Pas de réponse. Naïs ne dort pas, elle peut le sentir – c’est un jour sans.
Un sanglot s’échappe de la chambre. Kit ferme les yeux.

Elle ne sait pas faire tout ça – réconforter les gens, ou même faire face à des excès d’émotion. Elle ne sait déjà pas se contrôler, alors comment contrôler les autres ? D’ordinaire, elle fuit les éclats pareils. Ça fait monter trop de choses en elle, et les choses qui montent, ça l’énerve.
Et Kit ne veut pas perdre le contrôle. Pas maintenant. Pas devant Naïs.

Elle respire profondément. Ouvre la porte. Naïs est là, en pleurs. Elle-même reste interdite quelques instants.

Ce n’est pas à elle de gérer ça, c’est injuste. Elle n’a aucune idée de comment faire, de quoi dire. Kit n’est pas quelqu’un qui mâche ses mots ou qui offre ses bras à tout va. L’humanité la rend mal à l’aise, et elle voudrait juste prendre ses jambes à son cou. Elle ne sait pas pourquoi elle s’est embarquée dans cette histoire foireuse de pseudo-protection. Kit ne s’est jamais occupée de personne d’autre qu’elle-même. Elle a bien essayé d’aider Hunter, fût un temps… Mais il est parti. Ils sont tous partis, parce que putain, Kit n’est pas une putain de sauveuse de l’humanité. Elle l’aimerait pourtant tellement, parfois.  

« Naïs… » « Il est mort putain. »

Un pan s’écroule dans l’estomac de Kit. Elle songe de plus en plus à partir en courant et à, elle aussi, se rouler en boule quelque part et pleurer toutes les larmes de son corps.
Mais non. Elle n’est pas ce genre de personnes. Elle est forte.
N’est-ce pas ?

« - J’aurais pu l’aider et j’ai rien fait, j’aurais pu le sauver et il serait là avec nous, il serait là avec moi.
- Arrête ça... »

Le visage de Kit se tord. Elle ne voulait pas dire ça, seulement le penser… et qui plus-est ces quelques mots lui ont échappé de manière si… pathétique… Sur un ton presque suppliant. Tremblotant. Pitoyable.
Un ton de faible.

Naïs hurle et s’écroule. Tout fout le camp.
Kit ferme les yeux. Elle veut pleurer. Elle veut supplier Naïs d’arrêter, l’attraper par les épaules et la secouer jusqu’à l’évanouissement.
Ta gueule Naïs, ta gueule. S’il te plaît.

« J'suis désolée Nick, j'suis désolée j'suis désolée j'suis désolée j'suis désolée »
S’il te plaît. Kit lève le visage vers le ciel, les yeux toujours clos.

Elle arrête ses supplications mentales. A nouveau, elle doit être forte. Ou au moins la plus forte des deux.
Elle rouvre les yeux, s’agenouille à côté de Naïs, avise la photo de son frère sur le lit, sent son cœur se briser et hait cette sensation, improvise comme elle le peut. Putain, elle n’est pas faite pour ça. Elle n’est pas une putain d’assistante sociale, ou de psy, merde !
Kit passe un bras autour des épaules de la rouquine, l’immobilise comme elle le peut. Respire encore. Prend un ton plus autoritaire. (« Hey... Hey. Hey ! HEYYYYY ! »)

... « Arrête de crier et de t’excuser. Ne t’excuse pas pour ce que tu as fait, ou ce que tu n’as pas fait. C’est du passé, Naïs ! »
Silence. J’suis nulle putain, s’auto flagelle Kit. J’suis nulle.
Nouvelle inspiration.
« Tu sais ce que t’es Naïs ? T’es pas une putain de faiblarde ou tu serais morte Naïs. T’es HUMAINE. Tu peux pas t’empêcher d’être trop bien pour le monde dans lequel tu vis, hein ? » P’tite private joke, t’as vu Naïs ? Kit essaye d’esquisser un sourire à la Mushu, mais ne se convainc pas elle-même. Elle abandonne l’idée, se détache de la jeune femme et se relève en soupirant.

Elle fait les cent pas, se passe la main dans les cheveux, gagne la fenêtre, regarde vaguement dehors, puis fait brusquement volte-face. Sa voix est moins autoritaire, plus hésitante, comme de la colère qui gronde. « Tu penses quoi de moi Naïs, hein ? Que j’suis forte ? J’étais une bidasse avant tu sais, comme ces connards-là. Ils m’ont envoyé au Front. Une fois. J’ai buté un mec et je m’en suis jamais remise. J’suis devenue folle. Comme toi. (Elle la pointe du doigt). Folle. Ils ont dû me rapatrier. »

Kit s’agite. La crise monte. Elle le sent.
Et dire qu’elle venait réconforter Naïs…. Elle est vraiment nulle.

Elle recommence à faire les cent pas.

« J’étais avec ce type en partant de Kenaï. Un déchet, une espèce de camé. Notre bagnole est tombée en panne à la sortie de la ville et des zombies sont sortis de partout. Y en a un qui a à moitié bouffé le type sous mes yeux.
Je les ai butés. Les zombies. Et le type ? Je l’ai laissé crever derrière... J’ai essayé de l’aider. J’ai pas pu. J’ai jamais pu Naïs.
»

« Tu vois ?! s’exclame-t-elle enfin.  Tu vois ? T’es pas la seule Naïs putain ! On a tous du mal ! (Elle se dirige vers elle, l’attrape par les épaules, la force à la regarder dans les yeux). On est tous humains, certains plus que d’autres, c’est tout. (Elle baisse la voix) Mais il ne faut pas le montrer, parce que les humains meurent tous. »

Kit fixe Naïs un peu désespérément. Entre elles il y a la rancœur de gamines de toutes ces années, un proche disparu autrefois sujet de disputes ; et puis autour d’elle il y a des zombies et des connards. Alors elles doivent se serrer les coudes. Alors Kit fait un truc insoupçonné : elle serre Naïs dans ses bras. Fort.
Et sa voix, elle, n’est plus qu’un murmure.

« J’suis tellement désolée Naïs. Il était humain… Il me manque à moi aussi. Ils me manquent tous. (Elle enfouit sa tête dans la chevelure de feu de la rouquine) Maintenant on n’a plus qu’à se serrer les coudes… C’est ce qu’il aurait voulu. »

Elle se sent pathétique, misérable, vulnérable. Comme une mauvaise actrice dans un soap show exposé à la planète entière, comme une nana qui se réveille nue au milieu d’une plaque publique (quoique, ça l’aurait moins gênée, ça).
Mais… La colère est partie.
Pour l’instant.

_________________

sale bête
j'suis une bouteille de gaz dans une cheminée. hurler ma peur de l'abandon, ma recherche frénétique d'attention, mon besoin de reconnaissance en permanence comme un chien des caresses ; hurler mon absence de courage, ma cruauté, mon optimisme débile, mon zèle dangereux, mes réflexes à la con, mes accès de colère, ma culpabilité bidon, ma sexualité en vrac et mes fantasmes tordus ; hurler ma peur panique des autres, ma mesquinerie sournoise, mes regrets, mes erreurs, mes névroses, mes obsessions, ma phobie de la douleur, de la perte, de la dépression.
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MessageSujet: Re: i know i'm acting a bit crazy (kit)   Jeu 25 Déc - 14:03

Kit représentait tout ce que Naïs aurait voulu être. Tout ce qu'il y avait de plus fort, tout ce qu'il y avait de plus solide. Naïs aurait aimé être aussi préparée qu'elle, elle aurait être un peu moins pétasse avant, un peu plus guerrière maintenant. Elle avait toujours été dans l'extrémité, n'avait jamais connu le juste milieu, et c'était peut-être sa plus grande faiblesse. Elle ne pensait plus beaucoup à la fille qu'elle était avant, s'étant accoutumée bien trop rapidement de celle qui l'avait remplacée. Ce n'était pas elle. Pas de la manière dont elle l'aurait voulu, en tout cas. Et Kit, qui n'avait été réellement un modèle, un objectif à atteindre, pour la Naïs que tout le monde voulait rencontré, que tout le monde adulait ou craignait, représentait aujourd'hui sa seule source d'espoir, tout ce qu'il y avait de plus merveilleux dans ce monde à demi-mort. Qu'aurait-elle pu faire, sans elle pour la relever, pour la maintenir en vie quelques temps encore, en la secouant, l'engueulant lorsqu'elle se donnait entièrement à la folie qui la submergeait ? Que serait-elle devenue ? Elle n'essayait même plus de luter contre les démons de son passé qui venaient la tourmenter, rafraichissant constamment l'image de son frère ou celle de ses parents dans son esprit, consolidant leur emprise sur sa raison, et sur son coeur. Naïs n'était plus qu'une âme errante, perdue dans les profondeurs de la déchéance. N'était-elle pas condamnée à mourir malheureuse, désormais ? Toute autre alternative semblait relever du miracle à ses yeux. Un miracle. C'était ce qu'elle attendait désespérément, pitoyablement.
Kit s'énervait, et Naïs n'osait presque plus respirer. Elle pleurait de plus en plus, n'essayant même pas de retenir les larmes qui déferlaient sur ses joues. Elle était soumise à une émotion si forte que tout son corps tremblait, et qu'elle ne contrôlait plus rien. Elle perdait littéralement le contrôle, secouée par Kit, hantée par le visage de son frère. Comme s'il cherchait à la culpabiliser davantage encore. Elle secouait la tête, n'écoutait que d'une oreille, fermait les yeux si fort qu'elle voyait toutes les couleurs défiler devant elle. Elle porta même les mains à ses oreilles. C'en était trop pour elle, trop pour sa folie maladive ; elle avait le teint qui pâlissait de seconde en seconde, et des gouttes de sueur perlaient sur son front. Stop.
Et, soudain, Kit la serra dans ses bras, s'excusant près de son oreille. Elle la serra si fort que Naïs crut un instant qu'elle ne pourrait plus jamais se servir ses poumons. Ses sanglots s'arrêtèrent aussitôt. Elle l'avait tant attendue, cette bouffée de chaleur inespérée. Cet espoir divin. Elle passa ses bras autour de Kit, enfonçant sa tête dans sa chevelure, collant son front contre son épaule. Elle aurait voulu que ce moment dure une éternité, car ainsi, ensemble, rien ne semblait pouvoir les atteindre. Une dernière larme roula sur sa joue.
« Pourquoi tu t'énerves comme ça ? C'est moi qui t'énerve ? » Elle redressa la tête, plongeant son regard dans celui de Kit. Tout l'agitation était retombée, et la colère avait laissé place à une sorte de tranquillité étrange. Naïs se sentait comme emportée dans un autre monde. « Moi je trouve que t'es forte, plus que tout le monde. Toi t'as des chances de t'en sortir. Moi j'en ai plus, j'suis condamnée ici, et t'y peux rien. » Elle lança un regard à la photo déposée sur le lit, et ravala sa salive, sentant les larmes lui monter aux yeux à nouveau, alors que sa peau humidifiée reprenait quelques couleurs. « Pourquoi toi tu y arrives et pas moi ? » La question n'était qu'un murmure, comme un appel à l'aide. « J'ai tout raté, tout manqué, de A à Z. J'ai jamais rien fait comme il fallait, moi. Toi t'as su garder les pieds sur terre... Tu sais où tu vas, pourquoi t'es là. Pourquoi j'vis encore moi, tu peux me le dire toi ? Pourquoi tu penses que j'me réveille chaque matin avec cette boule au ventre ? Parce que j'ai peur tout le temps. Et c'est peut-être ça qui me maintient en vie alors que j'en ai même pas envie ! » Elle ne savait même plus ce qu'elle racontait, ce discours qui n'avait plus aucun sens. Comme sa vie.
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MessageSujet: Re: i know i'm acting a bit crazy (kit)   Lun 6 Avr - 19:29

A B I T C R A Z Y
naïs hiddleson & kit griffin

Pourquoi fait-elle cela ?! Que lui arrive-t-il ?! Kit se sent gênée. Ridicule. Faible. En colère, presque. Kit Griffin, prenant quelqu’un dans ses bras – et qui plus est quelqu’un comme Naïs Hiddelson ? C’est insensé ! Une pulsion lui crie de la repousser, d’envoyer bouler la rouquine – elle et tout le reste.

Et pourtant… Elle n’en fait rien. Elle reste là, à encadrer l’autre de ses épaules trop carrées, à la presser contre elle malgré ses cheveux trop envahissants, ses larmes trop brûlantes.

Naïs relève la tête, lui demande si c’est après elle qu’elle est en colère. Kit hésite. Se mord la lèvre. Elle pourrait hurler que oui, l’insulter, la secouer à nouveau… mais cela n’a plus aucun sens. Plus rien n’a de sens, me direz-vous… Elle pourrait hurler.
Mais une fois de plus, elle n’en fait rien. Elle finit par se détacher de la rouquine (tout en conservant une main sur son épaule), et puis par hocher négativement du chef. L’ombre d’un sourire menace même ses lèvres. Elle ne se reconnaît plus, mais se surprend à penser que ce n’est pas plus mal. Et si finalement, l’apocalypse faisait d’elle une meilleure personne ?
Elle serre un peu l’épaule de Naïs, de manière inconsciente. Et c’est sa voix, une nouvelle fois, qui la ramène à la réalité.

« Moi je trouve que t'es forte, plus que tout le monde. Toi t'as des chances de t'en sortir. Moi j'en ai plus, j'suis condamnée ici, et t'y peux rien. »

Agacement – certain dans un premier temps, mais bientôt masqué par une vague de compassion. Kit se laisse tomber à côté de la rouquine, prenant place en tailleur. Sa main change de place pour aller cette fois-ci serrer le genou de son aînée. Naïs n’est pas forte – elle ne peut le contester. Toutefois, elle est toujours là, sera toujours là, parce que Kit y veillera. C’est une promesse silencieuse, mais à cet instant et sans vraiment comprendre pourquoi, Kit se jure qu’elle ne laissera jamais rien arriver à celle qui fut, des siècles auparavant, sa simple voisine.
Et aujourd’hui ? Eh bien, aujourd’hui, Naïs est un peu tout ce qui lui reste. Alors non, elle ne la perdra pas. Jamais.  

« T’es forte, plus que tout le monde. » Non, pense Kit. Elle a envie d’expliquer à Naïs combien elle se sent faible, et misérable, et égoïste… mais les mots ne sortent pas. Elle n’a jamais été une poétesse, Kit ; les mots elle en fait des choses moches qui font mal aux oreilles, rien de plus… Alors elle soupire. Profondément.

« Pourquoi toi tu y arrives et pas moi ? »

Naïs murmure mais Kit préférerait qu’elle hurle – ça ferait moins mal, se dit-elle. Et puis elle est habituée à ce qu’on lui gueule dessus, au moins. Les Griffin ! Cinquante pompes ! à l’armée. Les La ferme, Kit ! sortant de la bouche de son père. Les mais t’es trop conne c’est pas croyable, qu’est-ce que tu ferais sans moi ?! de Sparrow. Les ta gueule, tu veux nous faire tuer ou quoi ?! depuis le début de l’apocalypse... La violence, finalement, fait partie de son quotidien. Ça la rassure presque, parce que c’est familier. Or, l’attitude de Naïs, elle, ne lui est pas familière. On ne se confie pas à Kit Griffin. On ne pleure pas dans ses bras. On ne s’abandonne pas devant elle. A quoi bon, quand elle-même est incapable de retenir ses piques, ses poings ? D’ordinaire, c’est de haut qu’on la regarde, et pas d’en bas avec un regard suppliant et baigné de larmes…

Et puis pire. Elle peut entendre son cœur se fissurer un peu plus à chaque mot de Naïs. C’est dégueulasse. Elle a envie de vomir. Ou de pleurer.
Putain, ça fait au moins vingt ans qu’elle n’a plus pleuré.

« J'ai tout raté, tout manqué, de A à Z. J'ai jamais rien fait comme il fallait, moi. Toi t'as su garder les pieds sur terre... Tu sais où tu vas, pourquoi t'es là. Pourquoi j'vis encore moi, tu peux me le dire toi ? Pourquoi tu penses que j'me réveille chaque matin avec cette boule au ventre ? Parce que j'ai peur tout le temps. Et c'est peut-être ça qui me maintient en vie alors que j'en ai même pas envie ! »

Il faut qu’elle dise quelque chose, histoire d’arrêter le flot de supplications, et d’empêcher son cœur d’exploser… mais quoi ? Qu’elle aussi a peur ? Qu’elle aussi est une ratée, une erreur de la nature ? Non. Ce n’est pas la bonne méthode, elle le sait maintenant. Naïs a besoin de son aide… de l’aide de Kit, la bête fauve au cœur un peu distordu, et non pas d’une fille qu’elle prétend être dans l’espoir d’être quelqu’un de mieux, quelqu’un de bon. Kit n’est pas quelqu’un de bon. Et elle agit en conséquence.

« T’sais quoi Naïs ? T’as raison. T’as tout raté. »

Elle lâche ça d’un coup, sans prévenir, et les mots sortent tout aussi abruptement. Elle s’en veut presque… mais c’est l’énergie du désespoir, plus que la raison, qui anime désormais ses lèvres.

« … Mais ET ALORS ?! »

La question se répercute contre les murs, et dans sa tête. Elle l’a littéralement criée à la face de Naïs et pour le coup, s’en veut véritablement. C’est donc ça, d’être Kit et d’aider les gens – leur cracher à la figure ? Merde !
Kit baisse le regard, et la voix par la même occasion. Elle fixe la moquette trop impeccable et est prise d’une soudaine envie de la ruiner. « Ce n’est pas après toi que je suis en colère », souffle-t-elle toutefois, en tripotant un mouton de poussière au sol, les yeux dans le vague.

Silence. Lourd. Pesant.

Et puis Kit bouge d’un coup. Elle attrape la photo abandonnée sur le lit, la fixe. Retient à la dernière minute un sanglot en accrochant le regard à jamais figé sur le papier de Nick.
Enième coup de poignard en plein cœur.
Elle se laisse retomber sur le sol, face à Naïs cette fois… et quand elle reprend la parole, elle a toujours les yeux humides, pudiquement posés sur le cliché.

« On est un peu pareils, au final ? Deux grandes folles qui n’ont plus rien. Je le cache mieux, bizarrement. »

Kit relève le regard. Le plante dans celui de la rouquine. « T’es toujours là Naïs. Pas lui. Pas eux. Ils n’avaient probablement aucune raison de partir… Mais toi, t’as une raison de rester. Forcément. »
Ses lèvres tremblent. Elle croit en ce qu’elle dit – peut-être un peu trop. Les sentiments, ça a jamais été son truc, à Kit – c’est comme les mots, en fait.
« Tu peux pas me laisser tomber, Naïs. T’as pas le droit. J’te laisserai pas tomber, mais faut que ce soit réciproque. T’es toujours là parce que tu le peux. T’as tout raté c’est vrai Naïs, mais t’as une nouvelle chance… On a une nouvelle chance. On peut continuer, ensembles. Et on peut y arriver. On peut le faire. »

Murmure. Petit sourire un peu bancal – comme elles, finalement.
« On va le faire, Fifi », souffle-t-elle finalement.
Fifi. Comme cette petite rouquine qui pouvait porter des chevaux à bout de bras, à la télévision.
Comme le surnom de Naïs quand elles étaient gamines, aussi.
Comme des fragments d’innocence jetés en l’air, pour tout recommencer à zéro.

_________________

sale bête
j'suis une bouteille de gaz dans une cheminée. hurler ma peur de l'abandon, ma recherche frénétique d'attention, mon besoin de reconnaissance en permanence comme un chien des caresses ; hurler mon absence de courage, ma cruauté, mon optimisme débile, mon zèle dangereux, mes réflexes à la con, mes accès de colère, ma culpabilité bidon, ma sexualité en vrac et mes fantasmes tordus ; hurler ma peur panique des autres, ma mesquinerie sournoise, mes regrets, mes erreurs, mes névroses, mes obsessions, ma phobie de la douleur, de la perte, de la dépression.
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i know i'm acting a bit crazy (kit)

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